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et heure (en Californie)

Krazy Kitty © 2005-2007

Krazy Kitty en Californie

05 janvier 2007

258 - Your head's too big

Plutôt que de m'étendre dans les commentaires chez mon fillot, je vous livre ici-même mon année 2006 en chansons. Si vous êtes sages, je ferai un trackback rétrolien, mais c'est pas gagné d'avance.

Autant vous prévenir tout de suite que je suis loin (mais loiiiin) d'être à la pointe de la nouveauté en musique. Et que certaines des chansons qui ont accompagné l'année sont plus vieilles que moi. Afin de ne pas trop m'étendre, je vous épargnerai au moins celles que j'écoute en boucle depuis plus longtemps que ça.

Des plus anciennes au plus récentes...

Living in the USA - Steve Miller. 1973. Pour le titre et les paroles, évidemment. Ce n'est quand même pas un monument musical, un incontournable classique, une explosion lyrique, une recherche instrumentale. C'est un peu une chanson minable, au fond. Mais bon... doot do do do doot doot, quoi. (Remarque : A ne pas confondre avec Living in America de James Brown. Ce n'est pas du tout pareil. Et James Brown, d'abord, il est mort. Alors.)

[faire comme si j'avais inséré la chanson ici]

Nellie the Elephant - Toy Dolls. 1982. Parfaite pour bien commencer la journée, se remonter un peu le moral, écouter sur le trajet du boulot. Il paraît qu'elle accompagne une publicité (d'eau pétillante), mais j'en sais rien, j'ai pas la télé.

The Lady in Red - Chris de Burgh. 1986. Parce qu'une petite fille romantique se cache tout au fond de moi (qui a dit  « pas tellement bien cachée » ?), que je trouve les paroles attendrissantes, que j'aime bien la voix du monsieur, que j'ai une robe rouge et... ma vie affective ne vous regarde pas. Bon, d'accord, l'arrangement est à pleurer. Faut pas trop en demander aux années quatre-vingt.

La mer - The Little Rabbits. 1991. Très bien après Nellie the Elephant. Ou avant, je ne suis pas sectaire. Parce que j'ai mourru de rire la première fois que j'en ai entendu les paroles, que je remeurs de rire chaque fois que je les entends, ou que je les chante. J'en conviens c'est pas très intellectuel comme chanson mais arrêtez de croire que je suis une fille intellectuelle. Bon, d'accord, je suis une fille intellectuelle. Mais pas que.

The Asshole Song - Jude. 1998. Parce que ce garçon qui chante avec sa voix toute douce et ses jolies instrumentations des paroles aussi cruelles, ça ne pouvait que me plaire. « Goodbye, I'm an asshole », rhaa, lovely. J'avoue que si je pouvais m'identifier à l'un des personnages, elle me ferait sans doute beaucoup plus pleurer. Mais non - I'm a lucky girl (ou alors j'ai la vie sentimentale d'une endive, mais je vous défend de penser ça).

Out of This World - The Cure. 2000. Parce que. Je vous ai déjà dit que ma vie affective ne vous regardait pas.

Sister Kate - The Ditty Bops. 2004. Pour danser dans la rue sous le regard réprobateur de ces coincés de passants. Non, sans rire. C'est encore mieux que les Andrews Sisters. (Ca y est, j'ai définitivement des goûts de toilettes publiques à vos yeux maintenant).

Downpressor Man - Sinéad O'Connor. 2005. Pour les paroles, pour sa voix, pour le « Where you fucking gonna run to » à la fin. Même si c'et une chanson de Peter Tosh reprise par Goldfinger. Je ne fais pas la fine bouche, moi, je ne suis pas rock critic.

[jeter un oeil ici ou (mais attention l'image donne la nausée]

Girl in The War - Josh Ritter. 2006. Parce qu'elle est passée un nombre incalculable de fois sur Radio Paradise, à mon plus grand désarroi. Je l'ai aimée les deux premières fois, au bout d'une semaine, je la détestais. Durablement.

[aller écouter la chanson ici]

Angel With an Attitude - The Ditty Bops. 2006. J'aurais bien collé les deux albums des Ditty Bops d'un coup, là, parce qu'elles sont drôles, légères, californiennes, et qu'elles font des tournées à bicyclette (ce qui limite pour les tournées internationales, d'accord). Et que leurs chansons dépotent. A condition de ne rien avoir contre les trucs d'avant les années quatre-vingt.

[aller écouter la chanson ici]

Don't Give Up - The Noisettes. 2006. Pour la rage qui s'en dégage. (Appréciez la rime, merci).

Et un gros schmack à Giant Panda qui m'a fait découvrir un certain nombre de ces chansons.

Improvisé par Krazy Kitty à 12:59 in All of Me
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04 janvier 2007

257 - Dépôt de bilan (ah non)

2006 rime avec Athénaïs et 2007 avec Lucette.
Faites-en ce que bon vous semble.

2006 a eu son lot de satisfactions sur les plans tant bien personnel que professionnel... (ça y est, je commence à ressembler à la carte de voeux que tante Artémise envoie chaque année en soixante-douze exemplaires ?).

2007, elle, va roxer des ours polaires [1] avec d'ores et déjà au programme l'issue tant attendue d'une bataille personnelle et une belle étape sur le chemin long et rocailleux de la fourmi-thésarde (qui a dit « Avancement de thèse » ?), les deux de préférence avant septembre.

Comme chaque année depuis que je ne suis plus une adolescente névrosée (je suis une jeune adulte névrosée maintenant, c'est beaucoup plus de fun), pas de résolutions type arrêter de manger du socolat (parce que c'est bon le socolat), hydrater quotidiennement les couches supérieures de mon épiderme (d'autant moins avec la sensualité et l'abandon évoqués par les publicités dans lesquelles les nanas n'ont vraisemblablement que ça à faire, de se tartiner de crème hydratante, ce qui est bien évidemment le cas quand on est payée pour), me coucher tôt le soir, agiter mon gras sur un vélo d'appartement ainsi que suggéré par l'unanimité des magasines féminins et autres marchands de produits de bôôtée (ma fille) [2] qui me sont passés sous le nez.

Juste quelques objectifs, dont mettre - mais avec douceur - des étoiles dans quelques paires d'yeux dont les miens, rire et faire rire énormément, continuer de faire la poussière dans les coins d'AmRhaps et d'y dire des bâtises (parce que j'aime ça moi les bâtises), faire faire des tas de choses zutiles zet intéressantes à la bande de zéros et de uns qui squattent les ordinateurs à ma disposition, etc, etc, etc. Et quelques ratons laveurs. (Non la désintoxiction Prévert n'est pas prévue au programme).

[1] © Mon Ange

[2] Non mais si je peux même pas prendre l'accent juif maghrébin maintenant hein...

Improvisé par Krazy Kitty à 20:26 in All of Me
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29 décembre 2006

254 - Douce France, cher pays de mon enfance

(Sachez au passage que je déteste Maurice Chevalier)

Deux semaines. Deux petites, courtes, trop courtes semaines. Pendant lesquelles tout fut fait au pas de course, ou presque, pour voir le maximum de choses, de gens, d'endroits.

Paris. L'Hôtel de Ville, Notre-Dame, Saint-Michel, la Tour Eiffel et les Champs-Elysées, Montparnasse, le Louvre, la Seine et ses quais, le quartier Latin (rue Saint-Jacques, le Panthéon, la Mairie du Cinquième, le jardin du Luxembourg, rue Mouffetard et la Contrescarpe, la place Saint-André), Montmartre, le Sacré-Coeur, le Grand-Palais et l'exposition Trésors engloutis d'Alexandrie (trop froid, trop de monde), l'IMA et l'exposition Venise et l'Orient, l'île Saint-Louis, rue Saint-André des Arts, Saint-Germain-des-Prés... Et les amis, Camille et mon Ange, une bande de Teubreux l'espace de brèves heures, Camille et mon Ange encore, Giant Panda, Souffleur de Brume en coup de vent, et d'autres. Des restaurants, des crêpes, des bistrots, un pub irlandais et un repas de Noël anticipé. Les boulangeries au coin des rues, les pharmacies qui ne sont pas dans les grandes surfaces, les sapins aux prix exorbitants, le métro, etc. Des livres (dont le Petit traité de Manipulation à l'usage des honnêtes gens - il y a un compliment dans le titre), des jeux (dont Gloom dont le but est de rendre son personnage le plus malheureux possible alors que les adversaires s'emploient à son bonheur), de la musique (dont Tété), une vraie montre enfin pour mon anniversaire anticipé, et d'autres.

Digne. Les montagnes, la vieille ville, Saint-Jérôme et Notre-Dame du Bourg, mon enfance à travers école, conservatoire, collège, lycée et balades dans les rues. Et l'appartement dans lequel j'ai grandi. Petite Maman, et le Beagle. En vitesse.

Accompagnés d'un GPS un peu récalcitrant (le blondinet sait parfaitement dire « Tournez à gauche » maintenant), Aix-en-Provence (le cours Mirabeau, la vieille ville, le quartier Mazarine), l'abbaye de Silvacane, Avignon (le Palais des Papes, le pont Saint-Bénézet, la ville), le Pont du Gard, Uzès berceau de la famille (la tour Fénestrelle, le duché, les maisons respectives de mes arrières-grands-parents, etc.).

Valence, dans la brume, le Crussol à peine visible, ma grand-mère, les cadeaux de Noël. Des bijoux avec une parfaite constance (quel manque d'imagination ces gens - que je m'exclame pour ne pas trop rougir), des extraits de Maroc, et la Carmagnole en boîte à musique - tandis que le blondinet reçoit le Pont d'Avignon et autres souvenirs de France.

Lyon, verglacée, pour un repas de Noël en famille.

Six-cent-cinquante photos tapées à trois (le blondinet indécollable de l'objectif, moi qui réussis parfois à lui dérober l'appareil, et Petite Mère fixant sous forme de zéros et de uns sa fille et un Américain en France). Plus celles faites de nous par Giant Panda ou d'inconnus touristes sur mon appareil. Plus la pellicule vouée à l'ombre de mon Ange, plus celles que quelques autres ont eu à peine le temps de prendre.

Et toutes mes excuses à ceux (nombreux, hélas) que nous n'avons pas eu le temps de voir. Ou trop peu.

Improvisé par Krazy Kitty à 10:50 in All of Me
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28 décembre 2006

253 - Welcome back

Mercredi 27 décembre.

7h15 : Le réveil sonne. Je lui fais savoir ma façon de penser en lui assénant un violent coup d'index sur le bouton arrêt. Je me rendors.

7h16 : Le blondinet me fait remarquer qu'on a un avion à prendre. Je lui fais savoir que je n'ai pas envie de le prendre, de toute façon, cet avion.

7h36 : Je me sors du lit.

8h12 : J'appelle le service clientèle de United Airlines pour que nos sièges soient attribués, côte à côte de préférence. Ce n'est pas possible, ça se fait à l'enregistrement. L'employée qui m'a assuré que ça pouvait se faire à partir de vingt-quatre heures avant le départ s'est trompée.

8h13 : J'insulte United Airlines toute seule dans la chambre.

9h00 : Les bagages sont chargés dans la voiture.

9h03 : Mon père ne trouve pas la porte de la Chapelle.

9h04 : Ma mère n'a aucune idée d'où peut bien être la porte de la Chapelle.

9h05 : On se dirige vers la porte d'Aubervilliers. On fait demi-tour.

9h06 : On a trouvé la porte de la Chapelle.

9h10 : Il n'y a personne sur la route.

9h40 : Mais enfin, personne ne prend l'avion aujourd'hui ?

9h50 : Le parking est déprimant et on ne trouve pas les ascenseurs. Le blondinet demande comment on écrit ascenseur en français. Je lui dis qu'on écrit deux petits bonshommes dans un carré. Il ne trouve pas ça drôle.

9h51 : Le chariot à bagages est faussé.

9h52 : On a trouvé les ascenseurs. Il n'y a pas de petits bonshommes dans un carré. Le blondinet se fout de ma gueule.

10h00 : L'employée d'United Airlines qui nous fait passer un premier contrôle de sécurité est ébobillée que le blondinet ne parle pas français. Il faut dire qu'elle a du mal à se remettre du fait que nous voyageons ensemble sans être de la même famille. Je la hais.

10h05 : L'employée d'United Airlines à l'enregistrement ne peut nous attribuer de sièges que si nous sommes prêts à payer pour des sièges en classe Economy Plus. Nous ne sommes pas disposés à payer. Nos sièges nous seront attribués à l'embarquement.

10h06 : Je hais United Airlines.

10h10 : C'est super sympa, les cafés au Terminal 1 de Roissy. Y a même une bande d'italiens qui essaient d'ouvrir une bouteille de vin avec des clés pour accompagner leurs sandwiches.

10h40 : Bon d'accord on va la passer, la sécurité.

10h41 : J'embrasse mes parents. Je ne pleure pas.

10h42 : Je tends mon passeport au mec de la sécurité. Saleté de poussière dans l'oeil.

10h43 : Le blondinet me tend frénétiquement des mouchoirs.

11h05 : L'embarquement de notre vol commence. Nous sommes toujours dans la queue pour passer la sécurité.

11h20 : On appelle nos noms au comptoir numéro 11. Nous n'avons toujours pas passé la sécurité. Nous doublons tout le monde (dont le mec qui a demandé « Mais qui sont ces gens ? »).

11h25 : Nos sièges ne sont pas côte à côte. Il ne reste plus de places côte à côte disponible. Il est hors de question que je ne voyage pas assise à côté du blondinet.

11h30 : Je fais partie des personnes sélectionnées au hasard pour être fouillées. Ce n'est que la deuxième fois en un an.

11h35 : Je n'apprécie pas la mine dégoûtée de l'employée qui me fouille devant les mouchoirs en papier imbibés de larmes qui se trouvent dans mes poches. Elle a des gants, que diable.

11h40 : Nous sommes dans l'avion. Le blondinet fait je ne sais quel micmac de places et nous nous retrouvons assis côte à côte. J'appelle mes parents pour leur dire que nous sommes bien installés.

11h41 : L'hôtesse nous demande ce qu'on a fait avec les places pour que la dame qui avait exigé une place fenêtre ne l'ait pas. Je lui répond qu'on avait exigé d'être côte à côte.

11h42 : Il reste un siège en première classe, l'hôtesse l'attribue à la dame sans fenêtre. La prochaine fois, c'est moi qui fais un scandale.

11h45 : Le commandant Pete nous souhaite un agréable voyage. Le commandant Pete n'a jamais quitté son pays en classe économique pour un vol transatlantique de huit heures trente.

11h50 : L'avion se met à rouler, je ne pleure pas.

11h53 : L'avion décolle, je ne veux pas partir, je ne veux pas avoir vu les gens et les choses seulement en coup de vent, je pleure.

11h56 : La dame de l'autre côté de l'allée me dit qu'il ne faut pas avoir peur de l'avion. Je lui réponds que pour ce que j'en pense, cet avion peut bien s'écraser. Je lui explique que je suis triste de repartir si vite avant qu'elle n'appelle l'hôtesse pour me dénoncer.

20h30 : L'avion atterrit à Chicago avec une heure d'avance. Nous allons avoir le temps de nous ennuyer dans cet aéroport.

20h31 : Le blondinet n'apprécie pas que je ne sois pas enthousiaste à l'idée de rentrer dans son pays.

20h50 : Je commence la queue à l'immigration tandis que le blondinet s'apprête à tranquillement franchir sa frontière.

21h00 : Le blondinet passe la frontière. J'ai avancé de dix mètres.

21h05 : Une agent de sécurité passe dans la queue avec un chien renifleur. Le chien est de la même race que celui de ma maman, j'ai envie de pleurer.

21h06 : Ce chien est terrible, il trouve tous les trucs à bouffer que les gens ont ammenés avec eux (il est interdit de faire traverser la frontière à des fruits / légumes / produits frais). Y en a marre d'avoir envie de pleurer, je veux mon lit à Irvine.

21h15 : Avec un peu de chance j'aurai passé l'immigration à 21h30. Le blondinet doit avoir passé la douane.

21h30 : Avec un peu de chance j'aurai passé l'immigration à 21h45. Le blondinet doit s'ennuyer ferme.

21h40 : L'agent devant les guichets me fait savoir que je dois remplir le dos de mon formulaire I-94 (la partie réservée aux employés fédéraux, donc) avec mon numéro SEVIS, le code et le nom de mon université. Il n'est jamais trop tard pour bien faire.

21h45 : Je passe au guichet.

21h46 : Mes empreintes ne concordent pas. L'employé essaie de me faire la causette en attendant que l'ordinateur trouve. Il me parle du « dernier processeur sorti par Windows ». Je regrette d'avoir dit que je faisais de l'informatique.

21h47 : Mes empreintes ne concordent pas. L'employé me demande de le suivre.

21h48 : Je suis dans une salle grise avec des bancs étroits et durs sur lesquels attendent une demi-douzaine de personnes. L'employé m'assure que mon cas ne devrait prendre que quelques minutes et dépose mon passeport sur un bureau.

21h55 : Une nana arrive et s'asseoit derrière le bureau. Elle prend mon passeport, tape sur son clavier, pose mon passeport et passe au dossier suivant.

22h00 : La nana remet leurs passeports à tous les gens sauf moi.

22h05 : Je lui demande ce qu'il se passe avec mon passeport. Elle dit qu'elle attend que la machine retourne un résultat avec mes empreintes. Je retourne à ma place.

22h06 : Je regarde mes doigts. Qu'est-qu'elles ont, mes empreintes ?

22h07 : Le blondinet doit se demander ce qu'il m'arrive.

22h15 : Une employée de l'aéroport vient me signaler que mes bagages m'attendront entre les tapis à bagages six et sept.

22h16 : Je demande si je peux allumer mon téléphone portable. J'ai le droit, mais il n'y a pas de signal dans le bâtiment.

22h17 : Et si mes empreintes ne concordaient jamais ? Et si on ne me laissait pas rentrer ?

22h20 : Je respire par le ventre.

22h25 : J'ai envie de vomir.

22h30 : La nana m'appelle. Ca y est, le FBI arrive pour m'interroger. Elle me tend mon passeport, et me dit que j'ai des empreintes de très mauvaise qualité. J'ai envie de lui faire voir mes empreintes de très près mais je me retiens : elle a un flingue.

22h35 : J'ai passé la douane.

22h40 : Le blondinet m'assure que si, son pays veut bien de moi, la preuve, ils m'ont laissé passer.

Un passage de sécurité, un vol, un taxi et une douche plus tard, j'étais dans mon lit (à 7h15, heure française).

Improvisé par Krazy Kitty à 11:52 in All of Me
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08 décembre 2006

The Krazy Kitty and Blondinet French Winter Tour

Planning Provisoire à vocation évolutive - Attention, de nouvelles notes peuvent se cacher en-dessous

Edit 1: Désormais en images. La partie Sud-Est du tour se précise !

Sinon, sachez que l'interface d'édition de canalblog fait un peu penser à Mot de chez Microdoux : dès qu'on a le dos tourné, ça colle des balises indésirables partout (genre, tiens, si on lui collait des <strong> un peu par tout, qu'on lui fasse voir le monde en gras, à la Krazy Kitty ?), c'est très insupportable. Alors si c'est laid, dites-vous bien que ce sera pas faute d'avoir essayé.

france
The Krazy Kitty and Blondinet French Winter Tour
(Tapote du mulot sur la photo pour la voir en plus gros)

south
The Krazy Kitty and Blondinet French Winter Tour (Sud-Est / Provisoire)
(Tapote du mulot sur la photo pour la voir en plus gros)

Mercredi 13 décembre :
- 10h59 (heure de Los Angeles) : Départ de l'aéroport John Wayne, Santa-Ana
- 16h55 (heure de Chicago) : Arrivée à l'aéroport O'Hare, Chicago
- 18h16 (heure de Chicago) : Départ de l'aéroport O'Hare, Chicago

Jeudi 14 décembre :
- 9h40 (heure de Paris) : Arrivée à l'aéroport Charles-de-Gaulle, Roissy
- Récupération par Petit Papa et son Honnorable Volvo[1]
- Emménagement (probable) dans le XVIIIème
- Expédition aux Halles / rue de Rivoli afin de vêtir chaudement le blondinet
- Début du visitage de Paris (Hôtel de Ville et attenants selon disponibilité)
- En soirée : Efforts méritoires pour garder les yeux ouverts et causer (en anglais) avec Camille, Mon Ange et une bande de joyeux drilles (enfin, joyeux, j'espère) qui me sont totalement inconnus.

Vendredi 15 décembre
:
- Visitage intensif de Paris
- En soirée : Soirée typique « Welcome to Teubreuland[2] » City of Mystery... and Trade (ah non pardon j'ai trop vu Aladin moi)

Samedi 16 décembre :
- Visitage intensif de Paris
- En soirée : Hanouka Noël en avance avec Camille et Mon Ange. (Le petit[3] Souffleur de Brume est prié de se manifester afin que je sache quand est-ce que je récupère mes cours d'algèbre linéaire et que je lui fourgue son cadeaude Nowel, merci).

Dimanche 17 décembre
:
- Visitage intensif de Paris (nous avons de la suite dans les idées).

Lundi 18 décembre :
- Visitage intensif de Paris (nous avons, vraiment, beaucoup de suite dans les idées, au point que l'on pourrait nous croire monomaniaques, mais le blondinet est très sain d'esprit, vraiment)

Mardi 19 décembre
:
- Amorçage de descente par les services de la Puissante et Cupide Ceuneuceufeu vers le Grand Sud ; à prévoir dès le 18 décembre ou au contraire le 20 décembre (ce sera selon).
- Etape éventuelle à Grenoble.
- Arrivée à Digne (ou le lendemain) ; récupération par Petite Maman et son Stupide Hiench[4], opération effectuée en Chrysler toute neuve.

Mercredi 20 décembre :
- Visitage de Digne-les-Bains, capitale des Alpes de Haute-Provence, ville fleurie, ville sportive, ville amie des enfants, 18500 habitants, autant de chiens et/ou chats, un ichtyosaure.
- Soirée : A la hauteur de l'animation bas-alpine, au chaud devant un film, ou équivalent.

Jeudi 21 décembre :
Occupations diverses dans la bonne ville de Digne-les-Bains

Vendredi 22 décembre :
Départ probable pour la Drôme en Véhicule à Moteur et Quatre Roues. Escales prévues dans les belles villes d'Aix-en-Provence (déjeuner aux Deux Garçons ?), Avignon et Uzès (terre de mes ancêtres).

Samedi 23 décembre
:
- Présence probable à Valence auprès de Mamy, aussi connue sous le nom de P'tite Mère, maman de Petite Maman.
- La présence de Petit Papa est à envisager.

Dimanche 24 décembre
:
- Visitage intensif de Valence. Achat compulsif par Petite Maman et Petit Papa des derniers cadals de Noyel.
- Soirée : Réveillon Noyelesque.

Lundi 25 décembre
:
- Remontée vers le Grand Nord par les bonnes grâce de la Cupide et Puissante Ceuneuceufeu. Arrêt à Lyon.
- Récupération par Monsieur D, beau-frère de Petite Maman.
- Acheminement jusqu'au domicile des D.
- Repas de Noyel en companie de Monsieur D et Madame D (soeur de Petite Maman).
- Continuation de la Remontée vers le Grand Nord en compagnie de Petite Maman et Petit Papa.
- Soirée : Rrrrr.... Psshhh...[5]

Mardi 26 décembre :
- Visitage intensif de Paris (comment ça, encore ?)
- Soirée : Entre Thésards vers Montparnasse.

Mercredi 27 décembre
:
- 11h50 (heure de Paris) : Départ de l'aéroport Charles-de-Gaulle (Roissy)
- 14h22 (heure de Chicago) : Arrivée à l'aéroport O'Hare (Chicago)
- 17h12 (heure de Chicago) : Départ de l'aéroport O'Hare (Chicago)
- 19h36 (heure de Los Angeles) : Arrivée à l'aéroport John Wayne (Santa-Ana)

[1] Qui mérite son titre d'Honnorable après quatorze années de bons et loyaux services, malgré le fait que le pare-choc avant tienne avec de la corde et que le compteur kilométrique soit mouru.

[2] Cherchez pas, un truc d'ingénieurs

[3] Ceci n'est en aucun cas un commentaire sur la taille mais bien sur la juvénilité de Souffleur de Brume, bien évidemment. Il est plus grand que moi, de toute façon.

[4] Ce qui ne l'empêche pas d'être adorable et fort meugnon, mais ce chien (qui est une chienne, d'ailleurs) est un beagle, de la même race que Snoopy, donc, animal qui on ne le rappellera jamais assez répond à la douce interpellation de « Stupid Beagle ».

[5] Petit Papa ronfle pour quatre, logerions-nous dans des arrondissements différents.

Improvisé par Krazy Kitty à 18:11 in All of Me
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06 décembre 2006

248 - Bien sûr ce n'est pas la Seine.

Bon, Death Cab for Cutie ils ont fait de la jolie miouzique (faudra quand même que je vous parle du flop de la première partie, « assurée » par Jenny Lewis and the Watson Twins), mais j'ai eu froid (très très froid) et j'ai chopé une crève carabinée.

Par là-dessus, ma mère se fout de la passion de ma petite enfance et m'envoie des photos de plafonds. Tsss.

Du coup je vous recommande le dernier « roman-photo » de Ka-Ly. Promis, la prochaine fois, je fais un vrai billet.

Improvisé par Krazy Kitty à 14:43 in All of Me
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02 décembre 2006

244 - Déménagement(s)

La période de décembre étant apparemment propice aux déménagements (le blondinet s'est débarassé d'un coloc hier et en accueille un neuf dans une semaine), le 18 décembre, alors que nous serons tranquillement en train de me glacer les orteils à quelques neuf mille kilomètres de là, devrait officiellement commencer le Grand Chambardement du département informatique.

Bon. J'avoue, ça s'appelle juste déménagement sans majuscule.

Mais imaginez un peu.

Depuis... pfiou là longtemps a commencé la construction d'un nouveau bâtiment (appelé Bren Hall en l'honneur de Donald Bren, qui a donnée beaucou de sous (mais alors beaucoup comme dans très très beaucoup)) pour le département informatique, dont le but est de remplacer deux espèces de bâtiments provisioires (dont le mien) plus quelques caravanes préfabriqués qui font mauvais genre dans le décor. Ensuite, les bâtiments provisoires seront détruits, et le département Ingénierie pourra construire un beau bâtiment à la place.

Enfin, remplacer, façon de parler.

Parce qu'évidemment, les professeurs et administratifs logés dans l'actuelle Tour Informatique se doivent d'avoir de plus beaux et plus neufs bureaux, d'où leur déménagement dans le Bren Hall.

Pareil pour quelques uns de ceux logés dans l'actuel Bâtiment Informatique II.

Du coup, seuls quelques habitants des bâtiments moches déménagent dans le Bren Hall. Par exemple, les rares professeurs qui y traînent encore, plus quelques thésards. Les autres réinvestissent la Tour Informatique et le Bâtiment Informatique II.

Mon labo, par exemple, d'un open lab et de quelques bureaux disséminés ici et là dans le CS/E et l'Institut de Télécommunications (personne ne sait exactement ce qu'ils fichent là-bas), va obtenir toute une aile du Bâtiment Informatique II. Les post-doc auront des bureaux individuels, et tous les thésards seront en bureaux de deux, ce qui rétablira les inégalités cuisantes que subissent les thésards actuellement en open lab par rapport à ceux en bureaux. Moi, j'étais déjà en bureau de deux, j'obtiens un bureau de deux à partager avec la même personne, ça se tient. Donc, tout le labo dans une seule aile, sauf notre chef (en la personne d'Advisor), qui lui obtient un beau bureau plus grand que le précédent dans le Bren Hall.

Ca va, vous suivez ?

Parce qu'il faudrait encore que je vous explique comment, a contrario, le labo du blondinet se retrouve éclaté entre trois bâtiments, avec la possibilité que les services administratifs qui y sont liés se retrouvent à l'autre bout du campus au lieu d'à l'étage au-dessus.

Que je vous parle des cartons à aller chercher, des étiquettes correspondantes à récupérer et soigneusement vérifier, du tri à faire dans les machines, des déménagements de serveurs à planifier.

Que je vous raconte toutes les erreurs de budgets, toutes les jolies fonctionalités (dont le téléphone en VoIP sans fil pour tout le monde) qui ont disparu, et les actuels débats sur le mobilier. Ah oui quand même le coup du mobilier : le budget ayant été sérieusement dépassé, il semblerait qu'il n'y ait plus de sous pour meubler ce bâtiment rutilant. On envisage donc, soit d'y transférer notre actuel mobilier (qui est plus vieux que moi, et je rigole pas, ces bureaux en fer, ça dure...), soit de fournir aux thésards en open lab une configuration de standardistes : une longue table, et tous les mètre cinquante, une chaise. Ce qu'on appelle un environnement de travail idéal, donc.

Histoire que vous imaginiez pleinement la pagaille que ça va être en janvier, quand tout le monde va rentrer.

Improvisé par Krazy Kitty à 14:52 in All of Me
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30 novembre 2006

242 - The show must go on

Parce que ce n'est pas trois grosses pannes matérielles en deux jours, un vaccin anti-grippal qui me brûle le peu de triceps gauche que j'ai, le rhume que le blondinet a réussi à déjà attrapper, la panique de fin de trimestre ni l'inadéquation chronique de ma coloc chinoise à la vie pratique qui vont m'abattre...

Parce que le blondinet a beau être maladroit, il n'en n'est pas moins assez fort avec les mots (en même temps, l'anglais est sa langue maternelle, à lui)...

Parce que malgré le froid il fait toujours aussi beau, parce que j'ai reçu une chouette lettre avec une très jolie photo, parce que j'ai presque fini mes achats de Noël...

J-12 : Yipee !

(Et non je ne flippe pas parce qu'il ne me reste que douze jours pour boucler les projets du trimestre. Non non non, je suis pas comme ça, moi.)

PS : Ca devient lassant, le chaos, à force de ne même pas accoucher d'étoiles dansantes. Vraiment.

Improvisé par Krazy Kitty à 21:00 in All of Me
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24 novembre 2006

238 - Itsy Bitsy Teenie Weenie

Oui, bon d'accord, mes titres volent bas, mais sachez que je ne vous félicite pas pour votre culture si vous connaissez la chanson à laquelle je fais référence. Ma culture à moi, on avait déjà compris qu'elle se laissait facilement aller à raser les marguerites.

Suite à ce commentaire, j'ai jugé utile de passer en vitesse vous dire que je m'en vais vais bien. Le dîner de Thanksgiving était awesome, on a rigolé comme des baleines à bosse, mangé plein de bonnes choses, raconté et fait des tas de bêtises rigolotes, pris trois tonnes de photos (manque de bol j'avais oublié mon Apparat [1]), joué au poker sans argent, et on s'est couchés un peu très tard.

Bref aujourd'hui comme c'est férié je ne travaille pas, j'en profite donc ainsi que deux collègues pour relire la dernière version revisitée de notre papier, qu'Advisor veut soumettre demain. « Thank you for your hard work », je sais pas si c'est suffisant, mais comme je suis cloche esclave thésarde, je fais.

[1] Je vous ai déjà dit que j'étalais le peu d'allemand qui me reste comme de la confiture. Va falloir vous habituer.

Improvisé par Krazy Kitty à 15:00 in All of Me
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16 novembre 2006

232 - Tagadatsointsoin

En voilà une note qui aura été attendue avec impatience par la blogosphère (interceptée avec quinze droites afin d'arriver au nombre de trente lecteurs, menfin la géométrie ça suffit là) ! Je vous préviens, y a de la lecture.

Le lecteur attentif aura remarqué que je n'ai pas des goûts très modernes, ni en matière de jazz, ni en matière de comédies musicales. La preuve, j'écoute du vieux bop et du early New Orleans, et j'ai pas vu la moindre comédie musicale postérieure à Gene Kelly (dit grosses cuisses) et Fred Astaire (dit gueule d'âne) (vous inquiétez pas pour le contenu des parenthèses, vieilles traditions familiales), sauf West Side Story et Chicago.

Oui bon en fait en jazz j'aime beaucoup monsieur Squiban surtout pour m'endormir le soir et aussi je suis amoureuse de Dominique F., frère du ministre François F., que voulez-vous je ne suis qu'une fille et un mec qui joue divinement sur deux pianos en même temps (enfin, « dans » serait plus aproprié que « sur » vue la posture mais ne chipotons pas voulez-vous) ça me rend toute chose, menfin je m'égare (deux lions, quel humour, et elle est même pas de moi, d'ailleurs pour les trois lecteurs qui ont une chance de se rappeler du Lion, c'est de lui que je la tiens, c'est une référence privée si je veux c'est mon blog et je vous proute (Souffleur de Brume aime bien alors je recycle, que voulez-vous, c'est la dure loi du marché, menfin si ça revient tous les trois posts ça va plus être possible)), et puis faut pas exagérer non plus en dehors de son (ses) piano(s) il ne m'intéresse pas vraiment ce monsieur, bon de quoi je parlais déjà ?

Comment ça je vous ai perdus ?

Oui donc le swing. Voilà, c'est de ça que je voulais parler.

Le truc bien, avec le swing, comme je le dis tout le temps (je radote, c'est affreux, abattez-moi), c'est que contrairement à la salsa, ce n'est pas à la mode. Donc les gens qui prennent des cours de swing, c'est pour le swing et pas pour se la jouer en boîte de nuit. Ce qui est un plus, parce qu'au lieu de se faire (mal) dragouiller par des mecs qui se prennent pour des danseurs de première (ouais c'est pour ça que t'es en cours débutant, tête de veau), on danse avec des gens qui ont envie de danser et qui aiment cette musique. Or aimer (réellement, pas par intérêt « haha je vais ramasser des minettes moi ») la musique sur laquelle on danse, ça aide à bien danser.

Sissi, je vous assure.

Donc le swing, c'est super chouette, y a pas de gros lourdauds, y a de la bonne musique même que des fois on danse sur Ella Fitzgerald (trouve-moi une chanteuse qui a une voie aussi sublime et un sens musical aussi impressionant avant de critiquer mes goûts ringards, et si tu dis Sarah Vaughan ou Billie Holliday ça compte pas). Même quand je danse avec le gentil garçon tout caricatural qui a le même sens du rhythme que, disons, un hippopotame (ah bah oui ça parle encore d'hippos, je radote je vous dis), et que je dois oublier la musique si je veux avoir une chance de suivre ses pas, j'aime bien le swing. C'est dire.

Mais bon.

Y a un truc que les garçons ont du mal à comprendre. C'est le jeté. Bon en vrai en français je sais pas comment ça s'appelle, mais en anglais on dit un « throw » et « jeté » ça fait bien terme de danse. Le jeté, c'est pas compliqué (on dirait un slogan publicitaire des années 80, j'en pleurerait de honte si je me prenais un peu plus au sérieux). La position de base en swing c'est presque comme pour toutes les autres danses, le monsieur a sa main droite dans le dos de la madame (assez haut pour ne pas lui toucher les fesses et assez bas pour ne pas toucher son soutien-gorge, autrement dit ses seins si il se plante sur un tour et garde la main à la même hauteur, parce que ce n'est pas très bien vu, c'est James qui nous l'a dit, et James c'est un super prof de danse, il utilise des mots comme « méandres » pour parler de danse alors forcément il se fait respecter), la madame a sa main gauche sur l'épaule droite du monsieur, et il se tiennent les mains qui restent (la droite de la madame et la gauche du monsieur, menfin si vous suivez pas on est pas rendus), à hauteur des hanches de la madame environ (grande innovation du swing sur la java). Ca y est, vous visualisez ? (Non mais arrêtez de prendre la pause devant votre écran vous êtes ridicules là). Bon, ben le jeté, ça consiste à pousser la madame dans le dos pour qu'elle se retrouve à côté du monsieur (ou en face ça dépend), avec juste les mains qui se tenaient qui restent connectées. Et alors, là, c'est le drame.

Parce que le but du jeté, messieurs, n'est pas (contrairement aux apparences et jusqu'à son nom même) de se débarasser de sa cavalière. C'est pour ça qu'on continue de la tenir de la main gauche. Evidemment, si on ne la pousse pas dans le dos, elle ne va pas savoir que c'est le moment du jeté, et elle va rester dans vos bras. C'est délicat. Menfin si vous bourrinez sur le dos d'une demoiselle en chaussures de danse (à savoir, à semelle lisse pour pouvoir faire plein de tours) sur un parquet ciré, eh bien la demoiselle, d'autant plus qu'elle sera emportée par l'impulsion du swing, elle glisse.

En fait, ça s'approche plus du swing de golf. Fiiiiiou ! Ou du patinage artistique.

Or comme vous la tenez par la main, la nénette, pendant qu'elle glisse, elle vous arrache le bras à moitié. Et si vous essayez de lâcher, elle, elle ne vous lâchera pas. Cas de figure numéro un : vous vous cassez la figure tous les deux, et là vous avez l'air fin. Cas de figure numéro deux : vous vous retrouvez aussi éloigné que possible de votre partenaire, à bout de bras, inélégamment penchés l'un vers l'autre les fesses en l'air. Top glamour. Et top commode pour enchaîner avec le mouvement suivant (par exemple, un tour).

Donc messieurs, merci de vous rappeller qu'après le « jeté », il y a un « rattrappé ».

En swing, tout du moins.

Improvisé par Krazy Kitty à 10:49 in All of Me
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