Krazy Kitty en Californie
17 janvier 2007
266 - The Scientist
Je n'aime pas beaucoup la télé. Ce n'est évidemment pas là une grande nouvelle ; d'abord, parce que je suis une sale petite intellectuelle snobinarde, ensuite, parce que je ne m'en cache pas.
D'ailleurs, je n'ai pas de télé. S'il s'y passait un événement suffisamment important pour que je veuille y assister, il y aurait toujours celle de ma coloc chinoise (encore faudrait-il la décoller de ses émissions de prédilection : Star Trek et les dessins animés pour enfants [1]) ou celle de ma coloc américaine (elle, je ne sais pas ce qu'elle regarde ; elle le fait à un niveau sonore décent et la porte fermée, à une fréquence qui m'échappe donc totalement). Ou encore je pourrais m'appuyer le déplacement jusque chez le blondinet qui possède dans son salon une télévision dont l'écran assure un certain confort visuel.
De toute façon, je ne sais pas comment on fait pour regarder la télévision sans péter une durite dans ce pays : il y a de la publicité tout le temps. Jusqu'à toutes les huit minutes. Un peu moins souvent pendant les films, certes, mais un film de deux heures prend facilement trois heures d'antenne, et une heure d'énervement graduel pour le téléspectateur qui n'a pas prévu ses mots-croisés pour s'occuper.
Au final, j'arrive à regarder (de préférence quand on a enregistré l'émission et que je peux accélérer les publicités) les rediffusions de Seinfeld [en], quelques films (notamment tous les films d'action qui sont quasi systématiquement doublés en France) et Mythbusters.
Mythbusters [en], c'est une bande de gens payés pour s'amuser à mettre à l'épreuve des légendes urbaines pseudo-scientifiques : peut-on percer un trou d'une balle de révolver dans une pièce en argent ? diluer de l'eau de Javel dans l'eau d'arrosage d'un arbre de Noël permet-il de le conserver plus vert plus longtemps ? peut-on capter des émissions de radio dans ses plombages ? peut-on abuser un détecteur de mouvements à ultra-sons avec un simple drap ? une petite voiture peut-elle aller aussi vite qu'une voiture de course ? ... Le tout à grand renforts de moyens, d'équipements inutiles et d'explosions bruyantes. Leur refrain ? « Les enfants, n'essayez pas de faire ça chez vous »...
Tout ça pour dire que, ouais, en fait, des fois, je regarde la télé.
[1] Elle n'a que 27 ans, c'est encore une grande enfant.
Improvisé par Krazy Kitty à 11:53 in I'm a stranger here myself
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11 janvier 2007
263 - Nos sourires
Les différences entre Etats-Unis et France sont nombreuses, on le sait.
Notamment les différences dentaires (et on le sait moins, car, allez savoir pourquoi, ça ne fait pas vendre les journaux).
D'abord les recommandations d'hygiène buccale. Alors aux Etats-Unis, il faut consulter son dentiste tous les six mois [1], passer une radio (de la mâchoire et des dents, hein, pas de la colonne vertébrale) tous les deux ans, se brosser les dents au moins une minute deux ou trois fois par jour, et utiliser fil dentaire et bain de bouche une fois par jour environ. En France, je vous rappelle qu'il faut consulter une fois par an, passer une radio si le dentiste le juge nécessaire et se brosser les dents deux à trois minutes trois fois par jour. L'usage du fil dentaire et du bain de bouche ne sont même pas mentionnés sur le site de l'Union Française pour la Santé Bucco-Dentaire. Loin de moi l'idée d'accuser les fabricants de Listerine©, de fil dentaire ou d'appareils radiologiques de faire pression, évidemment. Je ne suis pas comme ça. Le brossage des dents s'effectue dans les deux pays de préférence après les repas.
Il est aussi de tradition dans les pays anglo-saxons de se laver les dents au lever, alors que chez moi, on fait ça juste après le petit-déjeuner. Je n'ai pas réussi à savoir si c'était une habitude française ou pas, et je conviens que les plaisirs de l'haleine au réveil peuvent conduire à se laver les dents dès que possible, surtout si l'on est en charmante compagnie.
Ce qui me chiffonne, dans tout ça, se sont les recommandations des tubes de dentifrice (que ce soit Sensodyne© ou Colgate©, je n'ai peur de rien, je dénonce les marques) : « Apply at least a 1-inch strip of the product onto a soft bristle brush ». Appliquer une longueur d'au moins deux centimètres et demi de produit sur une brosse à poils souples. Okay. Deux centimères et demi. Deux centimètres et demi ? J'ai mesuré la tête de ma brosse, elle fait deux centimètres. Et j'ai beau avoir une grande gueule, j'ai une petite bouche : si je mets deux centimètres et demi de dentifrice dedans, j'en recrache la moitié au bout de cinq seconde. Ah c'est utile.
Pareil avec les bains de bouche, ceci dit. Si j'utilise la dose minimale recommandée de 20 ml, je crache du menthol par les narines.
Et j'ai maintenant fait la preuve que j'étais une personne sophistiquée et de bon goût qui correspondait mot pour mot à son astrologie celtique.
[1] Je retourne donc dans mon cabinet adoré et préféré le 20 janvier. Joie.
Improvisé par Krazy Kitty à 12:19 in I'm a stranger here myself
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06 janvier 2007
259 - It takes a lot to laugh...
Petite annonce : La personne qui a débarqué sur ce blog en tapant « appartement UCI Irvine » dans Google est priée de consulter le lien http://www.housing.uci.edu/ et de cliquer sur Contact en haut à gauche pour m'envoyer un hi-mayle avant de débarquer en terra incognita.
La blague du déménagement continue : Mon labo part ainsi qu'un autre dans la salle 170 et non pas 172 du Bâtiment Informatique II ; le dit départ aura lieu « lundi et/ou mardi » (je cite), étant donné que plusieurs Bâtiments Provisoires déménagent lundi et qu'on fait partie de la « troisième vague » ; en tout cas nous sommes priés d'être prêts à déménager lundi matin (notamment avec nos machines et serveurs éteints et débranchés), et advienne que pourra (mais pas beaucoup de travail, en tout cas). Par ailleurs, il n'est pas tout à fait certain que nous ayons assez de copies des clés de la dite salle 170 pour tout le monde, mais chi vivrà, vedrà e che sarà, sarà.
Ah, les gars qui viennent de déménager eux-mêmes les serveurs critiques me font savoir que la connexion réseau ne marche pas dans la salle 170. Joie.
Dilemme : Sachant que je suis née le 7 janvier 1985 à 2h12 (heure française), soit le 6 janvier 1985 à 17h12 (heure californienne), quel jour dois-je fêter mon anniversaire ? (La bonne réponse, bien que jugée tout à fait opportuniste par le blondinet, est bien évidemment : les deux, mon capitaine).
Politémique : Je ne peux m'empêcher de remarquer que la mort de Gerald Ford, ancien président des Etats-Unis (et remplaçant de Nixon après que celui-ci ait été démis de ses fonctions), décédé de maladie à l'âge avancé de 93 ans, a récemment bien plus préoccupé les Etats-Unis que l'exécution de Saddam Hussein, malgré le sale arrière-goût de parodie de justice tendant franchement vers la vengeance que cette sombre affaire a laissé dans la bouche des Européens (ces mauviettes qui ont maintenant dans l'idée que la peine de mort est peu compatible avec une démocratie respectueuse des droits de l'Homme). Par ailleurs, je trouve ça très malsain, tous ces discours qui parlent de Dieu et de comment Gerald Ford l'aimait et le servait et de comment ses proches et l'actuel Président de la République et sa femme et toute une tripotée de gens à discours prient pour lui. Les Américains peuvent bien dire qu'on n'a pas vraiment réussi notre séparation de l'Eglise et de l'Etat avec tous nos jours fériés catholiques, mais ils feraient bien de passer l'aspirateur sur leur paillasson avant de se foutre de la Charité. Et qu'est-ce qu'ils ont besoin de prier pour lui, d'abord, s'il a été un si fervent chrétien toute sa vie ? And who is this God person, anyway ? [1]
Météo : Irvine vient subitement de réaliser qu'elle n'était qu'à quelques kilomètres d'un océan et nous gratifie en conséquence d'un vent à décorner les boeufs. C'est chouette, ça me rappelle Brest.
Chiens écrasés : Le petit con en BMW qui a manqué de m'écraser en reculant à toute vitesse pour sortir de sa place de parking alors que je passais derrière et que ses feux de reculs ne marchaient pas n'avait pas vraiment besoin d'en rajouer en me traitant de salope. Il ne s'en est pourtant pas privé. Ma répartie sera censurée.
[1] Merci à Douglas Adams pour cette savoureuse phrase.
Improvisé par Krazy Kitty à 10:00 in I'm a stranger here myself
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19 novembre 2006
234 - Tana tana tanana...
Pour ceux qui n'auraient pas reconnu, ce titre était l'air du générique de James Bond.
Donc, me fiant à ma divergence de goûts assez spectaculaire avec le presque-ex-coloc du blondinet, qui a détesté, je suis allée voir Casino Royale.
Je ne suis pas une inconditionnelle de James Bond, je n'ai jamais vu (et pourtant j'aurais aimé) la version de 1967 avec Peter Sellers et Orson Welles, autant dire que je ne suis pas experte en la matière.
Mais c'était un bon James Bond, à mon sens.
Daniel Craig est très bien, j'ai adoré le générique d'ouverture (je suis bon public, d'accord), et maintenant que j'ai appris à jouer au poker j'ai pu suivre toutes les scènes. (Je voudrais pas dire, mais James Bond a une veine pas possible.)
Evidemment, c'est un James Bond, mais beaucoup plus réaliste que les derniers avec Pierce Brosnan qui donnaient vraiment lourdement dans l'accumulation d'invraisemblances ; c'est un film d'action, hein, pas un message philosophique. (Ou alors, la morale en est « Ne fais confiance à personne et les femmes sont toutes des salopes - sauf M.»).
Il est un peu longuet, j'en conviens - il y a quelques scènes que j'aurais volontiers zappées (et avec moi l'ensemble des spectateurs de sexe masculin je suppose). Mais bon, dans l'ensemble, ça se tenait.
Et si vous allez le voir, faites vachement gaffe aux mots de passes, je suis quasiment sûre qu'il y a une incohérence. Et oui je prête une attention particulière aux chiffres et nombres dans les films si je veux.
Par contre, sur les quatre bandes annonces qui sont passées avant le film, trois vendaient un film « basé sur des faits réels ». Je trouve que ça fait un peu beaucoup - par ailleurs, vous pouvez discuter dans les commentaires de comment l'imaginaire est de toute façon basé sur des faits réels. Moi, je vais dîner.
Improvisé par Krazy Kitty à 19:37 in I'm a stranger here myself
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14 novembre 2006
228 - Sans le latin, sans le latin...
Je sais pas vous, mais moi, trouver des pubs pour l'Eglise de Scientologie dans un journal universitaire, ça me choque un peu.
Je dois avoir trop l'habitude que dans ce pays pourfendeur des vrais libertés qu'est la France, dépourvu de Premier Amendement [1], ladite église soit considérée comme une secte.
Tiens, d'ailleurs, ils fournissent toujours la fort bienvenue fiche d'inscription à l'aumônerie en même temps que le dossier d'inscription au collège ou au lycée, en France ?
[1] Congress shall make no law respecting an establishment of religion,
or prohibiting the free exercise thereof; or abridging the freedom of
speech, or of the press; or the right of the people peaceably to
assemble, and to petition the Government for a redress of grievances. « Le Congrès ne pourra faire aucune loi concernant
l'établissement d'une religion ou interdisant son libre exercice, restreignant la
liberté de parole ou de la presse, ou touchant au droit des citoyens de s'assembler
paisiblement et d'adresser des pétitions au gouvernement pour le redressement de leurs
griefs. »
Improvisé par Krazy Kitty à 08:00 in I'm a stranger here myself
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08 novembre 2006
225 - Persiste et signe
Au cas où vous auriez pas appris la nouvelle, Arnold Schwarzenegger a été massivement réélu Gouverneur de Californie.
Je vais me frapper la tête contre le mur, je reviens.
Improvisé par Krazy Kitty à 08:01 in I'm a stranger here myself
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07 novembre 2006
224 - Et buuuuuut !
Attention, ce billet use et abuse des liens hypertexte vers divers articles.
(Bah forcément quand on veut pas parler des élections on laisse parler les autres)
Moi qui ne regarde (presque) jamais les matchs de foot, il fallait bien que je compense.
Du coup, je passe ma soirée sur le site de CNN [en] à regarder l'évolution des (pré)-résultats des élections de mi-mandat.
A l'heure où je vous parle, il semblerait que les Américains s'en donnent à coeur joie pour bannir le mariage homosexuel. Pas grand chose d'autre de probant pour l'instant.
Pour patienter, je lis des articles sur les pratiques douteuses des candidats (appels téléphoniques induisant les électeurs du parti adverse en erreur [en], avalanches de mails et appels téléphoniques dont je suis moi-même victime alors que je n'ai pas le droit de vote dans ce pays nom d'un chamois !, diverses absurdités rapportées sur Digg ici [en] ou là [en]) et les divers problèmes liés aux votes électroniques (à lire : bref résumé par Corine Lesnes [fr], une expérience parmi d'autres [en], un bel article du NYT [en])... La confiance règne tellement que les Démocrates ont engagé des avocats et étudiants en droit (bénévoles) pour surveiller les bureaux de vote [fr].
Bon, j'ai aussi des expériences à faire tourner, et les bureaux de votes sont toujours ouverts sur la côte ouest...
Improvisé par Krazy Kitty à 19:31 in I'm a stranger here myself
Pitits Mots [8]
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31 octobre 2006
219 - Espèce de courge
Comme nous le savons tous, aujourd'hui, c'est Halloween.
Boo!
Ca, c'est fait.
Comme il est hors de question que je m'apesantisse sur les déguisements plus que douteux qu'arborent les demoiselles en cette saison (d'aucuns n'hésiteraient pas à parler de putasserie, mais je suis polie, moi, jeunes gens) [1], je m'en vas vous expliquer comment faire une tarte à la citrouille, pardon, au potiron. Le dessert est parfaitement de saison, en plus c'est bon et y a pire pour la santé.
Cette recette est réalisée en partenariat avec TJ, le magasin (dont il faudra que je vous parle vraiment un jour) où on peut acheter des produits de qualité pour pas trop cher. Par partenariat, j'entends qu'une majorité écrasante des ingrédients ont été achetés chez eux.
La veille au soir :
Déplacer le fond de pâte brisée de chez TJ (ou autre) du congélateur au réfrigirateur. Ou faire une pâte brisée et la laisser reposer au réfrigirateur, je suis pas comme ça moi.
Le matin même :
Sortir du réfrigirateur la pâte brisée, la boîte d'oeufs et la crème fraîche. Sortir trois oeufs de la boîte, ranger la boîte.
Sortir du placard du bas le grand saladier, le poser près de l'évier.
Prendre dans les tiroirs les mesures (ou un verre gradué), un fouet (gardez vos réflexions sado-masochistes pour vous, merci), quelques cuillères, l'ouvre-boîte, le plat à tartes.
Prendre dans le placard du haut la farine, le sucre roux et le sel.
Se référer à la recette pour choisir les épices : cannelle, noix de muscade rapée, clous de girofle moulus, quatre-épices, gingembre en poudre. Le placard ne contenant ni clous de girofle, ni quatre-épices, se rabattre sur le mélange Pumpkin Pie Spices de TJ. Pester que les mélanges tout prêts, c'est pas le top.
Prendre une boîte de potiron en purée (de 425g, biologique, trois fois rien chez TJ).
Préchauffer le four à 450 F (230°C, thermostat 8 si vous avez le bonheur de vivre avec le système métrique).
Retourner à la recette, elle dit :
4 cuillères à café de cannelle
1/2 cuillère à café de noix de muscade rapée
1/2 cuillère à café de quatre-épices
1/2 cuillère à café de clous de girofles moulu
2 cuillères à café de gingembre
(Une cuillère à café vaut une demi teaspoon, pour ceux qui chercheraient à convertir des recettes américaines, les malheureux).
Convertir au flair en ce qui se trouve sur le plan de travail, et balancer (lestement, mais sans en mettre partout) quatre cuillères à café de cannelle, une petite moitié de cuillère à café de noix de muscade rapée, une cuillère à café de gingembre, et une bonne moitié de cuillère à café de mélange Pumpkin Pie Spices dans le saladier. Y ajouter une cuillère à café de sel.
Se dire que la prochaine fois, on parlera de pincées.
Ajouter une demi cup (soit environ 100 g, soit 12 cl) de sucre roux. Plus deux bonnes cuillères à soupe de farine. Mélanger le tout.
Ouvrir la boîte de purée de potiron, jeter le couvercle dans l'évier, verser le contenu dans le saladier, mélanger au fouet.
Casser méthodiquement les trois oeufs l'un après l'autre sur le bord du saladier, jeter les coquilles dans l'évier (bah faut bien que le broyeur serve), et le reste dans le saladier (si, si). Bien mélanger au fouet.
Ajouter un quart de cup (soit 6 cl, bien, vous suivez) de crème fraîche. La recette dit une cup entière, mais la recette, elle est crazy dans sa tête.
Fouetter jusqu'à ce que le mélange soit bien homogène.
Disposer la pâte brisée dans le plat, passer dix minutes à combler les fissures qui n'ont pas hésité à se former, et à gondoler le bord pour que ça fasse joli.
Verser le mélange sur la pâte. Utiliser une spatule pour en perdre le moins possible (ce serait sacrilège).
Enfourner.
Regarder l'heure.
Pendant dix minutes, faire la vaisselle, jeter la boîte et son couvercle (récupéré dans l'évier) dans la poubelle aluminium, en profiter pour laver la cafetière qui traîne, balayer un coup le plancher, remettre la crème fraîche au réfrigirateur (il serait temps, oui).
Enfin, baisser la température du four à 325 F (170 °C, thermostat 3).
Retourner à la rédaction d'une réponse aux reviewers pendant une bonne demi-heure. Sauter de sa chaise, courir dans la cuisine, ouvrir le four, prendre les gants, sortir la tarte du four, fermer le four, prendre un couteau, l'introduire au centre de la tarte, le ressortir. Si le couteau est sec, éteindre le four. Sinon, remettre la tarte au four pour quelques minutes, et répéter l'opération.
Laver le couteau.
Quand la tarte est à température ambiante, la démouler. (Bon courage). La recouvrir d'un film plastique (pour éviter qu'elle ne prenne les odeurs du réfrigirateur, la tarte au potiron à l'ail c'est pas top), la mettre au réfrigirateur.
La tarte au potiron se déguste en effet froide (croyez-moi, c'est bien meilleur).
Le soir même :
Au moment du dessert, présenter au blondinet son dessert préféré. Il aura les yeux brillants toute la soirée.

[1] J'avais prévu de me déguiser en Frenchie si nécessité était, et je me retrouve en T-shirt / Levi's / Converses. Ok, le T-shirt vient des Trois Belges. Bref. De toute façon, je suis cloîtrée chez moi.
Improvisé par Krazy Kitty à 21:28 in I'm a stranger here myself
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25 octobre 2006
215 - Où l'on ne parlera pas de politique
Et où l'on se contentera d'inciter les lecteurs anglophones qui ne savent pas trop de quoi il retourne avec ces élections du 7 novembre à lire cet article sur Lick the Light Switch[1], qui a à mon sens le mérite de présenter les choses assez clairement et de pas rentrer dans les détails[2].
Et où l'on signalera au passage que GOP signifie Grand Old Party, à savoir, le parti républicain.
[1] Pourquoi je lis les blogs de planet-debian alors que je n'ai pas de Debian ? Pour les articles qui ne parlent pas de Debian, voyons.
[2] Pour ceux qui veulent des détails, je vous laisse vous débrouiller au hasard avec les mots suivants : avortement, South Dakota. Ou proposition 85, Californie. Ce n'est pas de la politique[3], c'est mon côté fille de militante anti-avortement qui ressort.
[3] Souffleur de Brume, je sais, j'ai utilisé le mot alors que j'avais promis de ne pas en parler.
Improvisé par Krazy Kitty à 08:36 in I'm a stranger here myself
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24 octobre 2006
214 - Comment avoir le mal du pays en dix leçons
1. Réalisez que la dernière fois que vous avez parlé français (pas écrit, non, parlé) était au téléphone il y a dix jours, la dernière fois que vous avez appelé votre petite maman.
2. Sentez les larmes monter à vos yeux au rayon boucherie parce que
voir du gigot d'agneau vous fait penser à l'agneau de Sisteron (et à
l'abattoir en bas de chez vous).
3. Soyez incapable de donner le prix exact du ticket de métro parisien,
parce que ça fait trop longtemps que vous ne l'avez pas utilisé.
4. Faites un tour sur vos blogs préférés, laissez trois commentaires
débiles, réalisez qu'il s'agit là de votre plus fidèle fenêtre sur la
France (avec le site de libé tant qu'il est encore gratuit), insistez
lourdement sur l'aspect pathétique de la chose.
5. Allez faire les magasins. Tombez sur des sous-vêtements en tailles
européennes. Veillez à être obligée de faire la conversion depuis la
taille américaine que vous savez porter.
6. Demandez-vous à quelle heure le soleil peut bien se coucher dans votre ville natale. Posez la question à votre maman parce que vous n'avez plus aucune idée de ce à quoi ça ressemble l'automne, en Bas-Alpie.
7. Rêvez que votre blondinet parle parfaitement français.
8. Cherchez à traduire « Don't beat yourself up » en français,
alors que cette expression « fait parfaitement sens » dans votre
esprit. Profitez-en pour chercher une traduction de « perfectly makes sense ». Echouez lamentablement. De dépit continuez à vous battre vous-même vers le haut.
9. Recevez les photos du mariage d'un de vos amis. Appesantissez-vous
sur le fait que vous n'avez jamais eu l'occasion de rencontrer sa
femme, parce que vous ne l'avez pas vu, lui, depuis plus de deux ans.
Admirez, outre sa prestance dans un costume, tous ces gens que vous
connaissez réunis pour l'occasion. Réalisez que la vie continue,
là-bas, sans vous.
10. Enfin, veillez à vous entourez de gens prévenants qui ne manqueront pas de vous demander de temps à autre si votre pays ne vous manque pas trop.
Bonus : Afin de pouvoir continuer à pratiquer longtemps (c'est-à-dire sans sauter dans le premier avion pour Paris), assurez-vous de communiquer sur place et à distance avec quelques personnes adorables et / ou optimistes. Ayez aussi un papa télépathe qui vous appelle très peu mais toujours quand vous avez le plus besoin d'entendre sa voix.
A tous ceux à qui j'ai virtuellement parlé récemment, par messagerie instantanée, par échange d'e-mails ou de commentaires bloguesques, merci. C'est grâce à vous que le moral reste bon.
Improvisé par Krazy Kitty à 18:29 in I'm a stranger here myself
Pitits Mots [12]
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