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et heure (en Californie)

Krazy Kitty © 2005-2007

Krazy Kitty en Californie

01 septembre 2006

188 - Si je meurs...

AS. Oui, la note 187 arrive. Un peu de patience nom d'un chêne [1].

J'entame aujourd'hui une période éprouvante sur le plan personnel, dont le thème pourrait être «Il est toujours bon d'essayer de vaincre ses peurs» (et là on espère franchement réussir), et sur laquelle je ne vais pas vraiment m'étendre parce que jusqu'à preuve du contraire American Rhapsody n'est pas non plus le journal de ma vie intime étalé pour le plaisir de tous.

Disons qu'il faut quand même bien que je vous prévienne que je vais être sur les nerfs. A ce sujet, tout commentaire essayant d'en savoir plus sur le sujet sur lequel j'ai décidé de ne pas m'étendre se verra implacablement censuré et ne venez pas pleurer que vous n'étiez pas prévenus.

Bref, si je mon coeur ne lâche pas d'anxiété avant, je risque encore de mourir de peur dans une heure. Veuillez noter que dans ce cas, je lègue mon exemplaire du Testament Phonographe de Léo Ferré et mon journal intime à mon Ange, mon travail à Advisor, mon corps à la science et le reste à qui en fera bon usage. N'oubliez pas d'arroser les plantes et de nourir le chat. Et je nomme ma vieille souris [2] mon exécutrice testamentaire. Julot le lion a les clés du blog, ne vous inquiétez pas.

Ne remettant pas à demain - ou à tout autre jour ayant l'immense avantage d'être futur plus que présent - ce qui aurait dû être fait il y a au moins trois ans, je file. Faites pas trop les cons, je reviens. (Ou sinon, Julot veillera au grain).

[1] Ne remerciez pas Brassens pour la référence mais le platane vu de ma fenêtre. Je vois un platane, je pense chêne, tout va bien.

[2] En peluche, oui, mais est-il nécessaire d'être désobligeante ?

Improvisé par Krazy Kitty à 12:38 in All of Me
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28 août 2006

184 - Truc de filles

Parfois je fais des trucs super-girly, comme de me peindre les ongles de pieds en rose, lire les pages modes de Cosmo [1], ou m'acheter un produit pour structurer mes boucles (sic et re-sic).

Il était donc tout naturel - d'autant plus qu'à partir du 11 septembre je serai la seule représentante du sexe féminin dans mon groupe de recherche - qu'Advisor me propose de participer à un truc de filles.

J'ai donc soumis un résumé sur mes travaux de cuisine recherche à un atelier intitulé "Femmes et Apprentissage Statistique" [en], car si l'idée de faire la distinction entre hommes et femmes quand il s'agit d'un travail académique me passe largement à côté, et ce même si je suis consciente du fait que peu de femmes choisissent de faire une carrière dans la recherche informatique (cf. remarque ci-dessus sur la composition de mon groupe de recherche), participer à un atelier me donnera un peu d'expérience et ce n'est pas à négliger.

Lequel résumé ayant été accepté, Krazy Kitty sera présente à San Diego les 3 et 4 octobres prochains aux frais de la princesse [2].

Youpi-hop et une bouteille de rhum boisson rose avec un petit parapluie dedans !

[1] Aux toilettes, certes.

[2] A savoir, la NSF (National Science Foundation) et le CRA-W (Computing Research Association - Women).

Improvisé par Krazy Kitty à 16:03 in All of Me
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26 août 2006

183 - Un an déjà - bis

Il y a un an, j'atterrissais à l'aéroport John Wayne (rien que le nom me fascinait et me terrorisait en même temps), saoule de fatigue et d'anxiété. Le voyage est éprouvant, surtout quand on le fait pour la première fois. Quand, pour la première fois, on est confrontée à l'immensité des plus grands aéroports américains (je transitais par Chigao O'Hare), entourée de réels anglophones, des qui parlent anglais sans l'avoir appris à l'école. D'autant plus quand on s'est arrachée à son pays, à sa famille, à ses amis, sans savoir quand on y retournerait ne serait-ce que pour des vacances, avec le projet de passer plusieurs années loin. Très loin. Un lointain qui me le semblait d'autant plus qu'épuisée, je n'arrivais même pas à me servir d'un téléphone public - enfin, après quinze minutes de lutte acharnée, je réussis à appeler ma mère, et fondis en larmes.

Mettant donc pour la première fois mes orteils sur le sol américain (si l'on excepte mon passage à l'ambassade américaine à Paris), dans une ville que je redoutais et où je ne connaissais personne, une valise en moins car égarée aux environs de San Diego, je n'en menais pas large. J'avais peur de tout, peur de parler anglais, peur de ne pas comprendre, ni la langue ni les us et coutumes, peur qu'on m'oublie en France, peur aussi d'oublier.

Pourtant, dès le premier soir, la douce température (j'étais partie de Paris sous la pluie), les palmiers, ler routes immenses et l'air marin m'avaient agréablement dépaysée. Arrivée sur le campus, je m'émerveillais de le voir si beau et luxuriant, et d'y croiser quantité de lapins peu farouches. Et je serrais les dents pour ne pas pleurer, car je savais que ça ne m'avancerait à rien d'autre qu'à me sentir un peu plus perdue.

Peu à peu, j'ai pris mes repères. Appris la géographie du campus, puis la localisation des magasins, enfin arrivais à me repérer sur les axes routiers. Meublé ma chambre (ah, ces premiers jours où les valises me servaient d'étagères et mon lit de bureau !). Rencontré des gens, peu à peu, car ce n'est pas quelque chose que j'aurais su faire vite. Créé un cercle d'amis. Appris à connaître mes collègues, à comprendre leur fort accent sud-californien et leur débit de parole accéléré, à plaisanter avec eux. Laissé le blondinet m'approcher, aussi, avec tous les doutes qu'impliquaient l'idée de partager quelques moments intimes avec quelqu'un qui ne parle pas français. Ce genre de choses, qui fait que je vis ici maintenant.

Quand je dis "chez moi", c'est parfois pour parler de la France, parfois pour parler de mes bas-alpages, et parfois pour parler de mon appartement à Irvine. Et si j'ai parfois la sensation d'être déchirée et une tendance à refuser à m'attacher à ici pour ne pas m'éloigner de là-bas, j'ai aussi la chance de me sentir aussi à l'aise au pays que là où je vis.

Un an déjà. Et un an seulement...

Et presque sept ans que je suis partie de la maison.

Improvisé par Krazy Kitty à 16:03 in All of Me
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23 août 2006

181 - Un an déjà

Mon visa a un an et un jour.

J'avais l'intention de développer sur comment que ça fait tout bizarre de se dire "un an déjà", mais je vais attendre quelques jours l'anniversaire de mon arrivée en Californie. (Je suis un chouilla fatiguette, là).

Oualà, vous pouvez retourner à vos occupations (faites un tour sur Cute Overload [en] si vous vous ennuyez vraiment).

Ah et aussi j'ai cédé et installé la bannière du Panda [fr] pour la Blog Party 2 [fr], sauf que j'ai désanimé le gif animé parce qu'il me tapait sur les nerfs à être animé, justement, alors faites-moi plaisir, cliquez dessus que le monsieur soit content.

Sinon, mes élèves sont toujours aussi merveilleux, ceux qui ne sont pas très bons en informatique se rattrappent généralement largement sur la mauvaise foi.

Je ne sais pas pourquoi, mais je sens que cette note ne va pas rester dans les annales. J'ai même pas de mot-clé rigolo pour vous faire sourire. Bon allez zou, y a un moment où il faut arrêter d'écrire pour ne rien dire, quand même.

Improvisé par Krazy Kitty à 10:21 in All of Me
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21 août 2006

180 - Nouvelles du front / News from the battlefront

Qui est toujours situé entre mes lunettes et ma frange savamment ondulée (à savoir, coiffée avec les doigts et un peu de gel supposé structurer mes boucles, ben voyons).

Ok, that was a non translatable pun. That's all folks.

En dehors de mes démêlés banqucaires et de leur tout aussi agréable qu'heureux dénouement, j'ai passé un dimanche très charmant et reposant. Un réveil tout en douceur avec les rayons du soleil déjà haut dans le ciel qui viennent vous chatouiller le bout du nez, avec tout le temps nécessaire pris pour s'extraire de dessous la couette, une longue douche à deux... Le petit déjeuner pris à onze heure trente, des oeufs, des tartines à la gelée de coings ramenée de France, du jus de pamplemousse rose, un café bien fort pour moi et un thé à l'orange qui sent bon pour lui. La voiture qui roule dans le soleil le long de l'océan, le déjeuner tardif dans une cantina, la promenade sur la plage en se souvenant d'une soirée il y a dix mois, et les galeries d'art où l'on essaie de ne pas montrer qu'on n'a vraiment pas les moyens d'acheter ce qu'on regarde, surtout le grand là-haut, et puis le retour par le parc d'état et encore plus tard une partie de scrabble en finissant la bouteille de vin de la veille...

Besides the stories with my bank and their very relieving happy ending, I've had a very relaxing and charming Sunday. Waking up slowly with the already high in the sky sun shining on my nose, with all the necessary time to get out of the covers, and a long shower for two... Breakfast at eleven thirty, eggs, toasts with quince jelly from France, grapefruit juice, a black coffee for me and a nice smelling orange tea for him. The car cruising in the sun along the ocean, the very late lunch in a cantina, the walk on the beach, remembering a ten months old evening, and the art galleries where we try to look as if we could afford what we're looking at, especially hard for the big one over there, and then the drive back through the state park, and later on a scrabble game while drinking what remained of the wine bottle from Saturday evening...

En ce moment j'écoute beaucoup Radio Paradise [en] et aussi Downpressor Man par Sinéad O'Connor, sauf quand je corrige je préfère Loreena McKennitt, et Sonny Rollins quand je rédige. Je mange des pêches et du raisin juste un peu trop vert, je cuisine des gâteaus à la fleur d'oranger et du poulet au citron, et j'avale en vitesse des snacks aux fruits quand je dois aller en réunion. Je lis Cosmo d'un oeil quand je trouve du contenu entre les pubs, et le Hitchhiker Guide to the Galaxy avec un crayon pour noter les meilleurs passages, je cherche des Gelly Roll Fine Sakura bleu royal et des blocs notes quadrillés en 5 carreaux par pouce, avec un grammage correct et un prix abordable [1], je regarde des passages de Arsenic and Old Laces, et je vais parler au poisson rouge [2] et me moquer de sa façon d'agiter frénétiquement les petites nageoires qui assurent sa stabilité.

I listen a lot to Radio Paradise [en], and also to Downpressor Man by Sinéad O'Connor, except for when I'm grading - I prefer Loreena McKennit, and Sonny Rollins for when I'm writing. I eat peaches and grapes almost perfectly ripe, I bake orange blossom cakes and lemon chicken, and I quickly swallow fruit snacks when I have to go to a meeting. I vaguely read Cosmo when I manage to find some content between the ads, and the Hitchhiker Guide to the Galaxy with a pen to write down the best sentences, I look for some royal blue Gelly Roll Fine Sakura and quadrilled notepads in five squares per inch, a correct basis weight and an affordable price [1], I watch pieces of Arsenic and Old Laces, and go and talk to the goldfish [2] and laugh at the way its frantically moves the little fins ensuring its stability.

Je vais à des réunions où on parle de la fabrication des bombes dans sa salle de bains et de comment tricher aux examens, et aussi parfois de travail et de Y qui va avoir son diplôme et des petits nouveaux qui vont débarquer comme moi l'an dernier, et de l'article que je suis indéfiniment en train d'écrire parce que quelqu'un y trouve toujours à redire, et du tutorial de J qui prend de l'ampleur, et des publications récentes, et de tous ces projets qui marchent ou vont marcher, et des parfums de glace chez Gelato d'Amore.

I attend meetings where people talk about how to build a bomb in your bathroom and how to cheat on exams, and also sometimes about work, and Y who is going to graduate soon, and the newbies who are going to arrive as I did a year ago, and this paper I'm constantly rewriting because there is always someone to have something to say about it, and J's tutorial which is growing, and the latest papers, and all these projects that are working or going to work soon, and the ice cream flavors at Gelato d'Amore.

Je réponds à des questions plus ou moins stupides par e-mail, je résouds les devoirs à la maison et exercices conseillés donnés à mes élèves, je fais des fiches de cours rapides pour ne pas perdre le fil, je me passionne pour les cas d'études (morpion, cannibales et missionaires, jeu des huit reines, jacquet, jeux de cartes...), et je fais des fautes d'orthographe en corrigeant mes copies.

I answer more or less stupid questions by e-mail, I solve the homeworks and advised problems given to my students, I write quick notes about the class so that I'm not at a loss, I inflame for the study cases (tic-tac-toe, cannibales and missionaries,  eight queens problem, backgammon, card games...), and I mispell words when grading. (Okay, I always mispell words in English. But I can play Scrabble nevertheless).

La météo prévoit un temps beau et chaud pour les dix prochains jours, Radio Paradise passe les Beatles et j'ai un scrabble à la maison, quoi d'autre... ?

According to the weather forecast, the next ten days are going to be warm and nice, plus Radio Paradise plays the Beatles and I've got a Scrabble at home, what else... ?

[1] Toi aussi, trouve la contradiction.

[1] Can you find the contradiction in here?

[2] Qui est bleu, est une acquisition fort récente de coloc' chinoise et n'a pas de nom officiel, bien que je l'appelle déjà "Manfred-la-poiscaille" en français et "the Blue Brother" en anglais. Quoi que "Kilmore Trout", c'est pas mal comme nom pour un son-poi, hein. Merci Kurt Vonegut Jr.

[2] Which is a blue, very recent purchase by my chinese roomie and has no official name, even though I already call him "the Blue Brother". (And "Manfred-la-poiscaille" in French, which coul loosely - very loosely - translate to "Fishy Manfred", too). I think I'm going to call him "Kilmore Trout" (be grateful to Kurt Vonegut Jr., fish!).

Improvisé par Krazy Kitty à 22:03 in All of Me
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179 - Krazy Kitty mène le monde de la finance à sa botte

Suite et fin (du moins je l'espère) de l'épisode bancaire précédent [fr] :

Je suis allée râler tout mon content à la Wa*Mu, et la banquière (sans aucun doute sous le charme) a lié mes deux comptes et m'a remboursé mes $150.

Maintenant, j'attends la crasse qui va me tomber dessus dans la journée pour compenser ça (et comme j'ai deux réunions, y a de la matière).

Improvisé par Krazy Kitty à 12:05 in All of Me
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20 août 2006

178 - J'ai de l'eau jusqu'aux genoux

Le niveau remontant légèrement de mon côté, sans pour autant s'améliorer de façon générale, j'ai battu le blondinet de quarante points au Scrabble™, en utilisant sans honte aucune toutes les opportunités qu'il s'évertuait à créer.

Et j'ai quand même pas réussi à placer le Q. Vachement pas commode, en anglais, le Q.

PS: Pour le titre, se référer à Francis Blanche.

Improvisé par Krazy Kitty à 22:59 in All of Me
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177 - Le niveau baisse (mais en même temps on est dimanche soir)

Et moi je suis Tony Almieda dans 24 (heures chrono), c'est dire si tout va bien.

Vous vous qualifiez comme Tony Almieda. Vous ne laisseriez jamais quoi que ce soit arriver à ceux que vous aimez, même si cela demande de faire plus de sacrifices. Vous aidez si nécessaire et êtes très tactique quand il s'agit de mettre un plan sur pied. Vous pouvez recevoir une balle dans la nuque et être à nouveau sur pied en quatre heures. Vous êtes fort(e) et un(e) ami(e) génial(e).

You scored as Tony Almieda. You would never let anything happen to the ones you love, even if that means sacrificing more. You help out when needed and are very tactical when it comes to putting a plan together. You can get shot in the neck and be back up in four hours. You are strong and a great friend.

Which 24 Charcater Are You?
created with QuizFarm.com

Improvisé par Krazy Kitty à 20:40 in All of Me
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176 - La mère à la Wa*Mu...

Juste pour vous dire que la Wa*Mu, autrement dit, ma banque, choisie sur le seul et unique critère qu'elle est en bas de ma rue, me court légèrement sur le haricot.

J'ai deux comptes chez eux. Un compte chèques, et un compte épargne. J'ai récemment un peu perdu le fil dans tous les chèques que j'avais fait, et oublié de transférer des pépettes américaines de mon compte épargne sur mon compte chèques afin de couvrir toutes mes dépenses.

Je suis donc tombée dans le rouge jeudi.

Ils m'avertissent par courrier. Que je reçois samedi. Et c'est donc samedi soir à vingt-trois heures (oui ben j'ouvre mon courrier quand je veux) que je découvre que mon compte est dans le rouge, et que ma banque est sacrément peu contente, parce que le découvert n'a pas du tout (mais alors du tout) la même valeur morale aux Etats-Unis et en France, ce qui avait déjà troublé à son arrivée la petite étudiante habitué à flirter avec les -300 euros sur son compte.

Afin de faire preuve de son mécontentement, la Wa*Mu me déleste donc de $25 par transaction "illégale", ce qui est bien plus fun pour elle que de bloquer ma carte. Il semblerait que j'en sois à la demi-douzaine de transactions illégales depuis jeudi matin (bah quand on poste tous ses chèques en même temps, ils sont tous retirés en même temps, c'est pas beau ?). Dont plus de la moitié d'un montant inférieur à $20.

Et afin de me faire sentir encore plus heureuse un samedi soir à vingt-trois heures, le site de la Wa*Mu est en rade, car ils "ajoutent de nouvelles fonctionalités excitantes". Je me sens excitée, mais à un point... Heureusement, un numéro de téléphone est disponible. J'appelle. Première constatation : le menu "consultez votre compte" est momantanément hors service. Deuxième constatation : le menu "transférer des fonds entre comptes" ne fonctionne pas à cette heure. Troisième constatation : on ne me propose pas de parler à un banquier. Quatrième constatation : je pète un peu les plombs.

Dimanche matin, aux aurores (à savoir, midi trente), je me connecte au site de la Wa*Mu. Qui marche ! Je peux donc compter en réel mon nombre de transactions illégales, avoir envie de pleurer un bon coup, et constater de visu que tous les dollars accumulés sur mon compte épargne y sont bien au chaud alors que mon compte chèque est dans le rouge. (Ce qui me rappelle que mon banquier m'avait dit qu'il me transmettrait les informations sur comment lier les deux comptes pour que le deuxième soit prélevé si le premier est vide). Pleine d'espoir, je clique donc sur le lien "transferts de fonds". Que nenni. Momentanément hors service.

J'empoigne mon téléphone. Le menu "transfert de fonds" est accessible, youpi tralala et une bouteille de rhum, préparez la danse de la joie. On me demande mon numéro de compte : faciiiiiiiile. Puis mon code téléphonique. Gneuh, code téléphonique ? Un instant de panique, remplacé illico presto par une minute de sérénité : "si vous n'avez pas de code téléphonique, veuillez entrer les quatre derniers chiffres de votre numéro de sécurité sociale". Fastoooooche.

Sauf que. Quand j'ai ouvert mon compte, il y a onze mois, je n'avais pas encore de numéro de sécurité sociale, puisque ma demande était en cours. Donc la Wa*Mu ne connait pas mon numéro de sécurité sociale. Donc, forcément, les numéros ne correspondent pas. La mère à la Wa*Mu en short devant le Wal-Mart.

Bon, ben on va demander à parler à un banquier alors, cette possibilité ayant miraculeusement apparu dans le menu (tiens à propos de menu faudra que je vous raconte le menu de l'hôpital un jour, avec pressez 1 pour ci, 2 pour ça, et 3 pour toutes les autres options, ad nauseam). "Si vous connaissez votre numéro de compte, entrez-le". Moi je sais, madame madame, moi moi moi, je sais, m'dame ! "Veuillez entrez votre code téléphonique suivi du signe dièse". Scrogneugneu de jambe de bois. Et si j'arrête de respirer jusqu'à ce qu'on me mette en contact avec un banquier, ça marche ?

En fait, oui. Quatre minutes de musique et publicités banquaires diverses plus tard, une dame décroche. On a un peu du mal à se comprendre, son accent mexicain et moi, mais on s'en sort. En plus, elle est un miracle d'intelligence, et elle a remarqué que mon numéro de sécurité sociale n'est pas dans son fichier. Elle me demande donc ma date de naissance et mon numéro de passeport à la place, et victoire ! Je peux enfin transférer des fonds et combler mon découvert.

Bon par contre sur le plan "euh dites-donc madame vous trouvez ça normal vous d'autoriser mes transactions tout en me tirant $25 à chaque fois, alors que vous savez que j'ai des sous sur mon compte épargne, et en me prévenant par courrier ? Un pigeon voyageur serait allé plus vite que la poste, depuis votre agence du bas de la rue", la dame on dirait qu'elle a été témoin d'une fusillade entre membres de la Mafia, elle est au courant de rien, limite son propre nom est devenu secret d'Etat.

Non mais vous croyez vraiment que la Wa*Mu a besoin de se faire $150 sur mon dos ?

Improvisé par Krazy Kitty à 13:35 in All of Me
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15 août 2006

173 - Tenez-vous informée...

Parmi les sept derniers titres publiés sur le site de libé [fr], selon mon agrégateur RSS :
- David Copperfield dit avoir trouvé la Fontaine de Jouvence [fr (lien temporaire)];
- Indemne après un tir de roquette grâce à ses implants mammaires [fr (lien temporaire)];
- Des voleurs l'aspergent d'excréments et le dépouille [fr (lien temporaire)] (NB: la faute d'orthographe est d'origine).

Mais la vraie bonne nouvelle, c'est qu'en anglais, "bévue" se dit "gaffe".

***Edit: Ca fait un moment que je veux rendre ce blog bilingue... alors je vais faire un petit essai sur cette note.***

I've been willing to have this weblog in two languages for a long time... so let's give it as shot on this post.

173 - Stay tuned

Among the seven last titles published on the french newspaper Libération [fr], according to my RSS aggregator:
- David Copperfield claims to have found the Fountain of Youth [fr (temporary link)];
- Unharmed after a rocket shot thanks to her breast implants [fr (temporary link];
- Thieves spray him with dejection and dispossesses him [fr (temporary link)] (with an orignal mispell I translated the best I could).

But the real good news are that "gaffe" translates to "gaffe" (or "blunder", okay).

Improvisé par Krazy Kitty à 20:15 in All of Me
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