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et heure (en Californie)

Krazy Kitty © 2005-2007

Krazy Kitty en Californie

14 septembre 2006

195 - Ze Saturday Fever (avec un petit peu de night)

Un des avantages d'avoir un blondinet sous la main, c'est que le blondinet fait un stage d'été dans une moyenne entreprise florissante (que nous appellerons Meuh comme Moyenne entreprise ultra hype, pour simplifier). Et que Meuh, dans un des élans de générosité qui la caractérise (qui peuvent se traduire sous la forme « que sont cinquante mille dollars quand on en gagne des millions ? »), organisait samedi dernier un pique-nique familial dans un des grands parcs d'attraction californiens. Il ne s'agissait pas de Mickeyland, mais de Knott's Berry Farm, qui a comme avantage indéniable sur le précédent d'avoir Snoopy comme mascotte et de vendre de la confiture.

Je n'ai pas encore très bien compris comment le stand de confitures de Walter et Cordelia Knott est devenu un parc d'attraction, mais c'est sûrement une de ces histoires de réussite personnelle et de succès de l'homme de la rue dont les Américains (et Nico, mais ne revenons pas là-dessus) sont si friands. (Je n'ai rien contre les gens qui réussissent, hein, me faites pas dire ce que je n'ai pas dit).

Par là-dessus, Meuh loue à la saison une suite « Gold » au stade des Angels (qui sont une équipe de base-ball, suivez un peu !). Et distribue assez fréquemment des billets pour la dite suite par tirage au sort. Le blondinet, chanceux pour une fois, avait gagné deux places pour le match du même soir.

Evidemment, le hic avec un pique-nique familial, c'est qu'il y a trois jeunes dans l'entreprise qui viennent avec leur copine, et tout le reste est duement marié et accompagné de sa marmaille, ce qui si vous me passez l'expression engendre un beau bordel. Menfin après deux heures de pique-nique au son des animations pour enfants (ils ont essayé de faire jouer des 2-5 ans aux chaises musicales, une franche pagaille), on nous distribuait des tickets d'entrée pour les attractions, et à nous les montagnes russes.

Dans un moment de bravoure (ou de totale inconscience), le blondinet et moi nous sommes embarqués pour commencer par le Boomerang©:

boomerang1

boomerang2

Donc, oui, on se retrouve la tête en bas six fois en moins de une minute, et en plus parfois ça va à reculons. Donc, respirer, on oublie... dommage que j'aie dû ôter mes lunettes, je n'ai pas pu apprécier le paysage à sa juste valeur.

Nous avons enchaîné par le Ghost Rider© [en], qui était malencontreusement fermé quand nous avons voulu commencé par lui. Là, j'ai réussi à avoir suffisamment d'air dans les poumons pour hurler tout mon content (non parce que vous je sais pas mais moi les montagnes russes je les fait pour crier hein).

Afin de nous remettre de nos émotions (heureusement qu'on avait pas beaucoup mangé au pique-nique tiens), un petit peu de balançoire tranquille avec le Dragon Swing© :

dragon

Je vous rassure, on était à une extrémité et les bras en l'air en toute illégalité. Mais sinon on se sent pas en apesanteur et franchement où est l'intérêt, on se le demande.


Comme on commençait à s'ennuyer, on s'est lancés dans le Supreme Scream© [en]. C'est tout bête comme principe : on te propulse relativement lentement à presque quatre-vingt mètres de hauteur, et puis on lâche tout façon saut à l'élastique, un peu. Alors la grimpette, j'ai trouvé ça super effrayant (je vois pas pourquoi le blondinet me croyait pas quand je lui ai dit que j'allais mourir, c'était très plausible). Par contre, la descente à quatre-vingt kilomètres heure, en moins de trois secondes donc, j'ai adoré. Wouhou !


Après ça, comme nos jambes flageolaient un peu mine de rien (bon, okay, surtout les miennes, mais fallait bien s'assurer que le blondinet ne nous fasse pas une crise cardiaque non plus), on a juste fait le Jaguar© :

jaguar1

jaguar2

Honnêtement, il m'a pas marqué des masses celui-là... J'ai pas eu l'impression que j'allais mourir trois fois, alors forcément.

Bref, jusque-là, ça allait. Je m'amusais comme une petite folle et j'avais encore rien trouvé qui me fasse autant frissonner que le Silver Star
© d'Europapark [en]. Mais il restait la star des montagnes russes du parc... j'ai nommé le Silver Bullet© [en]. (Notez au passage qu'en 2004, il était à la mode d'appeler sa nouvelle installation phare « Silver » quelque chose). Bon, ben j'avoue, j'ai pas aimé du tout. J'étais sur l'extérieur, et j'ai bien paniqué au moment où je n'ai vu que du ciel bleu et rien d'autre, pas le moindre petit morceau de métal me ratachant à un quelconque siège, le tout en me sentant fortement penchée sur le côté. Par contre, à l'exception de mes cris de terreur qui l'inquiétaient un peu, le blondinet a adoré. Faut dire qu'il était tranquille au milieu, lui, et qu'il voyait le siège de devant et les autres gens.

Bon enfin j'ai pas mouru et je me suis remonté le moral en achetant des pots de confiture (dont abricot-ananas et pomme-cannelle).

Ensuite, y a eu le match. On est arrivés à peine en retard, mais bon un match de base-ball, c'est pas fait pour être regardé attentivement dans son intégralité à moins d'être un fan dur de dur. Autant le dire tout de suite : la suite « Gold », ça pète, avec minibar, fauteuils, service d'étage, hot dogs, nachos et des parts monstrueuses de cheesecake, mais ça manque un peu de chauffage. L'ambiance était quand même assez sympathique, avec un stade complet (quarante-quatre mille spectateurs et quelques autres), un samedi soir, forcément. Plus, on avait une vue imprenable sur la première base (ce qui permettait d'admirer les fesses des joueurs de Toronto mais je m'égare - de toute façon vu les protections et les shorts ridicules, il n'y a pas tellement à admirer). Et évidemment j'avais oublié mon appareil photo.

Histoire de dire que le base-ball, c'est comme tout, beaucoup de fric, une parenthèse pour souligner le fait que Chevy [1] offre une superbe voiture par tirage au sort chaque samedi soir où il y a un match à domicile.

A part ça, les supporters ont eu beau hurler et chanter Take me out to the ball game (l'histoire d'une fille qui dit à son mec « emmène moi au match de base-ball et achète moi des cacahouètes » chaque fois qu'il veut la sortir au théâtre), bah les Angels ont encore perdu, et contre les Blue Jays (« geais bleus ») de Toronto, 2-1. Finalement, comme ils ont perdu 9-0 contre les White Socks de Chicago (oui, les « chaussettes blanches », fallait me croire quand je disais que toute les équipes ont des noms ridicules) quelques jours plus tard, c'était pas si terrible.

+ J'ai fini de corriger mes copies et à 17h ce soir nous rendons les notes définitives.
+ Les deux meilleures notes finales de ma classe reviennent à des filles ce qui étaye ma théorie fumeuse comme quoi les filles sont plus méticuleuses que les garçons.
+ Knott's Berry Farm devrait me payer pour la pub, tiens.
+ La température est tombée de dix degrés (Celsius, s'entend) depuis hier, ça veut dire que c'est bientôt la rentrée ?

[1] Chevrolet, mais c'est plus dur à prononcer ici.

Improvisé par Krazy Kitty à 11:16 in Trav'lin' light
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15 août 2006

172 - Excessive

L'avantage principal, quant on se fait inviter par les parents du blondinet (je vous déconseille cependant d'essayer, ça pourrait ne pas marcher), c'est de se retrouver avec une chambre dans un hôtel situé sur le Strip (aussi connu sous le nom de Las Vegas Boulevard [1]), parmi les casinos les plus renommés, et avec un certain confort. Voire un confort certain.

Je passerai discrètement sur les désavantages, au nombre desquels la prise d'une photo du blondinet et de sa frenchie, destinée à circuler dans toute la famille (la photo, pas la frenchie, bande de courgettes).

Le Strip, donc. A savoir, un concentré de... euh... trop. Trop de gens, trop de bruits, trop de casinos, trop de tables, trop de machines à sous, trop de clinquant, trop de lumières clignotantes, trop de croupiers, trop de serveuses, trop de pubs pour call-girls, trop de chaleur dehors, trop de froid dedans, trop de voitures, trop de choses géantes.

Trop de joueurs, aussi ; du précautionneux qui ne mise jamais plus que la somme minimale et ne renchérit jamais après l'avoir totalement perdue, au flambeur qui débarque à une table de roulette avec cinq billets de $100, mise la moitié sur le rouge, perd, et se débarasse des $250 restant en trois tours de plus.

Las Vegas, ou le "plein les yeux" érigé en art et tellement de fric que ça en devient absurde.

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Les fontaines du Bellagio (et c'était le spectacle de minuit, s'il-vous-plaît).
[Le Bellagio, le casino ou même pas t'essaie de jouer tellement la mise minimale dépasse le contenu de ton larfeuille]


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Le Paris. Avec reproduction de la tour Eiffel, de l'Arc de Triomphe et de quelques entrées de métro, des boutiques et restaurants de luxe affublés de noms français donc forcément chic, et des panneaux indiquant "Les Toilettes", pour faire bien.


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Tout dans la discrétion, on vous dit...


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Krazy Kitty à la sortie du New York New York, par 45°C à l'ombre. Quand je vous disais qu'il allait faire froid dans ces casinos.


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En attendant le jour où je verrai la vraie...


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Le lion du casino de la MGM. Voui voui voui. Celui qui fait RRRAOU au début des films. Celui-là même.


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Le Bellagio dans un halo de lumière... Oh shinny...


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Le Venitian, de nuit. Oui, de nuit. Bluffant, le plafond, hein ?


Sinon, rapide bilan :

- autonomie de mon iPod : 12h environ
- gain le plus impressionant observé à une table de roulette : $1500
- argent gagné au blackjack : $10
- argent gagné à la roulette : $40
- argent perdu aux jeux susnommés : $100

Les esprits chagrins en déduiront que j'ai perdu $50 ; j'estime pour ma part avoir dépensé cette somme pour m'amuser avec.

Bref, Las Vegas, c'était quand même le truc à voir une fois dans ma vie... mais j'avoue qu'à la fin du week-end je commençais à m'ennuyer un peu de n'avoir rien d'autre à faire que de parier...

[1] Le parallèle avec le Walk of Fame de Hollywood, aussi connu sous le nom de Hollywood Boulevard, ne manquera pas d'amener de subtiles réflexions sur la pertinence et l'imagination développées dans ce pays pour baptiser les rues

Improvisé par Krazy Kitty à 20:02 in Trav'lin' light
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14 août 2006

171 - On the road again (again)

Sur un fond de The Cure, Eric Clapton, Bob Marley, Led Zeppelin, Pink Floyd, The Doors, The Cranberries, Franz Ferdinand et quelques autres, malgré une circulation impossible à moins de cent kilomètres de Los Angeles, malgré la Pontiac qui s'est retrouvée les quatre roues en l'air entre Barstow (principale spécialité : les sorties d'usines) et Baker (principale spécialité : le plus grand thermomètre du monde), double-M nous a vaillement amenés jusqu'à Las Vegas. En sept heures au lieu de quatre.

Sujets de conversation : la circulation, les voitures, les plaques d'immatriculation, les montagnes, le paysage, les accidents de la route, le téléphone au volant, quelques mots de français, les prénoms qui commencent par Z ou X, le mec dans la voiture de devant, Jeff Daniels, les thermomètres...

Vegas01small

Yes, we are stuck here. Stuck as in "not moving at all", yeah.
What do you mean, we should already be in Vegas?

Oui, nous sommes coincés ici. Coincés comme dans "qui ne bouge pas du tout", ouais.
Comment ça, on devrait déjà être à Vegas ?

Le plus étonnant restant encore que sur un fond de Smashing Pumpkins, Tom Petty, No Doubt, The Shins, Franz Ferdinand et Coldplay, malgré une circulation rendue impossible sur cent cinquante kilomètres par tous ces Californiens revenant de leur week-end à Las Vegas (quelle idée, franchement), double-M nous a vaillement ramenés de Las Vegas. En six heures au lieu de quatre.

Sujets de conversation : les voitures, la route, la circulation, le paysage, les montagnes, les autres conducteurs, les autres passagers, les gens qui s'ennuient dans les bouchons, la forme des nuages, les prénoms ridicules, la reproduction des mouches, les couchers de soleil, les filles-mères, les parents, où dormirait-on si on se retrouvait enfermé dans Albertson's (le supermarché local) pour la nuit (ce qui est quand même une vision de cauchemard), les parfums des snacks aux fruits, les hélices...

Double-M, pour ceux qui ne l'auraient pas compris, est le surnom affectueux que je donne à la monture voiture du blondinet. Les plus passionnés d'automobiles en tout genre d'entre vous pourront essayer de découvrir de quelle voiture il s'agit pour que je la surnomme ainsi, mais franchement ça m'étonnerait que ça en vaille la peine.

La suite, au prochain numéro. Enfin laissez-moi vous dire tout de suite que l'adage "aux innocents les mains pleines" (ou son équivalent sous la forme du principe de beginner's luck), c'est du pipi de puma. Ou alors je suis coupable, votre Honneur.

***Edit: Apparemment je suis un peu confusionnante dans mes scribouillages en ce moment, d'où les précisions suivantes : la photo a été prise à l'heure où nous aurions dûs être arrivés à Las Vegas, depuis double-M, alors qu'après quelques bouchons désagréables, le trafic a été carrément interrompu par un accident impliquant une Pontiac qui s'est retrouvé les quatre roues en l'air. Double-M n'est donc ni la Pontiac accidentée, ni la Lexus photographiée.***

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10 août 2006

169 - Fear and Loathing in Las Vegas

La demoiselle vous fait savoir qu'elle se prépare à aller passer le week-end à Las Vegas, au milieu du désert du Nevada, par une température avoisinant les 40°C à l'ombre [en], le problème étant bien évidemment qu'il n'y a pas d'ombre dans le désert, avec donc toutes les chances de s'enrhumer car, selon le principe commun, mais hélas non partagé par mon organisme, qui dit qu'il est délectable de se les peler (et de supporter en short et t-shirt un froid dont on se plaindrait en hiver, vêtu d'un pull et d'un pantalon de velours) quand il fait très chaud dehors,il faut s'attendre à une climatisation poussée au maximum.

Bientôt sur ce blog donc, un récit de mon voyage à la découverte de l'Amérique moyenne (car oui je vais y rencontrer deux indigènes, à l'égard desquels j'ai promis d'être gentille malgré la terreur bien légitime qu'ils m'inspirent, tout ça parce que j'ai un coeur d'or et qu'ils se sont débrouillés - il y a certes environ vingt-trois ans de cela - pour engendrer le blondinet qui m'emmène là-bas). La découverte, aussi, du monde fou du jeu et des casinos, pour lesquels j'ai été préparée en tout et pour tout par la vision de films tels que Ocean's Eleven ou Rainman et la lecture du Joueur et de Vingt-quatre heures dans la vie d'une femme, et qui engendre des questions métaphysiques du genre "dois-je ou ne dois-je pas risquer ma paye sachant que je m'expose à la chance des débutants ?". (Non bon en fait j'avoue je n'ai aucune intention de risquer beaucoup d'argent, parfois le côté protestant en moi refait surface et je me méfie des jeux d'argent).

La demoiselle vous fait aussi savoir que des teubreux risquent de s'égarer sur ce blog ; un teubreux est un petit animal étrange, issu de Télécom Bretagne (TB pour les intimes, d'où teubreux), mais sympathique, il ne faut donc pas avoir peur. D'ailleurs, bien que j'ai assez vigoureusement renié les télécoms, je suis une teubreuse moi aussi et je ne l'oublie pas.

Bon week-end les gens.

Improvisé par Krazy Kitty à 11:39 in Trav'lin' light
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26 juin 2006

143 - Recette pour un dimanche qu'il est chouette

Dans l'ordre indiqué, ajouter les ingrédients ci-après dans les quantités qui conviendront à votre goût :

Pour un dimanche fabuleux :

- Une bonne odeur de gauffres fraîches et de sirop d'érable pour se réveiller ;

- La décision d'aller visiter  pour la modique somme de 7 dollars de parking le Getty Center [en], dont l'architecture, les jardins, la localisation et les collections ont été payées par la fortune que J. Paul Getty hérita à vingt-trois ans de son magnat du pétrole de père ;

- Parmi de nombreux tableaux d'une qualité douteuse (par exemple les Rubens, ben ils étaient moches, mais il faut dire que je n'ai jamais trop aimé Rubens, et le Delacroix et le Greco, ils étaient ratés faut bien le dire, quant aux Poussin, bah il m'a toujours semblé que ce n'était pas pour rien qu'on voyait plus d'oeuvres de ce monsieur hors de France qu'en dedans), quelques belles surprises : quelques Monet et Degas, un Van Gogh, un Cézane, deux Pissaro, deux ou trois Rembrandt surprenants, un Brueghel l'Ancien très réussi, un Titien, un Canaletto, ah, un Sisley et un Gainsborough plutôt chouettes aussi ;

- Parmi tout le mobilier exposé, quelques horloges et baromètres fort présentables, ainsi qu'un très beau Moustiers ;

- Une exposition brève mais saisissante sur John Heartfield [en] et le photo-montage allemand, accompagnée d'un livret très complet ;

- Un chef d'oeuvre architectural sur les hauteurs de Los Angeles, avec vue panoramique sur la ville et les collines avoisinantes, ainsi que jardins chatoyants avec cactus ;

- Une ballade sur le Walk of Fame [en, fr] au coucher du soleil, à observer la foule (ah ben c'est comme ça qu'on remarque qu'on a croisé Michael Jackson), plus que chatoyante la foule d'ailleurs (donc, le style gothique n'est pas mort, et les hooligans anglais ça s'exporte bien), et les étoiles aussi (d'ailleurs Gene Autry [en, fr] a cinq étoiles, une dans chacune des catégories, disque, cinéma, télévision, théâtre et radio, rien que ça, alors que les Beatles, Elvis Presley, Peter Lorre et Woody Woodpecker, c'est une chacun) ;

- Un moment à flâner dans Hollywood and Highlands [en], un centre commercial que Nice Etoile et ses ascenseurs transparents c'est du mall des pauvres à côté, et qu'on voit les panneaux qui disent HOLLYWOOD en lettres géantes depuis, que c'est pas que dans les films ma bonne dame.

Pour un dimanche réalistement parfait, ajouter :

- Un mal au crâne léger mais persistant, auquel se joindra une lumière toute pourrite bien éblouissante à cause de nuages (merci le Pacifique) ce jusque vers 17h, et éradiquant méticuleusement tout embryon de velléité de prise de photos avant cette heure ;

- Un concert de Sergio Mendes [en] au Bowl [en, en] pile à l'heure ou l'on prend la sortie d'autoroute correspondante, transformant un trajet de vingt minutes en laborieux périple de trois quarts d'heure ;

- Une tendance irritante à mordre ma propre dent depuis que ma dentiste adorée l'a arrangée samedi entre deux buts du match Mexique-Argentine, les technologies actuelles permettant enfin de donner à mon incisive brisée la même taille que sa voisine, ce qui rend mon sourire certainement plus élégant que ces douze dernières années, mais auquel je ne me suis pas encore tout à fait habituée.

Pour les photos, c'est par .

PS : Message express de ma maman "Jackson si il a l'air en carton, c'est que c'est le vrai, et je m'y connais". J'émettrais un doute sur les qualifications de la dame à parler de Michael Jackson, si elle n'était pas ma maman.

Improvisé par Krazy Kitty à 16:21 in Trav'lin' light
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22 juin 2006

141 - Nouvelles express

- Photos de la mission San Luis Rey de Francia en ligne ici ;

- Nouvelle colocataire depuis lundi, sympathique et charmante, commence à vaincre sa timidité ;

- Probabilité d'enseigner pendant la première session d'été réduite à portion plus que congrue, croiser fort les orteils pour la deuxième session ;

- Humeur du moment Living in the USA (Steve Miller)

...

Where are you going to
What are you gonna do
Do you think that it will be easy
Do you think that it will be pleasing, hey

...

Doot doo doo doo do doot doot
Living in the U.S.A.

...

Looking for Uncle Sam
To give you a helping hand
But everybody's kicking sand
Even politicians
We're living in a plastic land
Somebody give me a hand

...

Oh, we're gonna make it, baby
Oh, we're going to shake it, baby
Oh, don't break it
Yeah, yeah, yeah, yeah, yeah

- Hésitations entre un hamster cochon d'inde [jpg] capable de l'indignation la plus expressive depuis la fin du cinéma muet allemand et un chat psychopathe [jpg] - avoue sans honte faire des trucs girly comme de traîner sur Cute Overload [en]) ;

- File me planquer sous la couette loin des triangles d'atomes qui font rien que de pas vouloir se superposer les uns aux autres.

Improvisé par Krazy Kitty à 22:58 in Trav'lin' light
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21 juin 2006

140 - Ce billet ne parlera pas de la fête de la musique

Ce 21 juin, jour le plus long de l'année (enfin, c'est-à-dire, jour avec le plus de jour, si vous suivez), où le soleil a daigné se coucher à 20h05 sur Irvine, quel luxe mes enfants, ce 21 juin donc fut majoritairement placé sous le signe de la glande du farniente.

Le campus est vide, de nombreux membres du personnel sont en congés, l'université vit au ralenti, le soleil brille et le calme de la résidence n'est interrompu que par les rires des rares étudiants rassemblés autour d'un barbecue. L'atmosphère franchement estivale invitait à prendre les choses à la légère, faire une sieste, des mots croisés et des granite au melon, téléphoner à la famille ainsi que se vernir les ongles des pieds en rose. Ainsi fut donc fait, entre quelques paresseuses traques aux bugs et intenses réflexions sur les symétries d'un triangle, la normalisation des matrices et le griffon arctique.

Comme ce billet s'apprête lentement mais sûrement à ne pas se trouver de chute, j'ai mis en ligne pour conclure quelques photos de la Mojave National Preserve (Réserve Nationale Mojave en français dans le texte) au coucher du soleil. C'est ici et y a des lapins. Bon, d'accord, un lapin.

Comment ça, ce n'est pas une conclusion ça mademoiselle ?

Note pour Souffleur de Brume : Promesse d'intitulé tenue.

Improvisé par Krazy Kitty à 23:44 in Trav'lin' light
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20 juin 2006

139 - Sur la route de San Diego

Sur la freeway qui mène à San Diego, il y a une aire de repos avec vue panoramique sur l'océan. Mais surtout, avec des écureuils qui se font nourir par les touristes. C'est choupinou-miaou tout plein et c'est en images ici. Grâce à Krazy Kitty, photographe en Converses.

Improvisé par Krazy Kitty à 22:36 in Trav'lin' light
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23 mai 2006

117 - Beau fixe

C'est un miracle, depuis deux jours il fait beau, mais vraiment beau, genre beau avec ciel bleu sans nuage et chaud, aussi. Bon, chaud pas trop, mais chaud, quoi. Je ressors des placards (oh que j'aime cette expression qui sous-entend que je pousse le luxe jusqu'à avoir plusieurs placards) mes jupes qui y étaient enfermées depuis février (bah oui, il fait le temps qu'on aurait du garder depuis janvier mais qui s'est incompréhensiblement transformé mi-février en une espèce de bouillie immonde style nuages et vent frais). Donc, je revis.

Et je vous colle la suite promise hier de mes égarements photographiques.

Hinhin.

cactus7
Fleur d'ocotillo (Fonquieria Splendens)
Photo prise le 2 avril 2006 dans le désert de l'Anza-Borrego

cactus8
Ocotillo (Fonquieria splendens)
Photo prise le 2 avril 2006 dans le désert de l'Anza-Borrego

cactus91
Fleur d'aloes (re) (Agavi americana, toujours)
Photo prise le 2 avril 2006 dans le désert de l'Anza-Borrego

cactus10
Cactus hérisson (Echinocereus triglochidiatus)
Photo prise le 2 avril 2006 dans le désert de l'Anza-Borrego

cactus11
Beauté du désert (dont le nom m'échappe)
Photo prise le 2 avril 2006 dans le désert de l'Anza-Borrego

cactus12
Fleur de raquette ou queue de castor (Opuntia basilaris)
Photo prise le 2 avril 2006 dans le désert de l'Anza-Borrego

Voilà.

Improvisé par Krazy Kitty à 13:33 in Trav'lin' light
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22 mai 2006

116 - Ah, les vacances...

Il était une fois une époque heureuse où mon karma était gentil, où une famille de quatre Chinois ne remplissait pas ma maison d'une persistante odeur d'ail frit difficilement combattue par mes fidèles alliées, Bougie-Vanille et Bougie-Pomme-Glacée et de clameurs (là, par contre, il n'y a pas un bruit qui ne puisse être anéantit par une dose massive de Rammstein, de musique des films de Fellini, ou de Nellie the Elephant), où les petits lapins gambadaient gaiement dans les vertes prairies sous de chatoyants arcs-en-cieux...

Aparté :
Les petits lapins gambadent toujours dans les vertes prairies. D'ailleurs, cela provoque chez la gent féminine un attendrissement touchant :
"- Heeeeeeey look over there! Look at the bunniiiiiie, cute little bunny! Hello, little bunny! He's so cuuuuuute, he's just a baby bunny!"
"- Oooooooooh, regarde là-bas ! Regarde le lapin, joli petit lapinou ! Coucou, petit lapin ! Il est troooooop chou-meugnon, c'est un bébé lapinou !"
et chez la gent masculine une gamme de réactions allant du courtois approuvement :
"- Yes sweetie, it's a bunny. Yes, it's kinda cute. (What wouldn't I do to get laid)"
"- Oui chérie, c'est un lapin. Oui, il est plutôt mignon. (Ce qu'on ferait pas pour coucher)"
au dédain le plus total :
"- Yeeeees, that's a ra-bbit. A freaking rabbit. Look, it's all like "Oh there's a human being over there! Oh, let's turn my head the other way so he won't see me! Hehe, I'm so smart!". Stupid rabbit..."
"- Ouiiiii, c'est un la-pin. Une saleté de lapin. Non mais regarde, il fait genre "Oh, il y a un être humain là-bas ! Oh, je vais tourner ma tête de l'autre côté, comme ça il ne me verra pas ! Héhé, je suis si futé !". Crétin de lapin..."

Et, comme je l'ai déjà dit, les lapins vivent dans des terriers. J'insiste. Les lapins ne vivent ni en se cachant dans les herbes, ni dans de vulgaires trous : les lapins vivent dans des terriers.

Quant à ceux chez qui une allusion aux lapins dans les vertes prairies et à des arcs-en-cieux ferait penser à des plaisirs solitaires, il faut arrêter de lire Something Positive. Tout de suite.

Fin de l'aparté.


En ces temps reculés, donc, c'était les vacances. Vacances pendant lesquelles j'ai mitraillé le paysage (je parle de photo, bande de brutes). Notamment, la végétation. Ainsi, donc, quelques photos...

cactus1

Cactus "tonneau" (Ferocactus wislizenii)
Photo prise le 26 mars 2006 à la mission San Luis Rey de Francia

cactus2
Cactus à coutures (dont je ne connais pas le nom, soyons franche)
Photo prise le 26 mars 2006 à la mission San Luis Rey de Francia

cactus3

Cactus à coutures tordu (dont je ne connais manifestement pas plus le nom)
Photo prise le 26 mars 2006 à la mission San Luis Rey de Francia

cactus4
Yucca
Photo prise le 29 mars 2006 dans le désert des Mojaves

cactus5
Fleur d'aloes (Agavi americana)
Photo prise le 1er avril 2006 dans le désert de l'Anza-Borrego

cactus6
Teddy bear cactus ou jumping cholla (Opuntia bigelovii)
Photo prise le 2 avril 2006 dans le désert de l'Anza-Borrego

La suite, demain. Il ne faut pas trop abuser des bonnes choses.

Improvisé par Krazy Kitty à 21:25 in Trav'lin' light
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