Krazy Kitty en Californie
09 janvier 2007
261 - Général à vendre
C'est une blague.
J'ai voulu installer mon ordinateur dans le labo provisoire. Groooosse erreur.
D'abord, il n'y avait personne. Ca m'a rendue méfiante. La salle où travaillent deux labos de recherche devrait avoir au moins quelqu'un à deux heures de l'après-midi.
Ensuite, il y avait un canapé énorme. Oui, un canapé. A. Freaking. Sofa.
Et puis, un fouillis innomable. Des boîtes, empilées. Des unités centrales les unes sur les autres, en équilibre instable. Des écrans partout. L'horloge murale ne marche pas.
Il est alors apparu évident qu'il n'y a pas le compte de tables ni de chaises dans ce labo. Ni de prises électriques. Ni de prises éthernet.
J'ai trouvé mon ordinateur, caché sous un autre. Mon écran, en haut d'un placard. Mon unique carton de déménagement, même pas plein, contenant deux claviers, deux souris, un certain nombre de câbles divers, quelques stylos et blocs de papier, une boîte de mouchoirs et mon tapis de souris à rayures, sous deux cartons de livres ou de papiers (à moins que ce n'ait été directement du plomb coulé).
Je n'ai pas trouvé d'endroit où installer ma machine. Pas d'espace libre sur une table, pas de prise disponible.
De toute façon, je ne savais pas sur quoi monter pour récupérer mon écran.
J'ai éteint la lumière et je suis partie.
J'ai traversé le parc, acheté un roman policier [1], un bouquet de fleurs, des scones à la myrtille et du jus de grenade en l'honneur de mes vingt-deux ans.
Demain, il sera bien assez temps de me plaindre.
[1] With No One As Witness, Elizabeth George. J'aime bien lire Elizabeth George. Ses bouquins ne sont pas de la haute littérature, mais ses personnages ne sont jamais aussi caricaturaux qu'il y paraît et elle réalise une analyse de société relativement fine. Et puis elle commet des pavés, ça me dure un peu. Parce que les polars, sinon, je dévore.
Improvisé par Krazy Kitty à 18:36 in Stormy Weather
Pitits Mots [7]
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03 janvier 2007
256 - In the mood for love
Où l'on suggèrera quelques pistes d'études sur le thème « Comment et pourquoi un déménagement mal plannifié engendre des pertes de productivité phénoménales chez tous les sujets concernés ».
Billet faisant suite à Déménagement(s).
4 décembre :
Le déménagement est repoussé à la semaine du 8 au 12 janvier.
Les événements sont prévus comme suit :
1 - Les étages 3 et 4 du Bâtiment Informatique I déménagent dans le Bren Hall
2 - Le Bâtiment Informatique II déménage dans le Bren Hall ou dans d'autres bureau du Bâtiment Informatique II (chérie, c'est fantastique, je change d'étage !)
3 - Les Bâtiments Provisoires déménagent où ils peuvent doivent (Bren Hall, Bâtiment Informatique I, Bâtiment Informatique II, ...)
4 - Les Préfabriqués déménagent dans le Bren Hall ou le Bâtiment Informatique I.
12 décembre :
Le Bren Hall ne sera pas fini (en tout cas pas meublé) d'ici au 8 janvier mais les Bâtiments Provisoires doivent être démolis avant fin janvier.
Les gens des Bâtiments Provisoires seront donc les premiers à déménager mais ne pourront pas prendre les bureaux de gens qui n'en n'ont pas de neufs. Des solutions seront mises en place. Ho ho ho.
19 décembre :
Mon Bâtiment Provisoire déménagera provisoirement dans la salle 172 du Bâtiment Informatique II. Tout le Bâtiment Provisoire. Les trois étages du Bâtiment Provisoire. Environ soixante personnes. Dans la salle 172. Mes amis, c'est bientôt Noël, je ne vois pas d'explication à une telle grâce.
3 janvier :
Il n'y a que les esclaves élèves et post-docs d'Advisor qui déménagent dans la salle 172. Et peut-être ceux d'un autre chef. Nous ne sommes que douze, après tout. Plus quelques machines. Trente ou quarante, tout au plus.
De toute façon, je n'ai passé que deux heures ce matin à réparer l'ordinateur de mon bureau. Et dix minutes à essayer sans succès de couper sans ciseaux ni autre objet agressif (je ne suis pas un objet agressif, même en colère) le lien qui retient ensemble les boîtes en carton du déménagement, afin d'en retirer une dans laquelle ranger avec amour une pile de papiers divers, quelques stylos, une boîte de mouchoirs, une boîte de trombones, un tapis de souris à rayures, mon clavier et ma souris - très peu utiles à distance, ils auraient pu être emballés prématurément. Et la carte de voeux du département.
Improvisé par Krazy Kitty à 14:01 in Stormy Weather
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03 décembre 2006
245 - Bande de désoeuvrés
Je rappelle en en-tête de cette note honteusement politique que je ne suis rien qu'une sale gauchiste utopiste et naïve. Et en plus les gens qui répondent au-dessus au lieu d'au-dessous des mails ça m'énerve. Comme quoi, j'ai tout pour plaire.
Ceci étant, les Italiens me glacent un peu le sang. Un million d'Italiens rassemblés en foule devant Silvio Berlusconi, hurlant ensemble comme au bon vieux temps de Mussolini, ça me fait peur.
Déjà, parce que pour faire confiance à Berlusconi, notoirement impliqué dans une bonne dose d'affaires de corruption et autres détournement de fonds, comme si le fait d'avoir été élu à la tête de l'Italie en étant à la tête d'une bonne partie des media du pays n'était pas suffisamment louche, il faut un petit quelque chose qui m'échappe.
Ensuite, parce que c'est bien gentil de s'insurger quand Romano Prodi essaie de renflouer les finances du pays, mais il ne faudrait pas oublier que c'est juste après avoir désavoué Berlusconi pour avoir été trop dépensier et avoir emmené le déficit budgétaire loin des critères européens.
Enfin, parce que la droite reproche à Prodi d'attiser la haine de classe en augmentant les impôts des riches et les avantages fiscaux pour les plus pauvres.
En fait, pour la droite, la haine de classe, c'est pas la haine entre classes, c'est le fait de détester l'existence de classes. La première étant acceptable tandis que le deuxième est inadmissible. C'est très instructif.
PS : « Disoccupati! », soit « désoeuvré », « sans occupation », « chômeur », est une insulte qui revient très facilement dans les films de Fellini et le trafic automobile italien. D'où mon titre.
Improvisé par Krazy Kitty à 17:07 in Stormy Weather
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27 novembre 2006
239 - Let it snow, let it snow, let it snow.
Je n'aime pas faire les magasins.
Je hais les magasins quand il y a foule.
Je déteste faire les magasins quand la saison du shopping de Noël vient d'ouvrir officiellement (suite à Thanksgiving), que tout le monde se précipite sur les bonnes affaires et que les vendeurs sont affublés de ridicules bonnets rouges et blancs.
J'abhorre piétiner dix minutes à un stand M.A.C. [1] où je sais exactement ce que je viens chercher [2], parce qu'une nuée de nanas se fait repoudrer le bout du nez, présenter toutes les couleurs disponibles en ombre à paupière, ou préfère papoter que de chercher sa carte bancaire dans le foutoir qui lui sert de sac.
Du coup, je vous laisse imaginer le plaisir de passer le samedi après midi au centre commercial [3], dans un coin où les gens ont tellement d'argent qu'il y a un seul magasin qui vende une qualité pas trop dégueu à des prix relativements abordables [4], avec un blondinet qui a commencé à râler avant même de garer sa voiture, à la recherche du Saint-Graal, à savoir un manteau suffisamment chaud pour survivre à deux semaines en France en décembre, taille S (si vous avez déjà cherché du 44 femmes chez Zara, c'est aussi facile à trouver, d'ailleurs Zara commence au M pour les hommes), dont les manches ne soient pas trop longues (critère encore indéfini mais indiscutable, permettant de rejeter sans plus de discussion n'importe quelle pièce), qui ne soit pas trop épais (histoire de ne pas avoir l'air d'avoir doublé de volume, soit), et qui ne fasse pas un trou trop irréparrable dans le compte en banque. Evidemment le seul qui lui allait n'était pas soldé. Bilan : un crayon kohl acheté en deux heures trente de shopping.
Heureusement qu'il ya un RER direct de Roissy aux Halles dites, on va pouvoir lui acheter un manteau avant qu'il ne soit mort d'hypothermie.
[1] Une marque de produits de beauté
[2] En l'occurence un crayon kohl Prunella
[3] Et à South Coast Plaza
[4] Je parle de Macy's et je me demande encore s'il faut en rire ou en pleurer.
Improvisé par Krazy Kitty à 09:11 in Stormy Weather
Pitits Mots [11]
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01 novembre 2006
220 - Obtenir un rendez-vous médical
Mardi, 13h30 - Appeler. Tomber sur un message automatique très différent de l'habituel qui dit en substance « Merci de nous avoir appelés, votre appel est très important pour notre compagnie. » Compagnie ? J'appelle un centre médical, là ! Raccrocher. Vérifier le numéro.
Mardi, 13h45 - Rappeler. Tomber sur le même message. Continuer de l'écouter. Enfin, avoir une opératrice. Donner la raison de son appel, épeler son nom. S'entendre dire que la pause déjeuner n'est pas terminée. Remercier, raccrocher.
Mardi, 15h45 - Appeler à nouveau. Avoir une opératrice - une autre - directement. Donner la raison de son appel, épeler son nom. S'entendre répondre que le secrétariat de ce service ferme à 15h30 le mardi. Remercier, promettre de rappeler le lendemain à partir de 8h30.
Mercredi, 8h45 - Appeler. Ecouter le message habituel qui est revenu. Rester en ligne pour prendre rendez-vous. Ecouter les autres options défiler, en anglais, en espagnol. Quelques bips. D'autres options. Rester en ligne pour prendre rendez-vous. Soudainement basculer sur la messagerie des infirmières. Raccrocher après le bip.
Mercredi, 8h50 - Recommencer. Chercher le mode haut-parleur sur le téléphone pour ne pas avoir à le tenir pour écouter toutes ces options. Ne pas le trouver. Enfin, obtenir une secrétaire du bon service. Epeler son nom, donner la raison de son appel. Patienter. Patienter. Patienter. Après cinq minutes, s'impatienter. Penser très fort à cette vidéo [fr], raccrocher.
Mercredi, 9h - Recommencer. Message, options, bips, autres options, rester en ligne, à nouveau les options. Enfin une secrétaire. Donner la raison de son appel. Epeler son nom, calmement. Enfin, pouvoir prendre le rendez-vous.
Et, non, la Toussaint n'existe pas ici. Ceci n'est pas un jour férié, même que j'ai réunion de travail cet après-midi. Et comble de la joie, je viens d'entendre arriver le vieux mec marié qui a une relation douteuse avec ma coloc chinoise. Achevez-moi tout de suite.
Improvisé par Krazy Kitty à 09:21 in Stormy Weather
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23 octobre 2006
213 - De cosmo qu't'on ?
Le titre et le sujet de cette note ne seront pas sans vous rapeller la série Isa'vaient qu'à faire mieux [1, 2 et 3] de Ménille Avénale.
Le numéro de novembre 2006 de Cosmopolitan (version américaine) recele de nombreux trésors. Je passerai sur l'article heureusement intitulé « What Falling in Love Feels Like for Him » (« Comment ça fait de tomber amoureux pour lui », et le souligné n'est pas de moi), parce que bon j'espère que c'est un peu pas toujours la même chose pour chaque être humain de sexe masculin, sinon sortez les cartes tout de suite je préfère faire un poker. Ou un tarot. Bref.
Non, voilà l'article qui m'a fait dresser les cheveux sur la tête d'horreur. Intitulé « Things Guys Just Don't Want to Know About You », sous-titré « How to keep the bond strong ». Autrement dit, « Les chose que les mecs ne veulent pas savoir à votre sujet », sous-titré « Comment garder une relation forte ». Bon les loulous à partir de maintenant je vais vous la jouer en V.F., hein. D'ailleurs la V.O. est ici.
Le truc donc sensé vous éviter les mille et un piège qui vont détourner de vous à jamais l'être aimé le mâle.
1. Vos faiblesses
Si vous êtes avec lui pendant suffisamment longtemps, il les découvrira de lui-même.
Apparemment, les mecs qui aiment qu'une femme leur confie d'elle-même ses faiblesses à partir du moment où ils se sentent engagés dans une relation avec elle, ceux qui sont blessés si elle essaie à tout prix de lui dissimuler ses travers, ceux qui sont fiers d'être le dépositaire de ses confessions, bah c'est pas des mecs, c'est des extra-terrestres.
Je savais bien que quelque chose clochait avec mes ex (sans parler du blondinet, champion toutes catégories du « Dis-moi tout »).
2. A quel point vous êtes fatiguée
Vous plaindre de votre fatigue vous fait juste paraître geignarde.
Oui enfin y a une différence entre dire qu'on est fatiguée et s'en plaindre pendant trois heures. Parce que bon, si vous faites bonne mine jusqu'à la fin du dinner pour ensuite vous effondrer sans prévenir, ça risque de pas lui plaire, à votre gaillard.
4. Votre choix de produits d'hygiène féminine
La plupart des mecs utilisent les mots tampon et serviette de façon interchangeable et sont bien heureux de ne pas connaître la différence.
La plupart des mecs sont des cons incultes donc.
Sans non plus vouloir me répandre en détails sur les affres de la féminité, il est hors de question que j'agisse en catimini une semaine sur quatre, me refusant à prononcer le mot « règles », dissimulant mes serviettes hygiéniques, rougissant si un tampon s'échappe du sac d'une dame... Si monsieur ne peut pas vivre avec l'idée de règles, je lui suggère de ne pas vivre avec une femme : c'est inséparable.
(Et au passage je me plie au thème de la semaine de Deadly Breakfast...)
8. A quel point vous êtes intelligente
Il n'y a pas de meilleure illustration de publicité mensongère que quelqu'un scrutant au-dessus d'un examplaire de Crimes et Châtiments dans un café* bondé.
Là d'accord j'ai vu rouge. J'aurais pas du bazarder le cosmo contre le mur en le traitant de vil ramassis de facho machiste et de concentré de bovin libidineux. J'aurais pas du.
Mais c'est pas parce que je me crois intelligente que je lis Dostoïevski, c'est parce que ça me plait. Alors, oui, quand j'ai lu Crimes et Châtiments, je l'ai lu dans le métro, à des terrasses de café, à mes pauses déjeuners si je les passais toute seule, et même dans une gare.
Je me suis fait aborder par un mec gentil mais un peu lourd, d'ailleurs, dans cette gare, avec Mais que va-t-il devenir, ce garçon (un Heinrich Böll même pas dans le texte, rendez-vous compte, enfin si j'étais capable de lire l'allemand dans le texte comme le prétend mon diplôme, ça se saurait).
J'ai dragué le premier garçon dont j'ai vraiment été amoureuse à coups (figuratifs, heureusement) de bouquins. Et de maths, et de quelques autres trucs aussi, même si au final on ne sait jamais vraiment ce qui a été déclencheur.
Alors je suis sensée comprendre quoi, là ? Que c'est pas possible que j'aime Dostoïevski ? Que c'est pas possible que je sois une fille ? Que c'est pas possible que mes petits amis successifs aient apprécié (apprécient) mon côté intello ?
Avant Cosmo, la passion honteuse pour les femmes, c'était la masturbation. Maintenant, c'est la lecture. Ca c'est du féminisme, merci Cosmo.
Par là-dessus, dans un autre article (« Baffling Male Behavior - Explained » : « Les comportements masculins déroutants en dix leçons »), Cosmo dresse une liste des comportements masculins surprenants.
Parmi lesquels :
- dépenser plus facilement de l'argent pour du matériel électronique de qualité que pour des vêtements ;
- avoir du mal à se séparer de ses vieux vêtements ;
- ranger par piles ;
- lire aux toilettes.
Ah ouais en fait c'est pour ça que je ne comprends rien à Cosmo : en vrai, j'ai une nature profonde de mec.
Heureusement que je ne le paie pas, mon Cosmo.
* mis ici pour traduire « coffee shop »
Improvisé par Krazy Kitty à 18:52 in Stormy Weather
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19 octobre 2006
210 - A vau l'eau
Oui bah je reste polie. Enfin j'essaie.
J'aimerais bien avoir tout plein de choses instructives à vous raconter sur les Etats-Unis, vu que c'est quand même une des raisons d'être de ce blog, mais l'inspiration est moyennement au rendez-vous.
En plus de ça en ce moment la maudite nature me rappelle que je suis une femme
et a décidé d'y mettre le volume et les crampes, alors que bon
m'habiller chaque matin devrait suffire à raviver le souvenir de ma
féminité si besoin était.
Et des choses paaaaassionantes mais indispensables à faire, j'en ai en masse.
Alors voilà : les élections de mi-mandat de novembre, ben je vais être franche, je m'en tamponne. Et surtout, j'y peux pas un pet.
Je me mets assez en colère avec les présidentielles françaises, et si les Américains en général et les Californiens en particulier n'ont pas le sentiment qu'un pays, c'est des gens qui vivent ensemble, en communauté, pas seulement des gens qui essaient par tous les moyens d'amasser du fric les uns à côté des autres, et si ils préfèrent aussi s'attaquer aux symptômes qu'aux causes (oui je parle de la peine de mort là, enfin, entre autres hein), bah c'est pas mon problème. Enfin si, mais je peux rien y faire, je suis une tanche en politique, à part avoir quelques opinions, je suis pas foutue de les défendre.
Ils peuvent se donner des grandes tapes dans le dos et se féliciter de leur suprématie sur le monde, tout en critiquant à fond les manettes les autres pays - je ne suis pas franchement heureuse de cette loi au sujet du génocide arménien mais quand on a chez soi un gouvernement qui s'enlise dans une guerre qu'il n'arrive même plus à faire semblant de justifier, on réfléchit à deux fois avant d'en déduire que tous les Français sont du genre à imposer leur vision des choses de façon totalitaire en passant des lois au sujet de ce que les gens sont autorisés à dire. On essaie de nuancer un peu, par exemple. Ou alors on s'offusque pas de se faire détester pour sa nationalité. Parce que bon, l'hôpital qui se fout de la charité bien ordonnée qui commence par soi-même, on balaie devant sa porte avant de s'attaquer au voisin, et autres casseroles qui traitent les bouilloires de blacks*. Et camembert, aussi. Na.
Donc, j'en étais où moi dans mes conneries ?
Ah oui, les élections de milieu de mandat. Ben vous voyez dans quel état ça me met d'en parler, je dis plein de gros mots et tout, alors dans la vraie vie, en anglais ça fait pas joli et après je lance les assiettes à la tête des invités sans même vérifier que c'est les moches de la coloc que j'aime pas. Et je sais pas si vous avez remarqué, mais les gens, ils ont l'esprit de contradiction, quand on attaque leurs opinions à coups d'assiettes même pas propres, ils ont tendance à se conforter dedans (dans les opinions, pas dans les assiettes crades, on parle de champions de l'hygiène là), du coup ça sert à rien. Et j'ai assez de quelques reviewers et de mes collègues pour entretenir mon futur ulcère à l'estomac, merci.
Donc la politique américaine n'est pas bienvenue sur ce blog, même si ça semblerait tout indiqué et que ça pourrait faire salon.
+ Que ma coloc que j'aime pas couche avec un mec marié qui a deux fois son âge, je m'en balance, mais si ils pouvaient arrêter de faire semblant de rien genre ouais ouais c'est super naturel qu'on débarque dans l'appart au milieu de la journée, qu'on s'enferme dans la chambre de la coloc (celle que j'aime pas, mais suivez un peu) avec la télé à fond sur n'importe quel programme en mettant un genre de tapis pour bloquer l'interstice sous la porte, et qu'après une heure de ce traitement y ait la douche qui coule... non parce que c'est un peu sordide quand même. Hein.
+ La version geek américaine du bien connu « Madame, c'est pas ma faute, mon chien il a mangé mon devoir », c'est « The dog ate the printout » (Le chien a mangé la sortie papier), et croyez-moi, j'ai bien envie de la coller dans la réponse au commentaire qui se fout manifestement de la gueule de mon article.
+ Des mises à jour (techniques ou pas) sur Cookie's Almost Seriout.
+ Mots-clés récents :
++ « Love de toi » (Oh ben c'est mignon)
++ Thomas avait raison cette note : ça m'a ramené le poétique « Pénétration vaginale adolescente » (il faudra être intime avec moi pour comprendre mon ravissement sans égal, mais je fais des références privates sur mon blog si je veux et si vous êtes pas contents je vous merde, vu comment ce billet était élégamment rédigé ça va même pas baisser le niveau de langage)
* « It's the pot calling the kettle black », « C'est la casserole qui dit que la bouilloire est noire », version anglaise du « C'est l'hôpital qui se moque de la charité ».
Improvisé par Krazy Kitty à 20:55 in Stormy Weather
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03 octobre 2006
203 - Histoire sans paroles
Improvisé par Krazy Kitty à 13:35 in Stormy Weather
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29 août 2006
185 - Avoir son bac à quatorze ans...
... et demi (puisque je suis de janvier).
Oui, j'ai sauté trois classes. J'ai sauté la grande section maternelle, le CE2 et la cinquième. Qu'on se reporte à la note 64 du 27 janvier 2006 [fr] pour plus de détails à ce sujet. Oui, j'ai eu mon bac à quatorze ans. (En même temps, si vous aviez réalisé que j'étais en thèse à
vingt-et-un ans, il aurait du sembler logique que j'aie eu mon bac
relativement tôt.). Ca ne m'a pas empêchée de faire une troisième année de prépa et de ne pas intégrer une des écoles dont je rêvais au départ.
Je ne suis pas surdouée.
Il n'y a que les enfants que l'on peut qualifier de surdoués, et j'ai passé le stade de l'enfance, du moins au point de vue psychologico-médical. Les spécialistes préfèrent le terme de "précoce". Précoce, car il s'agit avant tout d'un développement intellectuel précoce, plus rapide que celui de la moyenne, et qui permet d'avoir les capacités intellectuelles nécessaires à passer le baccalauréat (normalement atteintes vers dix-huit ans) un peu plus tôt que ça [1].
Cela ne veut cependant pas dire qu'on reste supérieurement intelligent toute sa vie (même si on a plus de chance de réussir ses études).
Cela ne veut pas dire non plus qu'il n'y a pas tout un tas d'enfants capables d'apprendre plus vite que la moyenne ; seulement que cela n'a pas été détecté, ou que l'on a jugé que l'incidence de cette précocité sur leur développement personnel et mental ne justifiait pas qu'on leur fasse passer des classes, ou qu'ils ont mis leurs capacités au service d'autre chose que les études.
Autrement dit : il s'agit de mon enfance, de la façon dont j'ai été élevée, éduquée. Ce qui a bien évidemment une incidence sur qui je suis maintenant. Mais je ne suis plus une surdouée. Je ne suis plus la gamine qui a l'air toute petite parmi ses camarades de classes, qui récolte les meilleures notes et vit avec une étiquette. Je me fonds parmi les autres, parce que mon âge est de moins en moins important, parce que mes capacités mentales ne sont plus exceptionnelles parmi les gens qui m'entourent. Je ne suis pas meilleure en maths que mes collègues, ou si c'est le cas, c'est dû principalement au fait que j'ai fait plus de maths en prépa que les Américains dans toute leur scolarité, et alors ils sont meilleurs dans un autre domaine.
Ca fait sept ans que j'ai eu mon bac. Un tiers de ma vie, environ. J'estime que maintenant, on pourrait me foutre la paix avec ça et éviter de me mettre dans une petite boîte. J'ai assez des forums sur les enfants précoces / surdoués [fr, l'auteur décline toute responsabilité si une forte nausée vous prend à la lecture des messages postés sur ce lien] pour me plomber le moral sur la façon dont les adultes aiment à les considérer comme des phénomènes de foire et à en tirer une fierté particulièrement mal placée.
Merci.
[1] Bon, d'accord, beaucoup plus tôt que ça, d'après la psychologue scolaire qui me suivait. Celle qui s'étonnait que je veuille poursuivre des études scientifiques avec mes capacités littéraires.
Improvisé par Krazy Kitty à 09:37 in Stormy Weather
Pitits Mots [17]
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29 juin 2006
146 - Soyons clairs
Bon, les gens, le tact et la diplomatie, ça va bien deux minutes, mais y a des circonstances qui exigent un peu plus de, hum, comment dire, fermeté.
Le prochain qui me demande si je sais quand je viens en France, je l'épile intégralement quand je rentre. La moitié gauche à la cire trop chaude et la moitié droite à l'épilateur électrique (sans les glissières plastiques qui tendent la peau). Ou l'inverse.
La prochaine qui me demande si je sais quand je viens en France, je l'enferme pendant 24 heures avec l'intégrale de Lorie en boucle dès que j'arrive. (Quelqu'un peut me procurer une intégrale de Lorie ?)
Parce que dites-vous bien que ça me fait plus ch*er que vous de pas encore avoir tous les éléments pour choisir les dates. Il se trouve qu'il me faut savoir si j'ai un poste de TA (plus ou moins, chargée de TD) en août, et si j'ai pas ledit poste, ça va être délicat de payer les factures en septembre. Pour l'instant, c'est donc wait and see, mais s'entendre continuellement demander "alors ?", ça ne fait pas avancer le schmilblick d'un iota, ça augmente juste ma nervosité. Quand j'aurai mes billets, je m'arrangerai pour que vous soyez au courant. Je crois pas m'avancer des masses en affirmant péromptoirement que ces vacances en France sont beaucoup plus importantes pour moi que pour vous.
Merci de votre attention. Vous pouvez retourner regarder les bulles sur le fond de ce blog.
Improvisé par Krazy Kitty à 19:55 in Stormy Weather
Pitits Mots [9]
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