Krazy Kitty en Californie
29 décembre 2006
254 - Douce France, cher pays de mon enfance
(Sachez au passage que je déteste Maurice Chevalier)
Deux semaines. Deux petites, courtes, trop courtes semaines. Pendant lesquelles tout fut fait au pas de course, ou presque, pour voir le maximum de choses, de gens, d'endroits.
Paris. L'Hôtel de Ville, Notre-Dame, Saint-Michel, la Tour Eiffel et les Champs-Elysées, Montparnasse, le Louvre, la Seine et ses quais, le quartier Latin (rue Saint-Jacques, le Panthéon, la Mairie du Cinquième, le jardin du Luxembourg, rue Mouffetard et la Contrescarpe, la place Saint-André), Montmartre, le Sacré-Coeur, le Grand-Palais et l'exposition Trésors engloutis d'Alexandrie (trop froid, trop de monde), l'IMA et l'exposition Venise et l'Orient, l'île Saint-Louis, rue Saint-André des Arts, Saint-Germain-des-Prés... Et les amis, Camille et mon Ange, une bande de Teubreux l'espace de brèves heures, Camille et mon Ange encore, Giant Panda, Souffleur de Brume en coup de vent, et d'autres. Des restaurants, des crêpes, des bistrots, un pub irlandais et un repas de Noël anticipé. Les boulangeries au coin des rues, les pharmacies qui ne sont pas dans les grandes surfaces, les sapins aux prix exorbitants, le métro, etc. Des livres (dont le Petit traité de Manipulation à l'usage des honnêtes gens - il y a un compliment dans le titre), des jeux (dont Gloom dont le but est de rendre son personnage le plus malheureux possible alors que les adversaires s'emploient à son bonheur), de la musique (dont Tété), une vraie montre enfin pour mon anniversaire anticipé, et d'autres.
Digne. Les montagnes, la vieille ville, Saint-Jérôme et Notre-Dame du Bourg, mon enfance à travers école, conservatoire, collège, lycée et balades dans les rues. Et l'appartement dans lequel j'ai grandi. Petite Maman, et le Beagle. En vitesse.
Accompagnés d'un GPS un peu récalcitrant (le blondinet sait parfaitement dire « Tournez à gauche » maintenant), Aix-en-Provence (le cours Mirabeau, la vieille ville, le quartier Mazarine), l'abbaye de Silvacane, Avignon (le Palais des Papes, le pont Saint-Bénézet, la ville), le Pont du Gard, Uzès berceau de la famille (la tour Fénestrelle, le duché, les maisons respectives de mes arrières-grands-parents, etc.).
Valence, dans la brume, le Crussol à peine visible, ma grand-mère, les cadeaux de Noël. Des bijoux avec une parfaite constance (quel manque d'imagination ces gens - que je m'exclame pour ne pas trop rougir), des extraits de Maroc, et la Carmagnole en boîte à musique - tandis que le blondinet reçoit le Pont d'Avignon et autres souvenirs de France.
Lyon, verglacée, pour un repas de Noël en famille.
Six-cent-cinquante photos tapées à trois (le blondinet indécollable de l'objectif, moi qui réussis parfois à lui dérober l'appareil, et Petite Mère fixant sous forme de zéros et de uns sa fille et un Américain en France). Plus celles faites de nous par Giant Panda ou d'inconnus touristes sur mon appareil. Plus la pellicule vouée à l'ombre de mon Ange, plus celles que quelques autres ont eu à peine le temps de prendre.
Et toutes mes excuses à ceux (nombreux, hélas) que nous n'avons pas eu le temps de voir. Ou trop peu.
Improvisé par Krazy Kitty à 10:50 in All of Me
Pitits Mots [12]
| A reculons [0]
| Lien indélébile
28 décembre 2006
253 - Welcome back
Mercredi 27 décembre.
7h15 : Le réveil sonne. Je lui fais savoir ma façon de penser en lui assénant un violent coup d'index sur le bouton arrêt. Je me rendors.
7h16 : Le blondinet me fait remarquer qu'on a un avion à prendre. Je lui fais savoir que je n'ai pas envie de le prendre, de toute façon, cet avion.
7h36 : Je me sors du lit.
8h12 : J'appelle le service clientèle de United Airlines pour que nos sièges soient attribués, côte à côte de préférence. Ce n'est pas possible, ça se fait à l'enregistrement. L'employée qui m'a assuré que ça pouvait se faire à partir de vingt-quatre heures avant le départ s'est trompée.
8h13 : J'insulte United Airlines toute seule dans la chambre.
9h00 : Les bagages sont chargés dans la voiture.
9h03 : Mon père ne trouve pas la porte de la Chapelle.
9h04 : Ma mère n'a aucune idée d'où peut bien être la porte de la Chapelle.
9h05 : On se dirige vers la porte d'Aubervilliers. On fait demi-tour.
9h06 : On a trouvé la porte de la Chapelle.
9h10 : Il n'y a personne sur la route.
9h40 : Mais enfin, personne ne prend l'avion aujourd'hui ?
9h50 : Le parking est déprimant et on ne trouve pas les ascenseurs. Le blondinet demande comment on écrit ascenseur en français. Je lui dis qu'on écrit deux petits bonshommes dans un carré. Il ne trouve pas ça drôle.
9h51 : Le chariot à bagages est faussé.
9h52 : On a trouvé les ascenseurs. Il n'y a pas de petits bonshommes dans un carré. Le blondinet se fout de ma gueule.
10h00 : L'employée d'United Airlines qui nous fait passer un premier contrôle de sécurité est ébobillée que le blondinet ne parle pas français. Il faut dire qu'elle a du mal à se remettre du fait que nous voyageons ensemble sans être de la même famille. Je la hais.
10h05 : L'employée d'United Airlines à l'enregistrement ne peut nous attribuer de sièges que si nous sommes prêts à payer pour des sièges en classe Economy Plus. Nous ne sommes pas disposés à payer. Nos sièges nous seront attribués à l'embarquement.
10h06 : Je hais United Airlines.
10h10 : C'est super sympa, les cafés au Terminal 1 de Roissy. Y a même une bande d'italiens qui essaient d'ouvrir une bouteille de vin avec des clés pour accompagner leurs sandwiches.
10h40 : Bon d'accord on va la passer, la sécurité.
10h41 : J'embrasse mes parents. Je ne pleure pas.
10h42 : Je tends mon passeport au mec de la sécurité. Saleté de poussière dans l'oeil.
10h43 : Le blondinet me tend frénétiquement des mouchoirs.
11h05 : L'embarquement de notre vol commence. Nous sommes toujours dans la queue pour passer la sécurité.
11h20 : On appelle nos noms au comptoir numéro 11. Nous n'avons toujours pas passé la sécurité. Nous doublons tout le monde (dont le mec qui a demandé « Mais qui sont ces gens ? »).
11h25 : Nos sièges ne sont pas côte à côte. Il ne reste plus de places côte à côte disponible. Il est hors de question que je ne voyage pas assise à côté du blondinet.
11h30 : Je fais partie des personnes sélectionnées au hasard pour être fouillées. Ce n'est que la deuxième fois en un an.
11h35 : Je n'apprécie pas la mine dégoûtée de l'employée qui me fouille devant les mouchoirs en papier imbibés de larmes qui se trouvent dans mes poches. Elle a des gants, que diable.
11h40 : Nous sommes dans l'avion. Le blondinet fait je ne sais quel micmac de places et nous nous retrouvons assis côte à côte. J'appelle mes parents pour leur dire que nous sommes bien installés.
11h41 : L'hôtesse nous demande ce qu'on a fait avec les places pour que la dame qui avait exigé une place fenêtre ne l'ait pas. Je lui répond qu'on avait exigé d'être côte à côte.
11h42 : Il reste un siège en première classe, l'hôtesse l'attribue à la dame sans fenêtre. La prochaine fois, c'est moi qui fais un scandale.
11h45 : Le commandant Pete nous souhaite un agréable voyage. Le commandant Pete n'a jamais quitté son pays en classe économique pour un vol transatlantique de huit heures trente.
11h50 : L'avion se met à rouler, je ne pleure pas.
11h53 : L'avion décolle, je ne veux pas partir, je ne veux pas avoir vu les gens et les choses seulement en coup de vent, je pleure.
11h56 : La dame de l'autre côté de l'allée me dit qu'il ne faut pas avoir peur de l'avion. Je lui réponds que pour ce que j'en pense, cet avion peut bien s'écraser. Je lui explique que je suis triste de repartir si vite avant qu'elle n'appelle l'hôtesse pour me dénoncer.
20h30 : L'avion atterrit à Chicago avec une heure d'avance. Nous allons avoir le temps de nous ennuyer dans cet aéroport.
20h31 : Le blondinet n'apprécie pas que je ne sois pas enthousiaste à l'idée de rentrer dans son pays.
20h50 : Je commence la queue à l'immigration tandis que le blondinet s'apprête à tranquillement franchir sa frontière.
21h00 : Le blondinet passe la frontière. J'ai avancé de dix mètres.
21h05 : Une agent de sécurité passe dans la queue avec un chien renifleur. Le chien est de la même race que celui de ma maman, j'ai envie de pleurer.
21h06 : Ce chien est terrible, il trouve tous les trucs à bouffer que les gens ont ammenés avec eux (il est interdit de faire traverser la frontière à des fruits / légumes / produits frais). Y en a marre d'avoir envie de pleurer, je veux mon lit à Irvine.
21h15 : Avec un peu de chance j'aurai passé l'immigration à 21h30. Le blondinet doit avoir passé la douane.
21h30 : Avec un peu de chance j'aurai passé l'immigration à 21h45. Le blondinet doit s'ennuyer ferme.
21h40 : L'agent devant les guichets me fait savoir que je dois remplir le dos de mon formulaire I-94 (la partie réservée aux employés fédéraux, donc) avec mon numéro SEVIS, le code et le nom de mon université. Il n'est jamais trop tard pour bien faire.
21h45 : Je passe au guichet.
21h46 : Mes empreintes ne concordent pas. L'employé essaie de me faire la causette en attendant que l'ordinateur trouve. Il me parle du « dernier processeur sorti par Windows ». Je regrette d'avoir dit que je faisais de l'informatique.
21h47 : Mes empreintes ne concordent pas. L'employé me demande de le suivre.
21h48 : Je suis dans une salle grise avec des bancs étroits et durs sur lesquels attendent une demi-douzaine de personnes. L'employé m'assure que mon cas ne devrait prendre que quelques minutes et dépose mon passeport sur un bureau.
21h55 : Une nana arrive et s'asseoit derrière le bureau. Elle prend mon passeport, tape sur son clavier, pose mon passeport et passe au dossier suivant.
22h00 : La nana remet leurs passeports à tous les gens sauf moi.
22h05 : Je lui demande ce qu'il se passe avec mon passeport. Elle dit qu'elle attend que la machine retourne un résultat avec mes empreintes. Je retourne à ma place.
22h06 : Je regarde mes doigts. Qu'est-qu'elles ont, mes empreintes ?
22h07 : Le blondinet doit se demander ce qu'il m'arrive.
22h15 : Une employée de l'aéroport vient me signaler que mes bagages m'attendront entre les tapis à bagages six et sept.
22h16 : Je demande si je peux allumer mon téléphone portable. J'ai le droit, mais il n'y a pas de signal dans le bâtiment.
22h17 : Et si mes empreintes ne concordaient jamais ? Et si on ne me laissait pas rentrer ?
22h20 : Je respire par le ventre.
22h25 : J'ai envie de vomir.
22h30 : La nana m'appelle. Ca y est, le FBI arrive pour m'interroger. Elle me tend mon passeport, et me dit que j'ai des empreintes de très mauvaise qualité. J'ai envie de lui faire voir mes empreintes de très près mais je me retiens : elle a un flingue.
22h35 : J'ai passé la douane.
22h40 : Le blondinet m'assure que si, son pays veut bien de moi, la preuve, ils m'ont laissé passer.
Un passage de sécurité, un vol, un taxi et une douche plus tard, j'étais dans mon lit (à 7h15, heure française).
Improvisé par Krazy Kitty à 11:52 in All of Me
Pitits Mots [18]
| A reculons [0]
| Lien indélébile
12 décembre 2006
252 - Direction: Los Angeles
Aujourd'hui, j'ai fait du tourisme à Los Angeles histoire de me détendre avant le voyage.
Ah, non, c'est pas sorti comme je voulais.
Aujourd'hui, je me suis levée à cinq heures trente pour aller au consulat français lancer la procédure de renouvellement de mon passeport, et surtout, surtout, accompagner le Blondinet (de sorte qu'il puisse emprunter la voie réservée aux voitures de plus de deux passagers) au bureau des passeports pour qu'il récupère le sien, de passeport, en urgence (car l'administration n'a pas respecté les délais prévus), et moyennant (grasses) finances. Nous avons erré du côté de Rodeo Drive (l'équivalent en matière de magasins huppés des Champs Elysées, que même une paire de chaussettes il te faut ton salaire mensuel pour te l'acheter. Par chaussette.) en attendant que le dit passeport soit enfin prêt, et huit heures après notre départ, nous étions de retour.
Alors bon je vais préparer mes bagages écrire mes emails payer mes factures nourir le poisson rouge vider le frigo descendre la poubelle passer à la banque écrire les cartes de Noël dormir me lever prendre l'avion et je reviens.
Ou pas.
Improvisé par Krazy Kitty à 16:17 in Salt Peanuts
Pitits Mots [2]
| A reculons [0]
| Lien indélébile
11 décembre 2006
251 - I'm retired, I invented dice when I was a kid*
* Je suis à la retraite, j'ai inventé les dés quand j'étais petit.
Donc juste pour vous dire que j'ai enfin vu Kiss Kiss Bang Bang, que Robert Downey Jr est un pur morceau de bon acteur, que Val Kilmore se débrouille achement bien aussi, et que j'adore les policiers dans le style des (presque) premiers polars américains, mais si les trucs à la Dashiell Hammett ou Raymond Chandler.
Et que si vous avez l'occasion, louez le DVD (ou faites-le vous offrir pour Noël, tiens, c'est le moment) et ne manquez pas le bêtisier (c'est comme ça qu'on dit, hein, les fois où le méchant échappe son flingue et se casse la figure alors qu'il fallait pas ou que Val Kilmore se met à rire comme un crétin alors que c'est supposé être dramatique ?).
Bon, j'ai plein de choses à boucler avant mon départ, je vous laisse. Zoumaï.
Improvisé par Krazy Kitty à 09:17 in
Pitits Mots [3]
| A reculons [0]
| Lien indélébile
08 décembre 2006
The Krazy Kitty and Blondinet French Winter Tour
Planning Provisoire à vocation évolutive - Attention, de nouvelles notes peuvent se cacher en-dessous
Edit 1: Désormais en images. La partie Sud-Est du tour se précise !
Sinon, sachez que l'interface d'édition de canalblog fait un peu penser à Mot de chez Microdoux : dès qu'on a le dos tourné, ça colle des balises indésirables partout (genre, tiens, si on lui collait des <strong> un peu par tout, qu'on lui fasse voir le monde en gras, à la Krazy Kitty ?), c'est très insupportable. Alors si c'est laid, dites-vous bien que ce sera pas faute d'avoir essayé.

The Krazy Kitty and Blondinet French Winter Tour
(Tapote du mulot sur la photo pour la voir en plus gros)

The Krazy Kitty and Blondinet French Winter Tour (Sud-Est / Provisoire)
(Tapote du mulot sur la photo pour la voir en plus gros)
Mercredi 13 décembre :
- 10h59 (heure de Los Angeles) : Départ de l'aéroport John Wayne, Santa-Ana
- 16h55 (heure de Chicago) : Arrivée à l'aéroport O'Hare, Chicago
- 18h16 (heure de Chicago) : Départ de l'aéroport O'Hare, Chicago
Jeudi 14 décembre :
- 9h40 (heure de Paris) : Arrivée à l'aéroport Charles-de-Gaulle, Roissy
- Récupération par Petit Papa et son Honnorable Volvo[1]
- Emménagement (probable) dans le XVIIIème
- Expédition aux Halles / rue de Rivoli afin de vêtir chaudement le blondinet
- Début du visitage de Paris (Hôtel de Ville et attenants selon disponibilité)
- En soirée : Efforts méritoires pour garder les yeux ouverts et causer (en anglais) avec Camille, Mon Ange et une bande de joyeux drilles (enfin, joyeux, j'espère) qui me sont totalement inconnus.
Vendredi 15 décembre :
- Visitage intensif de Paris
- En soirée : Soirée typique « Welcome to Teubreuland[2] » City of Mystery... and Trade (ah non pardon j'ai trop vu Aladin moi)
Samedi 16 décembre :
- Visitage intensif de Paris
- En soirée : Hanouka Noël en avance avec Camille et Mon Ange. (Le petit[3] Souffleur de Brume est prié de se manifester afin que je sache quand est-ce que je récupère mes cours d'algèbre linéaire et que je lui fourgue son cadeaude Nowel, merci).
Dimanche 17 décembre :
- Visitage intensif de Paris (nous avons de la suite dans les idées).
Lundi 18 décembre :
- Visitage intensif de Paris (nous avons, vraiment, beaucoup de suite dans les idées, au point que l'on pourrait nous croire monomaniaques, mais le blondinet est très sain d'esprit, vraiment)
Mardi 19 décembre :
- Amorçage de descente par les services de la Puissante et Cupide Ceuneuceufeu vers le Grand Sud ; à prévoir dès le 18 décembre ou au contraire le 20 décembre (ce sera selon).
- Etape éventuelle à Grenoble.
- Arrivée à Digne (ou le lendemain) ; récupération par Petite Maman et son Stupide Hiench[4], opération effectuée en Chrysler toute neuve.
Mercredi 20 décembre :
- Visitage de Digne-les-Bains, capitale des Alpes de Haute-Provence, ville fleurie, ville sportive, ville amie des enfants, 18500 habitants, autant de chiens et/ou chats, un ichtyosaure.
- Soirée : A la hauteur de l'animation bas-alpine, au chaud devant un film, ou équivalent.
Jeudi 21 décembre :
Occupations diverses dans la bonne ville de Digne-les-Bains
Vendredi 22 décembre :
Départ probable pour la Drôme en Véhicule à Moteur et Quatre Roues. Escales prévues dans les belles villes d'Aix-en-Provence (déjeuner aux Deux Garçons ?), Avignon et Uzès (terre de mes ancêtres).
Samedi 23 décembre :
- Présence probable à Valence auprès de Mamy, aussi connue sous le nom de P'tite Mère, maman de Petite Maman.
- La présence de Petit Papa est à envisager.
Dimanche 24 décembre :
- Visitage intensif de Valence. Achat compulsif par Petite Maman et Petit Papa des derniers cadals de Noyel.
- Soirée : Réveillon Noyelesque.
Lundi 25 décembre :
- Remontée vers le Grand Nord par les bonnes grâce de la Cupide et Puissante Ceuneuceufeu. Arrêt à Lyon.
- Récupération par Monsieur D, beau-frère de Petite Maman.
- Acheminement jusqu'au domicile des D.
- Repas de Noyel en companie de Monsieur D et Madame D (soeur de Petite Maman).
- Continuation de la Remontée vers le Grand Nord en compagnie de Petite Maman et Petit Papa.
- Soirée : Rrrrr.... Psshhh...[5]
Mardi 26 décembre :
- Visitage intensif de Paris (comment ça, encore ?)
- Soirée : Entre Thésards vers Montparnasse.
Mercredi 27 décembre :
- 11h50 (heure de Paris) : Départ de l'aéroport Charles-de-Gaulle (Roissy)
- 14h22 (heure de Chicago) : Arrivée à l'aéroport O'Hare (Chicago)
- 17h12 (heure de Chicago) : Départ de l'aéroport O'Hare (Chicago)
- 19h36 (heure de Los Angeles) : Arrivée à l'aéroport John Wayne (Santa-Ana)
[1] Qui mérite son titre d'Honnorable après quatorze années de bons et loyaux services, malgré le fait que le pare-choc avant tienne avec de la corde et que le compteur kilométrique soit mouru.
[2] Cherchez pas, un truc d'ingénieurs
[3] Ceci n'est en aucun cas un commentaire sur la taille mais bien sur la juvénilité de Souffleur de Brume, bien évidemment. Il est plus grand que moi, de toute façon.
[4] Ce qui ne l'empêche pas d'être adorable et fort meugnon, mais ce chien (qui est une chienne, d'ailleurs) est un beagle, de la même race que Snoopy, donc, animal qui on ne le rappellera jamais assez répond à la douce interpellation de « Stupid Beagle ».
[5] Petit Papa ronfle pour quatre, logerions-nous dans des arrondissements différents.
Improvisé par Krazy Kitty à 18:11 in All of Me
Pitits Mots [20]
| A reculons [0]
| Lien indélébile
250 - No one is beautiful
Or doncques, ce concert.
Jenny Lewis and the Watson Twins... Composé de petitun, Jenny Lewis, petideux, les Watson Twins, petitrois, un guitariste, un bassiste, un pianiste, un batteur anonymes.
Jenny Lewis, c'est la chanteuse guitariste, la leadeuse du groupe. Elle est jolie tout plein, elle a une belle voix un peu grave, et elle se prend pour Joan Baez. D'ailleurs elle a la même coupe de cheveux.
Les Watson Twins, c'est deux soeurs jumelles. On ne sait pas trop ce qu'elles foutent là, encore moins en quel honneur leur nom apparaît dans le groupe. Peut-être que ce sont les cousines de Jenny, et que sa maman a Jenny lui a dit, tout de même Jenny tu pourrais chanter avec les cousines, sinon pas de dessert. Enfin voilà. Elles sont là, sur le devant de la scène, côte à côte, jumelles. Oui, voilà, c'est ça qu'elles font, jumelles. Oh, elles se trémoussent bien un peu sans conviction, pas tellement en rhytme. De temps en temps, elles se penchent simultanément vers leur micro et font "Woo-Hoo-Hoo", parce que Jenny, elle est très acoustique comme fille, elle a pas de réverbe, donc elles font la réverbe. Ou alors elles s'agitent du tambourin. Personne ne leur a jamais fait remarquer que leurs pauvres petits tambourins, quand tout le reste du groupe est ultra-sonorisé, et que les basses font boum boum très fort jusque dans la cage thoracique des gens du public, ils ne font pas le poids, et qu'on ne les entend pas. A un moment, l'une d'entre elle s'est ensaisie d'un harmonica, et en a tiré quelques sons pendant, quoi, au moins deux minutes. Ca a été le summum de l'hystérie dans le public - on s'emmerdait ferme.
Les anonymes (qui ont dit leurs noms mais je les ai honteusement oubliés), ils sont gentils. Ils savent se débrouiller avec leurs instruments. D'ailleurs le batteur a le sens du rythme, dites, et ça, c'est inestimable, croyez-moi. Bon, par contre, quand le guitariste se mèle de chanter, c'est pas top. Pas que ça soit faux, hein, juste que ça manque un chouilla d'intérêt. Et le pianiste est un musicien expérimentaliste, je crois. Enfin, c'est l'explication que j'ai pour la fin de morceau ou pendant cinq minutes il a tapé comme un sourd sur son clavier (façon chérubin de quelques années se hissant sur le tabouret du piano de maman et tapant férocement dessus, heureux et fier de lui).
Ceci dit, ils avaient de bonnes lumières. Meilleures que celles de Death Cab for Cutie. Les lumières de Death Cab, c'était "un passage calme ? lumières bleutés, un passage énervé ? lumières rouges-orangées, un passage plus délicat à classifier ? lumières violettes". Mais bon, autant vous dire que c'était pas le feu dans le public.
Death Cab, eux, ils en avaient, de la réverbe, tellement que j'ai rien compris à ce qu'ils disaient (heureusement que contrairement à mon fillot je ne considère pas que le bilinguisme passe par la compréhension des paroles de chanson en concert, sinon je ne serais même pas monolingue). Mais ils ont fait de la très jolie musique, malgré leur public de mous. Faut dire qu'on avait pas été chauffés par les soeurs du Kentucky (si, si, comme le poulet frit, eeeh ouais). Mais le comble de l'excitation a été atteint lorsqu'environ dix personnes se sont agitées. C'était quand Ben a fait monter une deuxième batterie pour en jouer fort bien au milieu d'un morceau. Enfin, à la fin, quand il a lancé (fort mal cependant) ses baguettes dans le public.
Revue de mode : le jean-t-shirt-converses a encore de beaux jours devant lui. D'ailleurs j'ai croisé au moins cinq personnes avec les mêmes chaussures que moi. Par contre, m'étonnerait que les jeans aient été de « simples » Levi's. Bref. La mini-jupe mini-mini et le décolleté maxi-maxi se portent bien, mais comme on est en décembre, on met des guêtres. Sur des chaussures de dame à talons hauts, sans bas, sans collants. Je pense que ça gratte. Enfin, je pense surtout que c'est laid. Sinon, il y a option soquettes blanches dans les chaussures noires (celles à talon, vernies, ouvertes sur le dessus du pied et sur la pointe, je ne sais pas comment ça s'appelle et je m'en tamponne le coquillard sévère). Trèèès esthétique version de la chaussette de sport à mi-mollet dans les sandales allemandes.
Je vous aurais bien mis Charlie Says de Jude ici mais elle n'est pas sur Radio.Blog.Club. Damned.
Improvisé par Krazy Kitty à 18:10 in
Pitits Mots [3]
| A reculons [0]
| Lien indélébile
07 décembre 2006
249 - I recall your laughter and your smile
Dans un de ces élans de bravoure qui me caractérisent, je suis allée traîner mon rhume chez le coiffeur.
C'était pas une idée brillante vu que ma coiffeuse attitrée a changé de salon et que j'étais trop stone (rapport aux quantités indécentes de paracétamol, ibuprofène et autres que je m'avale, d'une part, et à la fièvre qui s'accroche malgré tout, de l'autre) pour commenter, bref j'ai les cheveux trop longs derrière mais je me fais une raison en me disant que ça me tiendra chaud au haut de la nuque.
Mais bon les histoires de coupes ratées c'est très à la mode en ce moment, je vais vous épargner ça. Non, moi, c'est sur la conversation de coiffeuses que je vais me concentrer.
Parce que comme je suis une grande veinarde, j'ai eu deux coiffeuses (dont une petite nouvelle), ce qui m'a bien fait rire jaune au moment de laisser un pourboire, mais bon j'ai été soulagée finalement, vu que la madame de l'accueil m'avait dit que j'avais ma coupe avec Stephanie-Ivy, ce qui me semblait vraiment raté comme prénom composé, et pourtant je m'y connais en prénoms composés louches, je m'en trimballe un depuis ma naissance. Soulagement, donc, en réalisant que c'était Stephanie et Ivy. (Bon en même temps, Lierre, comme prénom, je ne trouve pas ça très heureux, mais qui suis-je pour juger ?).
Le partage des tâches était rondement mené : Stephanie au shampoing et séchage de chevalseux, Ivy à la coupe. Et pendant qu'Ivy coupait, Stephanie observait. Ses chaussures, la moitié du temps, mais je n'étais pas là pour faire de la pédagogie. Et les deux papotaient. Leur conversation tournait autour des abdos de je ne sais quel garçon, qui les avait apparemment joliment développés. (Moi la musculature ça me touche moyen, plus un mec est musclé et plus il y a de chances pour qu'il soit sportif et veuille me faire me bouger mon gras des fesses qui se trouve fort bien, au chaud sur mon fauteuil). J'ai rien dit quand Stephanie a déclaré qu'il lui fallait un mec costaud parce qu'elle était loin du format brindille, parce qu'avoir environ le même gabarit qu'elle ne m'empêche pas de sortir avec un garçon qui pèse quinze kilos de moins que moi (à un ou deux près). Par contre, j'ai eu un peu plus de mal à ne pas m'étrangler quand Ivy lui a dit :
Oh ben je vous verrais bien tous les deux ensemble, vous aimez bien rire, ça vous fait un point commun.
C'est vrai que moi, je préfère faire la tronche.
Improvisé par Krazy Kitty à 15:24 in If I Knew Then (What I Know Now)
Pitits Mots [5]
| A reculons [0]
| Lien indélébile
06 décembre 2006
248 - Bien sûr ce n'est pas la Seine.
Bon, Death Cab for Cutie ils ont fait de la jolie miouzique (faudra quand même que je vous parle du flop de la première partie, « assurée » par Jenny Lewis and the Watson Twins), mais j'ai eu froid (très très froid) et j'ai chopé une crève carabinée.
Par là-dessus, ma mère se fout de la passion de ma petite enfance et m'envoie des photos de plafonds. Tsss.
Du coup je vous recommande le dernier « roman-photo » de Ka-Ly. Promis, la prochaine fois, je fais un vrai billet.
Improvisé par Krazy Kitty à 14:43 in All of Me
Pitits Mots [5]
| A reculons [0]
| Lien indélébile
05 décembre 2006
247 - Bubbles is Beautiful
Bon sérieux c'est quoi cette mode du bermuda + bottes façons après-skis en faux veau retourné ?
C'est laid, mais laid...
Bon, je ne m'éternise pas, je vais écouter et zyeuter Death Cab for Cutie ce soir. Allez lire la dernière recette de cuisine chez You, j'ai mourru de rire en la lisant (et posté un commentaire con, du coup), ou cliquez dans les liens à gauche, ça vous occupera.
Improvisé par Krazy Kitty à 17:23 in
Pitits Mots [1]
| A reculons [0]
| Lien indélébile
04 décembre 2006
246 - Dangerous Games
Parfois (et jamais assez souvent), pour faire une pause, dans l'après-midi, quand je travaille à la maison et que mes colocs ne sont pas là, je sors mon alto. Violon-alto, pour ceux qui n'auraient pas suivi et me suspecteraient de jouer du sax.
Heureusement que ma prof d'alto n'est pas morte, elle se retournerait dans sa tombe à m'entendre. (Ceci était la tentative d'humour noir du lundi soir, merci de votre patience).
Exit les gammes, les arpèges et autres extraits du Stamitz ou du Mazas (encore que dans le Mazas troisième cycle, y a des études sympa, mais je vais arrêter de vous emmerder avec mes trucs d'altistes, je vais encore ramener tous les altistes du web francophone chez moi avec ce billet...).
Si j'étais chanteuse, on dirait que je chantonne. Comme je suis altiste, on dit juste que je m'amuse bien.
Parfois je sors une partition, m'escrime sur un passage, passe à autre chose à moitié satisfaite (autrement dit, une fois que le passage est juste ; mais la justesse, hélas, n'est pas tout dans la musique, mes articulations sont toutes engourdies du manque d'entraînement, et la vaillante assurance de mon archet n'est plus ce qu'elle était, bref, c'est juste, mais ça n'en reste pas moins moche).
Souvent, je joue les airs qui me passent par la tête ; un petit bout de Beatles, une chanson qui me trotte dans la tête, un peu de Brassens, quelques phrases de Bach, Bizet, Berlioz, Ravel, ou autre...
Et c'est ainsi que je me retrouvais soudainement à réaliser que le thème sur lequel j'improvisais quelques variations forte depuis plusieurs minutes n'était autre que l'Internationale.
La siailleille ne m'a pas encore rendu visite mais nous avons eu une coupure d'électricité suspecte ce soir.
Improvisé par Krazy Kitty à 22:39 in Salt Peanuts
Pitits Mots [13]
| A reculons [0]
| Lien indélébile
Lecture du moment
Les histoires de Jacob |
Mentions légales
"Partir, c'est mourir un peu. Mais mourir, c'est partir beaucoup." |