Krazy Kitty en Californie
28 septembre 2006
201 - Glop / Pas Glop [Partie 2 : Glop]
Je vois qu'on s'horrifie dans les commentaires de la note précédente et qu'il est largement temps que je prouve que je ne suis pas si malheureuse ici, avant qu'on ne m'envoie un commando formé spécialement pour m'arracher à Advisor et à sa fine équipe.
C'est que j'ai beau cracher dans la soupe, personne ne m'obligeait à y venir, aux Etats-Unis, et y a quand même deux trois choses plutôt glop.
A commencer par la possibilité de faire une thèse en étant payée sans avoir à soulever des montagnes. Le tout de préférence dans un labo universitaire qui a à sa disposition un vrai cluster (note pour non-initiés: ensemble de tout plein de petits ordinateurs sur les quels faire tout plein de calculs à la fois très très vite), un accès intégral à toutes les publications possibles, et bientôt des nouveaux bureaux. Ah non, pardon, mon labo ne fait que déménager dans un bâtiment déserté par les gens qui prennent possession des nouveaux locaux (c'est qu'ils vont détruire le bâtiment dans lequel je suis maintenant, pour en reconstruire un tout neuf à la place pour le département ingénierie : c'est beau, l'argent). De toute façon, il paraît qu'on garde nos meubles miteux (je préfère encore pas d'étagère au danger bactério-chimique qu'est devenu celle qui est dans mon bureau actuellement ; il y a trois manuels dessus, tous sur Fortran 77 [1], et à peu près le même poids en poussière collante). Ah oui, je parlais de trucs glop, on avait dit.
Pour rester dans les finances, bah j'avoue, l'électronique, et surtout de haut niveau, ça coûte moins cher. Totor (mon ordinateur) et Popaul (mon iPod, mais suivez enfin !) en savent quelque chose.
Ah et la place aussi. Mon appartement est par exemple relativement immense. Le campus a un parc d'un mile (soit plus d'un kilomètre et demi) de circonférence en son centre. Les routes sont si larges que même avec une grosse voiture on peut rouler comme une patate et ne jamais rentrer dans la file d'à côté (notez que ça encourage à conduire comme une patate, de même que les boîtes de vitesse automatiques, et qu'au final ces gens-là ne savent absolument pas rouler sur une autoroute [3]). D'ailleurs à propos de route, les voies de co-voiturage (« carpool lanes » dans le texte), c'est du bonheur pareil que l'huile d'olive vierge première pression à froid de la petite coopérative à vingt kilomètre de chez toi moi ma maman. Seules les voitures ayant au moins un passager à bord sont autorisées sur ces voies. Et c'est assez jouissif quand la circulation est bloquée, d'avoir une voie presque pour soi. Evidemment, ça ne marche que dans un endroit où les gens prennent chacun leur voiture, comme la Californie.
Tiens tant que j'y suis j'ai oublié de râler contre l'omniprésence du logiciel propriétaire et l'omniprésente méfiance à l'encontre du logiciel libre ; tant il est vrai qu'un bon capitaliste ne peut pas réellement imaginer que quelqu'un puisse créer un produit fiable et en faire autre chose que des espèces sonnantes et trébuchantes (ou du moins quelques actions en Bourse). Bon, ben ça, c'est fait.
Mais bon, à être stressés de l'hygiène au point qu'ils vont nous créer une génération de gosses se mourant au moindre microbe, les Américains ont le bon goût d'avoir généralement des toilettes propres avec du papier, avec du savon pour se laver les mains et des serviettes en papier pour se les sécher.
D'ailleurs, dans une société à la fois puritaine (le nombre de gens qui se refusent à coucher ou cohabiter - ne parlons pas d'avoir des enfants - avant le mariage est assez conséquent par rapport à la France) et putassière exhibisioniste de mauvais goût (le nombre de jeunes filles qui montrent leurs seins dès qu'elles ont bu un coup de trop est tristement impressionant), outre le fait qu'Halloween approche et qu'on va encore se taper un beau défilé de demoiselles déguisées en lapin Playboy ou en prostipute, il se passe une chose de bien : de nombreuses maladies ou malfonctions telles que les troubles du comportement alimentaire, l'autisme ou le vaginisme sont nettement plus connues du corps médical qu'en France, et il semblerait qu'elles soient sinon mieux traitées, du moins mieux appréhendées. Le patient se sent pris plus au sérieux et on lui propose généralement une démarche qui lui semble active. Je laisse à votre appréciation de déterminer si c'est uniquement car plus de personne (dans l'absolu certainement, proportionnellement parfois) en souffrent... (Mais si je ne rajoute pas ici qu'en matière de don du sang les Etats-Unis ont besoin de copier sur ce qui se fait en France, ma maman va me taper, même si elle ne lit pas mon blog).
Ensuite, côté bouffe, on compense. Y a peut-être pas tout plein des trucs bons que je citais dans la note précédente, mais comme le faisait justement remarquer Anna, y a du cheesecake. Et du gatal aux carottes. Et des canneberges. Et du jus de canneberges. Et de la tarte à la citrouille (que la saison de la citrouille est revenue, mon magasin chéri et préféré est réapprovisionné à bloc en purée de citrouille en conserve, que je viens de faire une pâte brisée et que demain c'est tarte à la citrouille oh yeah [2]). Et de la coriandre fraîche, pour moins d'un dollard le bouquet, et super facile à trouver. Du sirop d'érable presque abordable. Du beurre de cacahuètes (bon en même temps j'aime moyennement). Des dragées à la cannelle. Des cookies au gingembre. Des tas de produits mexicains ou asiatiques (que même chez les frères Tang ils ont pas ça).
Et puis les vins californiens ou australiens (facilement importés) sont tout de même assez bon. Il faut quand même se méfier du degré d'alcool qui est légèrement plus élevé qu'en France (14,8 pour le Sauvignon blanc du week-end dernier)...
Il y a aussi la facilité d'être exotique ; les Américains sont de façon générale de bon gros nullards en géographie, et nombre d'entre eux pensent que l'Espagne est un pays d'Amérique du Sud (puisqu'on y parle espagnol), que les Italiens se déplacent en gondole ou que l'Irak est en Afrique. Je ne sais pas si c'est très glop en soi, mais ça me permet de passer pour extrêmement cultivée.
Enfin (« last but not least » dirait le Monde), il y a la langue. Parce que voyez-vous, j'adore l'anglais. (J'adore l'allemand aussi même si je ne sais plus le parler ce qui est un grand chagrin d'ailleurs, et je sais qu'au moins une de mes lectrices partage cet amour façon Deutsch is beautiful, fin de la parenthèse). J'adore parler anglais, j'adore entendre parler anglais autour de moi, j'adore les tournures et expressions idiomatiques anglaises. Et même si j'ai eu un peu de mal à me faire et à l'accent de l'Orange County (c'est plus un problème de vitesse que d'accent d'ailleurs ; même si ma mère me surnommait parfois « la mitrailleuse » quand j'étais gamine, car ma meilleure amie et moi parlions tellement vite qu'elle n'arrivait pas à nous suivre, c'est coton quand on débarque), et aux mauvais traitements infligés à l'anglais so British qu'on m'avait appris (exemple numéro un : tous les mots qui se finissaient en -ise en British se finissent en -ize en American ; exemple numéro deux : je n'arrive toujours pas à prononcer « can't » sans faire lever un sourcil au blondinet qui s'exclame « That's too British! » ; exemple numéro trois : tous les mots qui se finissaient en -our en British se finissent en -or en American ; et puis je suis pas là pour vous faire un cours d'anglais non plus mais j'en ai d'autres en réserve) ; même si toutes ces choses noyées entre les parenthèses, donc, eh bien j'adore parler anglais avec des Américains.
Et je ne me lasse pas de découvrir la quantité impressionante de mots français qui se sont glissés dans leur vocabulaire (exemples en vrac : passé, cliché, étiquette, fuselage, déjà-vu, fiancé...), le plus souvent cependant avec quelques déviations de sens. Je ne me lasse pas non plus du petit effet que produit le fait de parler français ; même si je dis « Je descends la poubelle et après je vais mettre mon vieux jogging, me faire un masque vert et m'épiler les pattes », tout le monde trouve ça glamour.
Sur cette charmante conclusion, je vous laisse, j'ai une poubelle à descendre.
+ Comme vous avez été sages et que vous avez lu jusqu'au bout, une photo d'Enersto-Filippo Premier :

(Bientôt, une photo de son copain Théodule-Amédée)
[1] Fortran 77 est un langage de programmation ayant vu le jour en 1977. Autant dire qu'on a fait mieux depuis (malgré ce qu'en pensent certains durs de durs).
[2] Commentaire d'un de mes élèves de l'été dans son code : « End of the first part, now to the second part, fuck yeah ! », que je traduirais volontiers par « Fin de la première partie, j'attaque la deuxième, sa mère en short devant le monop' ». Je me suis gentiment foutue de sa gueule.
[3] A savoir que l'idée que la vitesse augmente de la file la plus à droite à la file la plus à gauche leur passe largement au-delà de la cafetière, que donc ils doublent par la droite aussi allègrement que par la gauche (ce qui surprend), et que sur une deux fois huit voies ça n'arrange en rien les embouteillages.
Improvisé par Krazy Kitty à 18:44 in I'm a stranger here myself
Pitits Mots [16]
| A reculons [0]
| Lien indélébile
200 - Glop / Pas Glop [Partie 1: Pas Glop]
En réponse à l'impatience grandissante en l'attente de la deux centième note d'American Rhapsody (mais qu'est-ce que je peux produire, comme conneries !), je me suis dit qu'un titre aussi intellectuel et alléchant que celui-là ne saurait que satisfaire le client.
Aujourd'hui, Krazy Kitty détaille sa réponse à la question bateau que l'on lui pose toujours en la découvrant française : « Qu'est-ce qui te manques le plus ? ». (Il y a aussi un gars un jour qui m'a demandé si je parlais français, mais il nétait apparemment pas au meilleur de sa forme).
Deux réponses se disputent la première place :
- Mes amis et ma famille (mais comme ça fait sept ans que je m'emploie à les fuir, on ne va pas s'apesantir sur le sujet) ;
- Les rues.
Alors, oui, les rues. Présenté sec, comme ça, ça choque un peu les gens qui n'ont pas la double expérience de l'Orange County et des villes européennes. Mais, non, les vraies rues, ça n'existe pas, ici. Une rue bordée d'immeubles, de boutiques, de cafés, de restaurants. Voire même de platanes. Je ne demande pas la rue de Rennes, ni le boulevard Saint-Michel, pourtant chers à mon coeur ; même le boulevard Gassendi (à Digne) me suffirait. D'ailleurs, les cafés, ça manque aussi. Les vrais cafés, pas façon Star*bucks... juste façon le bistrot d'en bas... (On peut paraît-il trouver des vraies rues dans le vieil Orange ; je vous tiens au courant).
Ensuite, il y a celle à laquelle s'attendent le plus de gens : la nourriture. Alors, là, je pourrais m'étendre des heures sur l'omniprésence de la nourriture rapide et basse qualité, sur le fait qu'alors qu'en France je suis loin d'être considérée comme gastronome, ici je suis ébahie par le peu de gens qui savent apprécier de la bonne cuisine, à savoir un plat cuisiné à la maison, avec des ingrédients de qualité honnorable, sans être indisctinctement frit dans trois litres d'huile...
Et beaucoup de produits, qu'ils aient fait mon quotidien ou non, me manquent. Les yaourts nature, non sucrés, en portions individuelles, et solides (comme ceux d'une marque représentée par un tableau de Vermeer). Les fromages qui ont du goût, bien sûr. Le lapin. Le saucisson sec. Les coings. Le vrai pain fait à la boulangerie. Les viennoiseries et les tartelettes à la pomme. Les galettes de blé noir.
Côté pratique, le lait UHT, parce qu'entendre un Américain me dire que c'est bien moins bon (alors que soyons honnête, le lait demi-écrémé, ça a déjà plus tellement de goût), ça me fait doucement rigoler, et les bouteilles d'eau banales d'1,5L.
Tiens, vu qu'on est dans les boissons... le jus de pamplemousses de Floride est plus cher qu'en France. La bière américaine ne me plaît décidément pas (mais je suis très éclectique en matières de bières). Le sirop est un grand méconnu et coûte donc un oeil. Par bouteille.
Il y a aussi les transports en commun. Ouh là là. Je ne demande pas quelque chose d'aussi efficace que le réseau parisien, non. Juste qu'un trajet de dix minutes en voiture puisse se faire en moins d'une heure trente dont quarante minute à attendre une correspondance. Quelque chose d'adapté à la géographie de la région, au fait que, oui, les distances soient grandes. Quelque chose qui pourrait enfin persuader les gens de laisser leur voiture à la maison de temps en temps.
Et puis aussi les gens réellement de gauche (je manque de courage - et de qualifications - pour me lancer dans un grand portrait politique des Etats-Unis mais laissez-moi vous dire que ce ne serait pas joli joli). Et les vraies soirées d'été où il fait jour jusqu'à vingt-deux heures. Et les médecins qui s'occupent réellement de vous au lieu de vous laisser poireauter dix minutes dans le froid sous prétexte de ne pas être dans la pièce quand vous vous déshabillez et d'envoyer une infirmière dès qu'il s'agit d'une tâche peu noble comme de mesurer votre tension. Et probablement beaucoup, beaucoup d'autres choses...
Mais, je vous rassure, même si je ne fais que râler, il y a quand même des choses glop ici. Ce sera le sujet de mon prochain billet, parce que j'ai du travail moi monsieurs-dames.
+ Je vais voir Death Cab for Cutie [en] en concert en décembre
+ Message personnel : Julie, si tu me lis, je réponds à ton mail bientôt... désolée...
+ Pour ceux intéressé par l'intelligence artificielle et/ou ses applications à la biologie et la chimie, Cookie's (Almost) Serious Blog [fr] vient d'ouvrir... j'y blablaterai sur des sujets professionels. Et ça commenera selon toute vraisemblance par la conférence de filles dans l'informatique qui a lieu à San Diego la semaine prochaine, et à laquelle je serai du mardi soir au vendredi soir.
+ Il faut que j'arrête de dire « Houston, we have a problem here » chaque fois que quelque chose cloche dans un de mes programmes. Après, les gens me regardent différemment.
Improvisé par Krazy Kitty à 09:10 in I'm a stranger here myself
Pitits Mots [22]
| A reculons [0]
| Lien indélébile
25 septembre 2006
199 - C'est pas pour dire...
... mais en Afrique du Sud ils ont quand même onze langues officielles. Vérifiez sur Wikipedia si vous me croyez pas, j'ai la flemme de vous faire un lien. Et utilisez le moteur de recherche de votre choix pour trouver Wikipedia si besoin.
Déjà que les formulaires bilingues anglais/espagnol de Californie du Sud m'exaspèrent...
+ Reçu les évaluations des élèves à mon sujet. Un des commentaires : « pourrait être plus disponible ». Hahahaha. Je crois qu'un de mes bisounours ne supportait pas que je passe le samedi ailleurs que derrière Totor (mon ordinateur, je rappelle) à répondre à ses mails.
Improvisé par Krazy Kitty à 08:15 in Salt Peanuts
Pitits Mots [24]
| A reculons [0]
| Lien indélébile
21 septembre 2006
198 - Laissons parler Prévert
C'est l'automne... non
L'automne, c'est... non
C'est la fin de l'été (colchiques dans les prés)... non plus
L'équinoxe d'automne, ça veut dire qu'on va commencer à se taper des nuits plus longues que les jours et... ça va pas du tout du tout cette affaire.
Manifestement, je suis devenue lamentable en rédac'.
Du coup je vous sers la Chanson des escargots qui vont à l'enterrement de Prévert, que j'ai apprise à l'école primaire, et même si j'avais un peu de mal à tout comprendre (surtout le crêpe noir, je me demandais si ça se mangeait aussi, et ressuciter, c'était duraille à prononcer), ça a été le début de mon amour pour la poésie de Prévert. Allez zoumaï.
A l'enterrement d'une feuille morte
Deux escargots s'en vont
Ils ont la coquille noire
Du crêpe autour des cornes
Ils s'en vont dans le soir
Un très beau soir d'automne
Hélas quand ils arrivent
C'est déjà le printemps
Les feuilles qui étaient mortes
Sont toutes ressucitées
Et les deux escargots
Sont très désappointés
Mais voila le soleil
Le soleil qui leur dit
Prenez prenez la peine
La peine de vous asseoir
Prenez un verre de bière
Si le coeur vous en dit
Prenez si ça vous plaît
L'autocar pour Paris
Il partira ce soir
Vous verrez du pays
Mais ne prenez pas le deuil
C'est moi qui vous le dit
Ça noircit le blanc de l'oeil
Et puis ça enlaidit
Les histoires de cercueils
C'est triste et pas joli
Reprenez vous couleurs
Les couleurs de la vie
Alors toutes les bêtes
Les arbres et les plantes
Se mettent a chanter
A chanter a tue-tête
La vrai chanson vivante
La chanson de l'été
Et tout le monde de boire
Tout le monde de trinquer
C'est un très joli soir
Un joli soir d'été
Et les deux escargots
S'en retournent chez eux
Ils s'en vont très émus
Ils s'en vont très heureux
Comme ils ont beaucoup bu
Ils titubent un petit peu
Mais la haut dans le ciel
La lune veille sur eux.
Je me demande si on avait eu une version tronquée ou si j'apprenais vraiment des poèmes avec des escargot qui se saoulent la gueule quand j'avais six ans...
+ Bientôt la note 200, il va falloir que je trouve des choses à raconter moi un peu. (En même temps si je faisais pas autant de notes pour ne rien dire on n'en serait pas là)
+ CVS (le système de contrôle de versions, outil indispensable à une équipe de programmeurs qui se respecte, du moins jusqu'à ce que quelqu'un ait inventé SVN, mais passons si on est à l'époque du mammouth ici je n'y peux rien) me sort par tous les pores.
Improvisé par Krazy Kitty à 13:09 in All of Me
Pitits Mots [22]
| A reculons [0]
| Lien indélébile
18 septembre 2006
197 - Inspiration Zéro
Ce soir, j'aurais pu vous parler de la rentrée. De ma réunion qui a duré juste 2h30 de plus que prévu. De ma recette de porc sauté au miel qu'elle est bonne. Mais bon, Jean-Michel [fr] (qui pourtant trouve que je m'étale trop dans mes billets) m'a refilé un questionnaire [fr] et bon même si c'est pas trop grave comme maladie, faut s'en débarasser avant qu'elle ne dégénère.
Aujourd'hui donc : treize choses que vous avez toujours voulu savoir sur Krazy Kitty sans oser le demander (et vous allez savoir pourquoi).
1. Qui aimerais-tu rencontrer parmi les blogueurs ?
Ménille [fr], parce qu'elle pourrait m'apprendre plein de trucs sur les franges, et que je suis sûre qu'on pourrait passer des heures à ne pas parler de rédactions de thèse. Rédiger, quoi donc ? Une thèse, où ça ?
2. Qui aimerais-tu être pour une journée ?
Snoopy. Je me goinfrerais de cookies en philosophant allongée au soleil sur le toît de ma niche, je taperais des romans inachevés à la machine, je combattrais le Baron Rouge, je parlerais en traits verticaux avec Woodstock et ses potes et je me moquerais de Charlie Brown.
3. Le plus bel endroit où tu as fait l'amour ?
Je vous laisse le choix entre une chambre d'AJ miteuse à Bruges ou une chambre d'hôtel luxueuse à Las Vegas.
4. Pourquoi as-tu donné ce nom à ton blog ?
Parce que je trouvais que ça sonnait bien, et en référence à Gershwin.
5. Le pire petit surnom d'amour qu'on t'ait donné ?
Mon coeur balance entre pupucele en français (enfin, en alsacien) et sugarpie en anglais. Par dérision, dans les deux cas.
6. Si tu avais un lecteur mp3 avec une capacité de 4Mo, quelle est la seule chanson que tu téléchargerais ?
Cette question est d'un ridicule achevé.
7. Le jeu de téléréalité auquel tu participerais ?
Aucun. Moins je fréquente les jeux de téléréalité mieux je me porte.
8. Si tu t'inscrivais sur Meetic, quelle serait ton annonce ?
« Perfectioniste anxieuse, yeux bleus ou verts c'est selon, 1m68 en chaussettes oranges à rayures, cherche jeune homme charmant, cultivé, intelligent, poète, musicien, connaissant Dürenmatt, Bosch, Schrödinger et Gödel, plein d'humour. Sains d'esprit et bons partis s'abstenir. »
J'ai oublié le « légèrement exigente parfois ».
9. Une citation de ton choix
« Il ne faut pas laisser les intellectuels jouer avec les allumettes / Parce que Messieurs quand on le laisse seul / [...] / Le monde mental / Ment / Monumentalement » - Jacques Prévert.
10. Le premier soir avec toi, c'est possible ?
De quoi ? (Air ingénu).
11. Ton cocktail alcoolisé préféré ? Fais tourner la recette !
Je vous laisse le choix entre le Greyhound (vodka-pamplemousse) et le Cosmopolitan (une dose de vodka, une dose de jus de canneberges, un splash de citron vert et une demi-dose de cointreau, beaucoup de glaçons et un shaker).
12. La soirée idéale entre potes pour toi ?
Pas trop de monde, de la bonne musique, des bonnes choses à manger et à boire (et pas forcément alcoolisées contrairement à ce que l'on pourrait croire), et un bon gros tas de sujets de conversation. Eventuellement, une petite balade digestive sur le coup de onze heures histoire de prendre le frais.
13. Question obligatoire : à qui passes-tu ce questionnaire ?
Je schtroumpfe pas les questions obligatoires.
Improvisé par Krazy Kitty à 20:37 in All of Me
Pitits Mots [19]
| A reculons [1]
| Lien indélébile
15 septembre 2006
196 - Back to school
Lundi, c'est la rentrée. Le trimestre d'automne commence. Les cours reprennent le 22 septembre (mais sans moi - moi, j'ai enfin obtenu ma dispense, et pour le plus grand bonheur d'Advisor, je cherche, quoi que je ferais réellement son bonheur en trouvant). Et ça se voit. Même la météo s'y met.
Evidemment, dans les supermarchés et les publicités, ça fait un moment qu'on a compris que les vacances étaient finies et qu'il fallait se remettre au boulot, et surtout acheter tout plein de nouveaux trucs qui brillent à vingt pourcent de réduction (sur un prix multiplié par au moins 1,25 par rapport au prix d'origine afin de rendre les comptes ronds). Pour être dans le ton, j'ai décidé d'acheter un cahier pour les notes que je prends en réunion (c'est toujours celles-là que je perds), quoi que je ne sois toujours pas passée en phase d'exécution.
Les stands en tout genre recommencent à fleurir sur le campus - et notamment ceux qui arborent fièrement une pancarte « Free Bible Information » (oui oui, « Informations gratuites sur la Bible ») et sont tenus par des gens dont la force de conviction n'a d'égale que leur air renfrogné et leur impolitesse franche quand on leur dit que la Bible, ça nous intéresse culturellement, mais que religieusement bof voilà. Ceux-là me donnent fortement envie de leur apprendre la laïcité à grands renforts de pétrole et d'allumettes (« What's wrong with a little destruction? » - Franz Ferdinand). Je veux bien être tolérante mais je ne supporte pas que l'intolérance des autres empiète sur mon athéisme.
Les étudiants recommencent à affluer sur le campus et ce week-end, la Terre du Milieu (qui est une résidence étudiante undergrad, oui oui, Middle Earth, avec des sous résidences aux doux noms de Gandalf et autres Brandywin - et après il est considéré comme malvenu d'appeler les undergrads des hobbits, allez comprendre) va se remplir à nouveau. Je vais pouvoir à nouveau risquer chaque jour ma vie à slalommer entre les planches de skate, les vélos, les rollers, et les bandes de pétfilles qui prennent toute la largeur du chemin et avancent à un train d'escargot (forcément, quand on voit les chaussures) tout en devisant gaiment, comme si elles étaient seules au monde. Ah bon, elles ne sont pas seules au monde ?
Les soirées aussi vont recommencer, bienvenue aux nouveaux élèves, bienvenue aux nouveaux résidents, faites connaissance avec vos voisins, etc...
Et surtout, surtout, il va y avoir plein d'événements avec de la nourriture gratuite, et la « free food », surtout pour les thésards, c'est une véritable institution. Rien que d'y penser, j'ai le taux de cholesterol qui monte en flèche.
+ La Monster Energie (qui est une boisson énergisante), ça a un goût horriblement horriblement sucré
+ Maintenant on arrive sur mon blog en tapant « élèves traumatisés » dans Google, on voit bien la philosophie de l'endroit
Improvisé par Krazy Kitty à 11:55 in A Day At School
Pitits Mots [14]
| A reculons [0]
| Lien indélébile
14 septembre 2006
195 - Ze Saturday Fever (avec un petit peu de night)
Un des avantages d'avoir un blondinet sous la main, c'est que le blondinet fait un stage d'été dans une moyenne entreprise florissante (que nous appellerons Meuh comme Moyenne entreprise ultra hype, pour simplifier). Et que Meuh, dans un des élans de générosité qui la caractérise (qui peuvent se traduire sous la forme « que sont cinquante mille dollars quand on en gagne des millions ? »), organisait samedi dernier un pique-nique familial dans un des grands parcs d'attraction californiens. Il ne s'agissait pas de Mickeyland, mais de Knott's Berry Farm, qui a comme avantage indéniable sur le précédent d'avoir Snoopy comme mascotte et de vendre de la confiture.
Je n'ai pas encore très bien compris comment le stand de confitures de Walter et Cordelia Knott est devenu un parc d'attraction, mais c'est sûrement une de ces histoires de réussite personnelle et de succès de l'homme de la rue dont les Américains (et Nico, mais ne revenons pas là-dessus) sont si friands. (Je n'ai rien contre les gens qui réussissent, hein, me faites pas dire ce que je n'ai pas dit).
Par là-dessus, Meuh loue à la saison une suite « Gold » au stade des Angels (qui sont une équipe de base-ball, suivez un peu !). Et distribue assez fréquemment des billets pour la dite suite par tirage au sort. Le blondinet, chanceux pour une fois, avait gagné deux places pour le match du même soir.
Evidemment, le hic avec un pique-nique familial, c'est qu'il y a trois jeunes dans l'entreprise qui viennent avec leur copine, et tout le reste est duement marié et accompagné de sa marmaille, ce qui si vous me passez l'expression engendre un beau bordel. Menfin après deux heures de pique-nique au son des animations pour enfants (ils ont essayé de faire jouer des 2-5 ans aux chaises musicales, une franche pagaille), on nous distribuait des tickets d'entrée pour les attractions, et à nous les montagnes russes.
Dans un moment de bravoure (ou de totale inconscience), le blondinet et moi nous sommes embarqués pour commencer par le Boomerang©:

Donc, oui, on se retrouve la tête en bas six fois en moins de une minute, et en plus parfois ça va à reculons. Donc, respirer, on oublie... dommage que j'aie dû ôter mes lunettes, je n'ai pas pu apprécier le paysage à sa juste valeur.
Nous avons enchaîné par le Ghost Rider© [en], qui était malencontreusement fermé quand nous avons voulu commencé par lui. Là, j'ai réussi à avoir suffisamment d'air dans les poumons pour hurler tout mon content (non parce que vous je sais pas mais moi les montagnes russes je les fait pour crier hein).
Afin de nous remettre de nos émotions (heureusement qu'on avait pas beaucoup mangé au pique-nique tiens), un petit peu de balançoire tranquille avec le Dragon Swing© :

Je vous rassure, on était à une extrémité et les bras en l'air en toute illégalité. Mais sinon on se sent pas en apesanteur et franchement où est l'intérêt, on se le demande.
Comme on commençait à s'ennuyer, on s'est lancés dans le Supreme Scream© [en]. C'est tout bête comme principe : on te propulse relativement lentement à presque quatre-vingt mètres de hauteur, et puis on lâche tout façon saut à l'élastique, un peu. Alors la grimpette, j'ai trouvé ça super effrayant (je vois pas pourquoi le blondinet me croyait pas quand je lui ai dit que j'allais mourir, c'était très plausible). Par contre, la descente à quatre-vingt kilomètres heure, en moins de trois secondes donc, j'ai adoré. Wouhou !
Après ça, comme nos jambes flageolaient un peu mine de rien (bon, okay, surtout les miennes, mais fallait bien s'assurer que le blondinet ne nous fasse pas une crise cardiaque non plus), on a juste fait le Jaguar© :


Honnêtement, il m'a pas marqué des masses celui-là... J'ai pas eu l'impression que j'allais mourir trois fois, alors forcément.
Bref, jusque-là, ça allait. Je m'amusais comme une petite folle et j'avais encore rien trouvé qui me fasse autant frissonner que le Silver Star© d'Europapark [en]. Mais il restait la star des montagnes russes du parc... j'ai nommé le Silver Bullet© [en]. (Notez au passage qu'en 2004, il était à la mode d'appeler sa nouvelle installation phare « Silver » quelque chose). Bon, ben j'avoue, j'ai pas aimé du tout. J'étais sur l'extérieur, et j'ai bien paniqué au moment où je n'ai vu que du ciel bleu et rien d'autre, pas le moindre petit morceau de métal me ratachant à un quelconque siège, le tout en me sentant fortement penchée sur le côté. Par contre, à l'exception de mes cris de terreur qui l'inquiétaient un peu, le blondinet a adoré. Faut dire qu'il était tranquille au milieu, lui, et qu'il voyait le siège de devant et les autres gens.
Bon enfin j'ai pas mouru et je me suis remonté le moral en achetant des pots de confiture (dont abricot-ananas et pomme-cannelle).
Ensuite, y a eu le match. On est arrivés à peine en retard, mais bon un match de base-ball, c'est pas fait pour être regardé attentivement dans son intégralité à moins d'être un fan dur de dur. Autant le dire tout de suite : la suite « Gold », ça pète, avec minibar, fauteuils, service d'étage, hot dogs, nachos et des parts monstrueuses de cheesecake, mais ça manque un peu de chauffage. L'ambiance était quand même assez sympathique, avec un stade complet (quarante-quatre mille spectateurs et quelques autres), un samedi soir, forcément. Plus, on avait une vue imprenable sur la première base (ce qui permettait d'admirer les fesses des joueurs de Toronto mais je m'égare - de toute façon vu les protections et les shorts ridicules, il n'y a pas tellement à admirer). Et évidemment j'avais oublié mon appareil photo.
Histoire de dire que le base-ball, c'est comme tout, beaucoup de fric, une parenthèse pour souligner le fait que Chevy [1] offre une superbe voiture par tirage au sort chaque samedi soir où il y a un match à domicile.
A part ça, les supporters ont eu beau hurler et chanter Take me out to the ball game (l'histoire d'une fille qui dit à son mec « emmène moi au match de base-ball et achète moi des cacahouètes » chaque fois qu'il veut la sortir au théâtre), bah les Angels ont encore perdu, et contre les Blue Jays (« geais bleus ») de Toronto, 2-1. Finalement, comme ils ont perdu 9-0 contre les White Socks de Chicago (oui, les « chaussettes blanches », fallait me croire quand je disais que toute les équipes ont des noms ridicules) quelques jours plus tard, c'était pas si terrible.
+ J'ai fini de corriger mes copies et à 17h ce soir nous rendons les notes définitives.
+ Les deux meilleures notes finales de ma classe reviennent à des filles ce qui étaye ma théorie fumeuse comme quoi les filles sont plus méticuleuses que les garçons.
+ Knott's Berry Farm devrait me payer pour la pub, tiens.
+ La température est tombée de dix degrés (Celsius, s'entend) depuis hier, ça veut dire que c'est bientôt la rentrée ?
[1] Chevrolet, mais c'est plus dur à prononcer ici.
Improvisé par Krazy Kitty à 11:16 in Trav'lin' light
Pitits Mots [4]
| A reculons [0]
| Lien indélébile
13 septembre 2006
194 - Nico, arrête de déconner maintenant
Selon le New York Times [en], le petit Nicolas aurait comme ambition de prouver aux Américains que les Français les aiment bien.
La preuve, « les Français portent des jeans américains et adorent les pizzas et hamburgers américains » [1]. Je ne sais pas si votre budget vous autorise à porter des Levi's achetés en France, mais avant de venir en Californie, je portais plutôt des jeans Tex (la marque de K-rouf, oui). Quant aux pizzas, ben je suis désolée, mais je connais beaucoup de gens qui préfèrent la pizza italienne (à pâte fine et avec de vraies tomates) à la pizza américaine (à pâte briochée et généralement à base de ketchup).
Il en remet une couche avec un joliment trouvé « Tous les parents français rêvent d'envoyer leurs enfant dans une université américaine » [2]. Demandez à ma mère, tiens. Par ailleurs, rêver d'envoyer sa progéniture à Harvard, Stanford, Berkley ou au MIT, je comprends. En ce qui concerne les universités perdues du Minesota ou autres Kansas, où c'est Spring Break toute l'année, je me demande.
Par ailleurs, je savoure la réflexion de l'article : « Mr Sarkozy est par bien des façons le moins français des politiciens, qui croit en la vertu de travailler dur, l'ambition pure, l'homme de la rue et le rêve américain. » [3]. Bon. Je voudrais pas me lancer dans la polémique, mais si tous les autres (et donc, par reflet, la majorité des français) sont des flemmasses sans ambition, c'est bien triste.
Au passage, je me permets de souligner qu'on peut croire au mérite et trouver que le rêve américain sent mauvais des chaussettes. Je suis jeune, naïve et gauchiste, ce qui me conduit inévitablement à croire que l'égalité des chances (ne serait-ce que dans l'éducation et la santé) est à la base d'une société où les méritants gagnent.
Bref, en plus de ça, Napoico parle anglais aussi bien que moi danois.
[1] The French, he said, “wear American jeans and love American burgers and pizza.
[2] All French parents dream of sending their child to an American university.
[3] Mr. Sarkozy is in many ways the most un-French of politicians, a believer in hard work, raw ambition, the man on the street and the American dream.
Improvisé par Krazy Kitty à 12:58 in Cantabile
Pitits Mots [11]
| A reculons [0]
| Lien indélébile
12 septembre 2006
193 - Bric à brac, trucs en vrac
La blougosphère est en ébullition, même Libé en parle : le baron français des blogs [1] Loïc Le Meur [ah ben non tiens pas de lien cette fois] annonce qu'il vote Sarkozy. Je n'ai qu'une seule réaction : bah pas moi. Comme ça, c'est clair. Et on s'en moque pas plus pas moins.
Je me suis lamentablement vautrée par terre en pleine surveillance d'examen (juchée trop au bord d'une table peu stable [2]), devant quarante-six personnes qui ont immédiatement et simultanément levé les yeux à la recherche d'une explication rationnelle à un barouf qui était en fait déclenché par l'assistante se ramassant sur les genoux et se prenant une table dans les reins. Donc ouais, j'ai juré bien fort devant tout le monde en plein examen, et même pas en français pour la peine. Un moment émouvant à marquer d'une pierre bleue ou d'une croix verte, au moins.
Au tableau « gloire personnelle », j'ai appris aujourd'hui que mon exposé pour l'atelier dont je parlais ici [fr] a été sélectionné parmi plus de soixante pour faire partie des quinze qui seront présentés le jour dit, ce qui est un nombre tout à fait satisfaisant je trouve.
Sinon, pour jouer au jeu des mots-clés...
« avoirs bac 21 ans » (c'est pas gagné pour l'orthographe mais ça arrive)
« les bagne des dent » (de toute façon l'orthographe, c'est tout bonnement dépassé)
« krazy kitty » (oui c'est ici)
« perfectioniste anxieuse » (c'est ici aussi mais la politesse la plus élémentaire enseigne de ne pas insister lourdement - et franchement, savoir que le premier résultat pour cette requête dans Go*ogle c'est chez moi, ça en dit long)
« american rhapsodie blog » (c'est là à un y près)
« lapin fizzy tete bleue » (je n'ai aucune idée de ce dont il s'agit mais je vous promets j'ai rien fait)
« petit colibri » (indice : ça vient de Lucky Luke)
[1] Ca vaut ce que ça vaut hein. Question de goûts...
[2] Ok j'avoue (mais seulement à ceux qui auront eu le courage de s'user les yeux ou l'astuce d'agrandir la taille de police de leur navigateur), j'aurais pas du avoir Sister Kate des Ditty Bops dans la tête et profiter du fait que tout le monde avait la tête baissée sur sa feuille pour m'agiter sur ma table. En parlant des Ditty Bops, Radio Paradise commence à passer certaines de leur chanson, ce qui prouve bien que Radio Paradise, ça pulse.
Improvisé par Krazy Kitty à 22:33 in Salt Peanuts
Pitits Mots [10]
| A reculons [0]
| Lien indélébile
11 septembre 2006
192 - Note d'actualité
Ca n'aura probablement échappé à personne, même en France, mais aujourd'hui c'était le cinquième anniversaire du 11 septembre 2001. Bien évidemment le sentiment patriotique ressort par tous les pores des gentils Américains, qui plantent leur bannière étoilée sur le toit de leur véhicule utilitaire sportif [1], et journaux, radios et télévision en tartinent plusieurs couches, dont l'allocution présidentio-ministérielle de rigueur. J'ai plutôt fermé mes yeux et mes oreilles. Qu'on ne croie pas cependant que je n'ai pas trouvé ces événements horribles ; c'est plutôt que mes bons sentiments à ce sujet me suffisent amplement sans y ajouter les dégoulinades imposées.
La seule chose que je trouve à dire sur le sujet - et l'idée n'est pas originale - c'est que « terroriste », étymologiquement, siginifie plus ou moins « qui inspire la terreur », et au vu de la paranoïa ambiante et généralisée, bah c'est pas trop mal réussi. Entre les gens qui vont eux-mêmes défendre la frontière avec le Mexique pour qu'aucun immigrant irrégulier ne vienne faire sauter ses bombes dans le fleuron de la démocratie qu'est le beau pays des Etats-Unis (qui a dit « Guantanamo » dans le fond ? Qui ?), en confondant allègrement « basané » et « terroriste », et en oubliant fort à propos que si des terroristes entrent aux Etats-Unis par voie terrestre, c'est plutôt par le Canada, et le si merveilleux système SEVIS qui suit à la trace tous les étudiants étrangers (les autres étant, de façon évidente, de bons patriotes) et vérifie qu'ils suivent bien sagement leur cursus au lieu d'apprendre à piloter des avions en collectionnant les cassettes vidéos de Ben Laden, le tout pour la modique somme de cent dollars par étudiant (d'autant plus modique, d'ailleurs, que c'est l'étudiant qui paye), les exemples ne manquent pas... et on ne m'ôtera pas de l'idée que l'administration Bush n'y est pas étrangère, mais chut je vais encore me faire traiter de sale communiste et d'opposante au régime.
Un de ces quatre j'aurais le temps de vous raconter les montagnes russes et le match de base ball en suite « Gold » (de toute façon les Angels ont encore perdu), comment c'est rigolo de chercher un nom pour le prédicteur qu'on a enfin réussi à faire de ses petites mimines dansant sur le clavier ou d'accueillir des nouveaux dans le groupe de recherche, ou encore comment quarante-trois projets de programmation à noter, c'est que du bonheur.
PS : Oui, j'ai abandonné les traductions. J'ai un joli projet sur le feu, dans lequel je fais travailler mes capacités à créér des phrases anglaises relativement correctes au maximum.
[1] C'est comme ça qu'on traduit SUV au Québec. Un 4x4, pour ceux qui ne suivraient pas avec attention l'actualité automobilo-polluesque.
Improvisé par Krazy Kitty à 20:09 in I'm a stranger here myself
Pitits Mots [5]
| A reculons [0]
| Lien indélébile
Lecture du moment
Les histoires de Jacob |
Mentions légales
"Partir, c'est mourir un peu. Mais mourir, c'est partir beaucoup." |
